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Cité Oudeville ex cité Senn et Hôtel Foch

Magasin Vaxelaire et Pignot et magasin Vaxelaire
Cité Raphaël Oudeville ou Cité Senn
Hôtel Foch
Square de Boufflers
Villa Bichaton
Rue des Frères Daum
Immeuble Lalouel, avenue Boffrandnd

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Cité Senn(*) , aujourd'hui Cité Raphaël Oudeville



Ensemble HBM, dit Cité Senn(*) (1929-1931), aujourd'hui Cité Raphaël Oudeville
Raphaël Oudeville architecte
Voir aussi du même architecte, l'hôtel Foch à Nancy

L’ensemble HBM (habitations à bon marché) est réalisé à l'époque pour répondre au besoin de logement social à Nancy à la fin des années 20. La société anonyme HBM (devenue aujourd'hui la SLH), aidée par la loi Loucheur, confie à l’architecte Raphaël Oudeville la réalisation de deux immeubles et 16 maisons : maisons le long des rues et immeubles avec cour intérieure protégeant les habitants du bruit, sur les boulevards; l’architecte est influencé par les cités- jardins anglaises et parisiennes et aussi par les Höfe autrichiennes des années 30. Voir les décors peints et la variété des matériaux.
La Société Anonyme d’HBM dirigée par Félix Senn entreprend leur construction en 1929.
Le chantier est réalisé l’entrepreneur- lotisseur France- Lanord et Bichaton.

Inauguration le 30 juin 2014 du bâtiment rénové, reconfiguré :
La façade Art Déco du côté des boulevard d'Haussonville (photo) et de Baudricourt ont été rafraichies alors que, du côté cour, on assiste à une nouvelle configuration avec création de nouvelles surfaces réalisées avec un soucis d'économie d'énergie (bâtiment BBC, géothermie, structures en bois) . La consommation de chauffage et d'eau sanitaire a été réduite par dix. Il s'agit d'une remise à niveau de 37 logements par la Société Lorraine d'Habitat (SLH) dans un soucis de préservation du bâtiment originel. Les architectes sont Grégoire André et Rolf Matz. 800 m2 ont été gagnés côte cour (voir photo). Coût total : 5.4M€ HT.
Rolf Matz a réalisé en 2010 l'immeuble d'habitations passif à énergie positive au 13 rue Victor à Nancy
(*) Le recteur Félix Senn était le président de la SLH.



Vue côté boulevard d'Haussonville
 Vue de la cour réhabilitée; derrière de façade Haussonville (photo ER)
 Maisons côté rue René Pêcheur et entrée principale côté Haussonville



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Une réalisation de l'architecte Raphaël Oudeville: l'hôtel Foch à Nancy




Hôtel Foch de Nancy (photo)


L'hôtel Foch, signé de l'architecte Raphaël Oudeville à qui l'on doit entre autres la cité Sten boulevard d'Haussonville,,vient d'être racheté par le groupe parisien Parfires. De gros travaux ont été entrepris avec comme objectif de faire de ce lieu un hôtel 3 étoiles,avec l'enseigne Qualys.

 L'hôtel Foch est caché au fond de l'impasse Saint Antoine (1) débouchant sur l'avenue Foch donc près du nouveau Centre de Congrès.

 L’hôtel Foch a été édifié à Nancy en 1933 sur les plans de Raphaël Oudeville, un des architectes modernistes les plus renommés de Nancy. Natif des Vosges, il a repris le cabinet de Lucien Weissenburger, un des plus grands architectes Art Nouveau de la ville. Ce bâtiment est l’un des beaux témoignages de l’architecture d’entre les deux guerres.

La façade est traitée en dents de scie (photo) afin d’améliorer la luminosité et la vue. Baptisé le « gratte-ciel de l’avenue Foch » il est de style art déco et se distingue, outre la façade par une montée d’escalier d’inspiration Prouvé avec rampe en aluminium et un béton peint en blanc ainsi qu’un poteau central jusqu’au 6ème étage faisant penser à une cheminée de paquebot. L’escalier et les vitraux seront heureusement restaurés et conservés lors des travaux.

Il était au départ une extension de la brasserie des Deux- Hémisphères située Place Thiers.

Ce qu'on en dit en Octobre 1933 dans la presse locale:

Hôtel des Deux-Hémisphères.

