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Nancy: Art Nouveau / École de Nancy


Introduction
Art Nouveau, artistes et lieux
Les artistes de l'Ecole de Nancy, maisons, villas, arts décoratifs

Introduction

La guerre de 1870 et le traité de Francfort de 1871 ont permis à Nancy de devenir une grande ville industrielle et culturelle. On note en conséquence l’annexion de l’Alsace et d’une partie des départements la Meurthe et de la Moselle, un accroissement très important de la population de Nancy avec l’arrivée des optants. Ces mouvements importants de population conduisent à la nécessaire modification  des politiques du logement et concrètement à une extension rapide des quartiers de la ville. C’est l’époque des nouveaux investisseurs et des « rues particulières » dans le cadre d’un urbanisme mal maîtrisé par les pouvoirs publics, ceci jusqu’à l’arrivée d’un nouveau maire, Ludovic Beauchet qui donnera naissance à des plans d’extension précis avec création de nouvelles rues et de larges boulevards. Après la première guerre mondiale, de nouvelles lois d’urbanisme, loi Cornudet puis loi Loucheur,  à destination des  familles ouvrières mais aussi des familles de classe moyenne, seront appliquées par la municipalité, lois qui permirent la création de nombreux lotissements dans les années 20-30. Après la crise de 29, on notera la création en 1937 d’un regroupement de 14 communes dans un « groupement d’urbanisme »

C’est dans ce contexte de grande modification de la population et de l’urbanisme que l’Ecole de Nancy apparut, faisant suite à un art ancien industriel, répétitif, sclérosant, reproduit sans la moindre originalité. L’Ecole de Nancy  innove dans le domaine de l’architecture et des arts décoratifs. Architectes, maîtres-verrier, ébénistes, céramistes, sculpteurs, ferronniers,….font preuve d’inventivité dans les matériaux, les formes et les couleurs, innovent, s’inspirent de la nature et contribuent alors à faire de Nancy la capitale française de l’Art Nouveau, art reconnu dès l’exposition de 1878. On citera par exemple, comme personnalités, Emile Gallé aux talents artistiques variés, Charles  André, Eugène Vallin,…

Cette modernité, qui affecte et transforme aussi bien l’architecture que les arts décoratifs se retrouve en Belgique avec le grand pape de l’art nouveau Victor Horta, en Allemagne vers 1890 avec le Jugendstil, dans les pays baltes, en Scandinavie, aux Pays-Bas (Nieuwe Kunst), en Russie (Modern), en Autriche (Sezessionstil) ….et bien évidemment aux USA avec Tiffany. Une »exposition d’art décoratif et industriel de Nancy », associant artistes et entrepreneurs industriels est organisée par Charles André en 1894. On considère que l’apogée de l’Art Nouveau est en 1905.

Après la guerre de 14-18, une transition s’opère progressivement vers l’Art Déco grand courant artistique des années 1920-1930. Le Comité Nancy-Paris fondé par Georges Sadoul date de 1923. Il doit permettre de ne plus ignorer ce qui se fait ailleurs qu’en Lorraine quel que soit le domaine artistique considéré. La grande exposition du Comité, salle Poirel, date de 1926 et tous les architectes européens  modernistes y sont présents. L’exposition internationale des arts décoratifs et industriels de Paris a lieu en  1925. Une forme d’art moderne qui suscite une curiosité certaine est présentée par plusieurs pays qui ont alors une avance certaine en terme d’innovation, de créativité, en particulier en architecture. On cite notamment l’architecte suisse Le Corbusier qui sera l'un des principaux représentants du mouvement moderne avec, entre autres, Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto et Theo van Doesburg et Robert Mallet-Stevens, grand architecte et designer français. La Bauhaus fondée en 1919 est un courant artistique concernant architecture et arts appliqués. Le mouvement artistique Stijl fondé aux Pays-Bas date de 1917.

