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Vitraux translucides de Bertin (1900)
 Véranda de la Maison Schott
, jardin d'hiver



La famille Schott venue d'Alsace a acquis et restructuré la maison construite vers 1863, quai Choiseul (construit en 1863), dans ce quartier nouveau qui s'est fortement développé sous la double influence du chemin de fer et de la venue de Lorrains et d'Alsaciens fuyant l'occupation allemande.



 Louis Joseph Antoine Schott

Né le 15 janvier 1856 - STRASBOURG, 67000, Bas-Rhin, Grand Est, FRANCE
Décédé le 24 décembre 1926 - 6 quai Choiseul - NANCY, 54000, Meurthe-Et-Moselle, Grand Est, FRANCE, à l'âge de 70 ans
Inhumé le 27 décembre 1926 - Cimetière de Préville - NANCY, 54000, Meurthe-Et-Moselle, Grand Est, FRANCE
Epicier en gros au 133 bis rue Saint-Dizier à Nancy, propriétaire de la maison Schott      6 quai Choiseul, juge au Tribunal de Commerce
(document Brigitte Hellio Caquelin)



La famille Schott devant le jardin d'hiver



Le quai Choiseul perçé en 1863, vu depuis la maison Schott





Le jardin d'hiver

 Vitraux sont signés "A. Bertin, peintre-verrier 1900". Véranda inscrite à l'Inventaire des monuments Historiques depuis 1994. La verrière du peintre-verrier Antoine Bertin (1834-1904, actif de 1887 à 1904) est datée de 1900. En verre gravé ici, serti au plomb, au décor de lys, capucines, clématites, tulipes et iris, dans les tons de violet, bleu et jaune, cet ensemble est considéré comme un ouvrage précurseur de l'art du vitrail de l'école de Nancy.

Contrairement aux vérandas habituellement adossées aux maisons, le jardin d’hiver constitue une pièce à part entière, portée par des montants maçonnés, protégée par une toiture et aménagée au-dessus d’une cave où un chauffage est installé. Des grilles ouvragées fichées dans le sol, paré de carreaux de ciment aux motifs polychromes, réchauffent la pièce en hiver. Pour parfaire la décoration, M. Schott fait appel au maître verrier Antoine Bertin (1834-1904). Si sa technique reste traditionnelle (verre simple et verre gravé à l’acide), les motifs sont assurément ancrés dans la période.

Pour la qualité de l’ensemble, où M. Schott a laissé en signature un monogramme avec ses initiales, l’ouvrage est inscrit sur la liste des monuments historiques depuis 2009.





Arbre généalogique pour Antoine Bertin (le père) et Eugène Bertin (le fils), peintres- verriers
Atelier 42 rue de la Commanderie où l'on retrouve plus tard, Georges Janin (pub 1908)