 Au coin de l'avenue Foch et de l'impasse, ancien tronçon de la ruelle Saint-Antoine, s'élève un gratte-ciel destiné à l'agrandissement de la Brasserie des Deux-Hémisphères.
 (Vidalenc, propriétaire).

 La qualité variable des immeubles au voisinage de cet édifice et l'étroitesse de la façade sur rue imposaient, à cette construction deux sujétions: une indépendance absolue d'ossature (voir photo satellite) et la recherche difficile de vues acceptables pour des chambres d'hôtel.
 L'utilisation judicieuse du béton armé a permis de résoudre élégamment ces problèmes délicats.
 Le bâtiment forme une véritable lanterne rectangulaire dont la façade principale, largement, oblique sur l'Avenue Foch, est traitée en dents de scie pour présenter des jours directs pour chaque chambre en direction de l'Avenue.
 Architecte: M. Oudeville. — Béton armé: Système Hennebique — Entrepreneurs: Bichaton et Cie.

(1)Ne pas confondre avec l’allée Saint-Antoine ….un peu coupe-gorge.



Vue de la façade de l'hôtel Foch, impasse Saint-Antoine



La vue par satellite pour montrer l'indépendance d'ossature
 La brasserie des Deux-Hémisphères était située où se trouve le toit "rayé" jusqu'au coin de la place (aujourd'hui partie de l'Hôtel Ibis)

Eléments Art Déco à l’hôtel Foch et les maîtres verriers de Nancy:



Vitraux de Georges Bassinot restaurés par l’Atelier Bassinot-Hervé Frères, escalier « à la manière de » Prouvé, escaliers donnant un aspect "cheminée de paquebot"

 Le vitrail « art nouveau » est signé Georges Bassinot et se trouve au rez-de-chaussée de l’hôtel Foch à Nancy (photo ci-dessous). Il vient d’être restauré par l’Atelier des frères Hervé situé 16 rue des Cristalleries. Georges Bassinot, élève de Victor Prouvé, a créé cet atelier en 1925, soit huit ans avant la création de l’hôtel. Jacques son fils lui succède en 1953 jusqu’en 1988, date à laquelle ses deux cousins, Jean-François (Jeff) et Jean-Luc Hervé prennent la relève.

 Les « Monuments Historiques » ont fait toutes les recommandations  pour que ces œuvres d’art situées dans un établissement classé respectent le lieu. Ces vitraux datent de la création de l’hôtel en 1933.

 La signature de Georges Bassinot est visible sur la partie gauche des vitraux les plus proches de l’avenue Foch.  Les vitraux ont été heureusement protégés par des planches pendant les travaux de 2015-16 et avant, par les anciens locataires de la boutique du coin Foch/ Saint-Antoine.



Vitraux art déco par Georges Bassinot, dans une chambre de l'hôtel Foch
 (photo Hôtel Foch)


Les vitraux Art Déco de Georges Bassinot sont visibles impasse Saint-Antoine.
 L’hôtel Foch de Raphaël Oudeville a remplacé en 1933 deux petits établissements de restauration.

 On retrouve les œuvres de ces trois générations de maîtres-verriers un peu partout. L’entreprise actuelle des frères Hervé est également très active dans le domaine de la restauration de vitraux.
Les maîtres verriers Hervé sont les grands spécialistes de la restauration des vitraux de l’Ecole de Nancy.
 On citera par exemple la restauration du vitrail « de la Salle » de Jacques Grüber en 1999 (verrière aux paons et aux colombes du Musée de la rue Blandan), les verrières décoratives de la Maison Schott, les vitraux de la Maison Bergeret à Nancy, la verrière du plafond de la salle Poirel, Mathieu de Dombasle dans la chapelle de Pixérécourt,….. Une maison sur dix aurait une verrière, une imposte, à Nancy. Les frères Hervé ont donc beaucoup de travail ! Sans compter sur plus de 350 églises qui ont déjà fait l’objet de restauration de leur part.

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Signature des vitraux du nom du maître verrier Georges Bassinot

 Le site suivant illustre par de nombreux exemples les réalisations ou restaurations dues à ces ateliers nancéiens Bassinot- Hervé Frères:
http://www.atelier-bassinot.com/

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 L'avenue Foch comporte une autre réalisation de Raphaël Oudeville (au 67). L'immeuble a été réalisé en 1928 et peu de personnes le remarquent compte-tenu de la présence des magnifiques immeubles Art Nouveau que sont les immeubles Lombard et France-Lanord, aux no 69 et 71.

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Square de Boufflers

Architecte Raphaël Oudeville 1928

 À la fin des années 20, la crise du logement social est lourdement ressentie à Nancy. Aidée par la récente loi Loucheur, la SAHBM de Nancy confie à Raphaël Oudeville une
série d’ensembles HBM dans la périphérie de Nancy.

 L’architecte est influencé par les cités-jardins anglaises et surtout parisiennes. Au Square de Boufflers comme dans ses autres réalisations (cité Senn par exemple), Raphaël Oudeville utilise à plein la stratégie du type et des variantes. Les mêmes ordonnances classiques sont partout employées pour les immeubles tandis que la tradition pittoresque de la meulière et des toits en demi-croupes caractérise les maisons jumelées. Le succès de l’architecte repose également sur l’ingéniosité de ses distributions intérieures qu’il adapte aux exigences du programme.
(Gilles Marseille)




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Deux magasins Vaxelaire à Nancy:

Le magasin François Vaxelaire de la rue Saint-Jean est construit pour François Vaxelaire-Claes, fondateur des grands magasins Au Bon Marché (ne pas confondre avec le Bon Marché de Paris), à Bruxelles (1860). Vaxelaire avait précédemment ouvert à Nancy un premier magasin dans la rue Saint-Dizier (Vaxelaire, Pignot & Cie, 1886).
L'immeuble à l'angle de la rue Saint-Jean et de la rue Raugraff est construit sur les plans de l'architecte Charles André, son fils Émile et Eugène Vallin, entre 1899 et 1901, à l'angle de la rue Saint-Jean et de la rue Raugraff.

En 1909, les publicités lors de l'expo internationale de l'Est de la France à Nancy distinguent les deux magasins:

Vêtements.  Vaxelaire (François) et Cie, rue Saint-Jean, Nancy. — Robes et costumes, manteaux et fourrures.
Vaxelaire et Pignot, 53, rue Saint-Dizier, Nancy. - Vêtements pour hommes et enfants.

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On pourra retrouver d'autres photos et plans de l'évolution des deux magasins dans le temps ICI

Magasin Vaxelaire et Pignot



de nos jours ...



Construit en 1886 par Charles André pour François Vaxelaire et Léon Pignot, le premier magasin est augmenté de trois travées en 1896 toujours par André.

Entre 1893 et 1897 les commanditaires achètent plusieurs immeubles contigus rue Saint-Dizier et rue de la Faïencerie. Le premier immeuble est alors agrandi en 1896, passant de 3 travées à 9 travées, toujours par l'architecte Charles André.

Ce qu'on dit du magasin en 1907: "la puissante Maison Vaxelaire- Pignot est devenue sans contredit la première Maison de l'habillement pour hommes et enfants de tout l'Est de la France.
Forte de son passé et de ses belles traditions, elle va toujours de l'avant, sans
souci de ces maisons de passage, qu'un printemps voit éclore à Nancy et qu'un automne fait rapidement disparaître.
La Maison Vaxelaire-Pignot peut rivaliser aujourd'hui avec n'importe quelle firme parisienne.
A côté de ses vastes ateliers de coupe et de confection, on y trouve les costumes tout faits et sur mesure, pour enfants, jeunes gens et hommes de tous les âges, rayons de chemiserie, de cravates, de ganterie, de chapellerie, de fourrures, de pèlerines lorraines, de costumes de chasse et d'intérieur, etc.
Aller une fois à la Maison Vaxelaire- Pignot, c'est y vouloir retourner toujours, et c'est ce qui lui faille plus grand honneur.
Aller s'habiller chez Vaxelaire,
c'est donc une garantie de chic et une marque de bon goût ! »

Les transformations par Lucien Weissenburger datent de 1913 ; interviennent alors Bernanose, entrepreneur de maçonnerie, Garnier pour la devanture en acajou, Majorelle pour la marquise en fer forgé, Cayotte pour la plâtrerie ; les premières structures métalliques sont conservées.



Superbe marquise de Majorelle  pour le magasin réalisé par Lucien Weissenburger,
rue Saint-Dizier

( photo de droite, magasin Gallé au coin de la rue de la Faiencerie)

 21 sept 1913 ce qu'on écrit: "Dans quelques jours, la. Maison Va.xelaire-Pignot, du Point-Central, entièrement transformée par l'architecte Lucien Weissemburger, ouvrira ses galeries au public.
L'intérieur est parfait — plus élégant que l'extérieur, un peu sec, et témoigne d'une grande science de l'aménagement commercial et des facilités à donner au public, à deux et même trois étages, desservis par un ascenseur et toute une série de galeries et de hardis escaliers.
Toutes ces heureuses transformations sont l'oeuvre d'entrepreneurs nancéiens sans exception.
La maçonnerie a été exécutée par MM. Bernanose, la menuiserie par M. Weiss, la serrurerie par M. Mayeur, la jolie marquise en fer forgé par MM. Majorelle et Mayeur, les soubassements de granit poli par la Société Le Granit, d'Abainville et de Nancy, la devanture en acajou par M. Garnier, la plâtrerie par M. Cayotte, les glaces et la vitrerie par M. Righetti, la peinture par la maison Vincent."



"Ma loyauté est ma force", devise en haut de l'immeuble
Le magasin, document de 1923

Il faudra attendre 1936 pour une transformation du magasin par Raphaël Oudeville puis 1948 pour le compte du Bon Marché:
En 1936, Raphaël Oudeville (1896- 1949) architecte à Nancy réalisé un projet de transformation du magasin ; en 1939 le même architecte transforme les vitrines . (Photos de l'intérieur du magasin par Ouveville)
 En 1948 les architectes parisiens R.Boileau et J.H. Labourdette réalisent des travaux pour le compte du Bon Marché de Paris ; la structure métallique des deux premiers niveaux est totalement masquée (photo) ; l'ensemble des trémies est bouché et l'escalier du second étage est détruit, en 1980 la structure métallique du dernier étage est masquée et la grande verrière est occultée

 Un projet de restructuration complète de l'immeuble est aujourd'hui réalisé par le cabinet d'architecture Studiolada.


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Magasin Vaxelaire au coin rue Saint-Jean / rue Raugraff

Sa tranformation dans le temps ....magasins du Printemps puis Kiabi





Coin rue Saint-Jean / rue Raugraff (haut) et rue Saint-Jean (bas): magasin construit de 1900 à 1901 pour François Vaxelaire, de nationalité belge et originaire de Wissembach (68) , créateur d'un ensemble de grands magasins.
Le gros-oeuvre en maçonnerie est confié à l'entrepreneur nancéien Alexis Boudot. La structure métallique est réalisée par Frédéric Schertzer, la devanture est conçue par Emile André et exécutée par Eugène Vallin. La céramique de la devanture est réalisée par Alexandre Bigot.



Magasin F. Vaxelaire de 1909
Coin rue Saint-Jean / rue Raugraff

Entre 1927 et 1930 cet ensemble est presque totalement transformé par l'architecte nancéien Raphaël Oudeville (photo ci-dessous). Par acquisition, destruction de plusieurs immeubles dont la librairie Sidot, Vaxélaire a pu réunir ses deux magasins de la rue Saint-Jean  et de la rue Raugraff; dans ce but;
la librairie Sidot  avait été rachetée en 1927.




Avant destruction du magasin Vaxelaire par Emile André et reconstruction par R. Oudeville



Construction Raphaël Oudeville 1927-1929 remplaçant le bâtiment Art Nouveau d'Emile André / Eugène Vallin



Le Magasin du Printemps en 1979 / manifestation commerciale rue Saint-Jean /
 deviendra
Magasin Kiabi après  transformation

A droite, pose de l'escalier en 1985 dans le magasin Kiabi



La transformation du magasin du Printemps en 1983

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Villa Bichaton par Raphaël Oudeville

voir aussi



La « maison Bichaton » de l’avenue de la Garenne : Géométrisation des formes et rigueur, superbe verrière pour ce chef- d’œuvre Art Déco de l‘entre- deux- guerres.

Auguste Bichaton (1864-1936) est entrepreneur de travaux publics En 1886, Il succède à son père Jules, beau- frère de Jean-Baptiste France-Lanord lui-même entrepreneur. Il s’associe à Emile France- Lanord, l’un des fils de Jean Baptiste France-Lanord. En 1927, les deux associés créent un lotissement, le Parc du Placieux, à l’emplacement de la ferme du Placieux acquise en 1926 (*) (**) (***). Les France-Lanord, et les Bichaton se succèdent alors pour gérer l’entreprise de travaux publics. Liés aux artistes lorrains et aux jeunes architectes de talent, ils réalisent dans cette période d’entre- deux- guerres maisons, pavillons et immeubles dans le style École de Nancy et dans le style Art déco (Modern style). L’entreprise France-Lanord et Bichaton aujourd’hui à Heillecourt est toujours bien connue des Nancéiens.

La maison d’André Bichaton (fils d'Auguste Bichaton) de l’avenue de la Garenne date de 1937. D’aspect massif et monumental à l’extérieur, elle offre un intérieur raffiné avec verrière aux formes géométriques, Cette verrière est composée de verres blancs imprimés mécaniquement et de liserés verts. Elle éclaire un vaste hall et l’escalier en acier inoxydable du ferronnier Jean Prouvé.
L’architecte est Raphaël Oudeville dont on connait de multiples réalisations à Nancy. Lorraine Café a déjà présenté les réalisations suivantes : la cité Senn et l’hôtel Foch. Le concepteur de la grande verrière n’est pas connu mais tout laisse à penser qu’il s’agit de Georges Bassinot dont la signature est visible à l’hôtel Foch sur une verrière très similaire à celle de la villa Bichaton.

Pour comprendre la « maison Bichaton » (****), il faut se situer entre les deux guerres, après la première guerre mondiale alors qu’une nouvelle politique de logement est encouragée par les autorités pour répondre aux besoins urgents de la population.
On trouve alors trois catégories de réalisations :
- les réalisations bien connues à Nancy du quartier de la Chiennerie (première cité-jardin), la cité Senn au Placieux (association d’immeubles et de maisons mitoyennes).
- les classes moyennes expriment également leurs attentes et de nouvelles rues présentent des immeubles mitoyens caractéristiques de l’époque (rues du maréchal Oudinot et rue Palissot par exemple à Nancy, rue Raymond Poincaré et avenue de la Libération à Laxou, boulevard de Baudricourt et boulevard d’Haussonville à Villers, … Les constructions de Fernand Mascret sont tout à fait caractéristiques (sculptures de fleurs stylisées avec parfois balcons aux formes variées, jardinière en façade, cannelures, ressauts,…).
- enfin les Nancéiens les plus aisés font réaliser des maisons ou accèdent à des immeubles haut de gamme aux décors Art déco plus ou moins chargés. Citons l’avenue Anatole France, l’avenue Boffrand à Nancy et le Parc du Placieux à Villers (avenue France-Lanord,…). La maison Bichaton rentre parfaitement dans cette dernière catégorie.

(*) Alors propriété de la famille Scitivaux de Greiche.

(**) On retrouve dans le quartier du Placieux une avenue France-Lanord et une rue Auguste Bichaton.

(***) Sur le Placieux :

L’endroit boisé s’appelait le Rayeux jusqu’en 1829 et l’on sait que Louis XIII et Richelieu y avait établi une ligne de siège en 1633 (carte du siège de Nancy). Pourquoi le Placieux ? le nom vient d’un petit pont de bois ou « planche » qui enjambait le ruisseau de Saurupt. Le nom devient Planchieux, Plancheul, Plancieux. Une ferme s’y installe dont hérite en 1881 Geneviève de Scitivaux, future Mme de Vasselot qui vendra le lieu en 1926 aux entrepreneurs France-Lanord et Bichation.

(***) Gilles Marseille, enseignant chercheur de l’université de Nancy 2 ; revue « péristyles » numéro 28 Cahiers des Amis des Beaux-Arts de Nancy Association Emmanuel Héré.

  1. ****

Rue des Frères Daum
Autre réalisation de Raphaël Oudeville



Ensemble construit vers 1928-1930 par les HBM de Nancy

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Immeuble Lalouel

39 rue de Graffigny, 24 avenue Boffrand





1932, réalisation par Raphaël Oudeville, avenue Boffrand.
Tuiles rouges, pierre de taille et briques jaunes
Arcs polygonaux, quelques sculptures de roses et ferronneries en forme d'écailles.

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