Dans cette période du milieu des années 20, Nancy n’est pas prête à adopter le nouveau courant artistique aux décors simples et géométriques et la transition dans cette ville vers cette nouvelle forme d’art est plus lente que dans d’autres pays, même si des contre-exemples existent.
Enfin, à partir des années 30, les idées développées par « l’Union des Artistes modernes » font apparaitre de nouvelles formes artistiques à Nancy avec de nouveaux artistes comme les frères Jacques et Michel André (le Museum-Aquarium date de 1932-1933), Albert Michaux, Raphaël Oudeville, Jean Prouvé, Georges Vallin, Charles Masson, Fernand Mascret,…

Nous croiseront au fil des pages de ce site relatif à Nancy, les réalisations de ces architectes et grands artistes ayant oeuvré dans cette ville dans l'entre-deux-guerres en architecture et dans les arts décoratifs: Art Nouveau/ Ecole de NancyArt déco et modernisme, la maison Bergeret, l'Excelsior, les aciers dans l'art nouveau, la Chambre de Commerce de Nancy et Jacques Grüber, la maison Majorelle, rue Félix Faure et César Pain, rue Pasteur, avenue Anatole France, Raphaël Oudeville, Emile Bachelet, pharmacie Jacques, Charles Masson,.....

Artistes et lieux "art nouveaux

En 1901, l'École de Nancy, alliance provinciale des industries d'art, est officiellement créée. L'année 1901 marque aussi l'entrée de l'architecture nancéienne dans l'Art nouveau. Louis Majorelle confie au jeune architecte parisien Henri Sauvage la construction de sa maison personnelle, au chantier de laquelle sont associés les Nancéiens Jacques Gruber et Henri Royer, et les artistes parisiens Alexandre Bigot et Francis Jourdain. La Villa Majorelle sera rapidement considérée comme une oeuvre manifeste.
La même année, les architectes Charles et Émile André, en collaboration avec Jacques Gruber et Eugène Vallin, entament la construction des Grands Magasins Vaxelaire, inaugurant ainsi le cycle de modernisation du centre de la ville : commerces, établissements bancaires, brasseries et hôtels se feront désormais les hérauts de l'architecture et de la société nouvelles.
C'est encore en 1901 que les architectes Émile André et Henry Gutton dessinent le lotissement du parc de Saurupt sur le modèle résidentiel du Vésinet - une réponse, partiellement réalisée, à l'extension anarchique de la ville et aux nouvelles attentes de l'habitat urbain.
De ces expériences pionnières naîtront tout un registre de programmes, de typologies, de formes et d'éléments décoratifs - céramique architecturale, ferronnerie, vitrail... - qui marqueront durablement le paysage de Nancy.

Les artistes:

 Emile André Henri Bergé
Albert Bergeret Ernest Bussière
Eugène Corbin Alphonse Cytère A et A Daum
Alfred Finot Emile Friant Charles Fridrich Camille Gauthier
Emile Goutière-Vernolle Jacques Gruber
Louis Guingot Louis Hestaux Louis Majorelle
Camille Martin J. et P. Mougin Muller Frères
Paul Nicolas Victor Prouvé Hokkai Takashima
Eugène Vallin René Wiener Louis Weissenburger
Georges Biet Henri Gutton Paul Charbonnier
Léon Cayotte Joseph Janin Joseph Hornecker
Charles-Désiré Bourgon César Pain Pierre Lebourgeois
Henri Sauvage Emile toussaint Alexandre Bigot
Louis Marchal Lucien Bentz Joseph Janin Paul Nicolas
Amalric Walter

Les principaux sites art nouveau  Nancy:

Voir en particulier la Maison Bergeret, la Villa Majorelle, l'Excelsior / le Flo





L'Est Républicain 1912 Pierre le Bourgeois 5bis Avenue Foch
Printemps/ Magasins Réunis 1925 Pierre le Bourgeois 2 avenue Foch
Banque Varin Bernier 1906-1909 Joseph Hornecker 4 Place Maginot
Ensemble Poirel 1889 Albert Jasson 5 rue Victor Poirel
Brasserie Excelsior / Flo 1910 Lucien Weissenburger A. Mienville 1 rue Mazagran
Immeuble Margo 1906 Eugène Vallin Paul Charbonnier 86 rue Stanislas
Chambre de Commerce de 54 1908 Emile Toussaint Louis Marchal 40 rue Henri Poincaré
Maison Houot 1907 Joseph Hornecker 7 rue Chanzy
Banque Renauld / BNP 1910 Emile André Paul Charbonnier 9 rue Chanzy
Graineterie Génin / CCF 1901 Henri et Henry Gutton 2 rue Bénit
Magasin Vaxelaire 1901 Charles André Emile André E.Vallin 13 rue Raugraff
Immeuble du Dr Aimé / Société Gle 1903 Georges Biet Eugène Vallin 42-44 rue Saint-Dizier
Magasin Vaxelaire et Pignot 1913 Lucien Weissenburger 53-57 rue Saint-Dizier
Maison Arnoux-Masson 1911-1913 Louis Déon 24 rue Saint-Dizier
Crédit Lyonnais / LCL 1901 Félicien César 7B-9 rue Saint-Georges
Pharmacie du Ginkgo 1915 Paul Charbonnier 38 rue des Dominicains
Magasin Goudchaux 1901 Eugène Vallin 4 rue des Dominicains
Immeuble Camal 1904-1905 Emile André 5 rue Saint-Julien
Casino des Familles 1902 Louis Lanternier 7 rue Saint-Julien
Loge du concierge 1902 Emile André Henry Gutton 2 rue des Brices
Villa Les Glycines 1902-1904 Emile André 5 rue des Brices
Villa des Roches 1904 Emile André 6 rue des Brices
Villa Marguerite 1903-1905 Joseph Hornecker 3 rue du Colonel Renard
Maisons de ville     Rue du Maréchal Gérard
Villa Lang 1905-1906 Lucien Weissenburger 1 Bd Georges Clémenceau
Maison Corbin Musée Ecole de Nancy 1911-1912   36-38 rue du Sergent Blandan
Villa Lejeune 1902-1903 Emile André 30 rue du Sergent Blandan
Maison Biet 1907 Georges Biet Eugène Vallin 41 rue Pasteur
Maison Renaudin 1902 Lucien Bentz 49-51 rue Pasteur
Parc Sainte-Marie Maison alsacienne 1909    
Piscines Nancy Thermal 1910-1913   rue du Sergent Blandan
Lotissement rue Félix Faure 1900-1910 César Pain rue Félix Faure
Immeuble Mangon 1902 Paul Charbonnier 3 rue de l'abbé Gridel
Villa Majorelle ou villa JiKa 1901-1902 Henri Sauvage 1 rue Louis Majorelle
Immeuble France-Lanord 1902-1904 Emile André 71 Avenue Foch
Immeuble Lombard 1902-1903 Emile André 69 Avenue Foch
Immeuble Loppinet 1902 Charles Désiré Bourgon 45 avenue Foch
Maison du Docteur Jacques 1905 Paul Charbonnier 41 avenue Foch
Pharmacie Jacques 1903 Lucien Bentz 55 rue Jeanne d'Arc
Immeuble Biet 1901-1902 Georges Biet Eugène Vallin 22 rue de la Commanderie
Maison du Docteur Spillmann 1907-1908 Lucien Weissenburger 34 rue Saint- Léon
Pharmacie Rosfelder 1902 Emile André 12 rue de la Visitation
Musée des Beaux-Arts Collection Daum     3 place Stanislas
Maison du Peuple 1900-1902 Paul Charbonnier 2 rue Drouin
Maison et Atelier Eugène Vallin 1895-1896 Eugène Vallin 6-8 Bd Lobau
Maison Gaudin 1899 Georges Biet 97 rue Charles III
Maison Bergeret 1903-1904 Lucien Weissenburger 24 rue Lionnois
Imprimerie Royer 1899-1900 Lucien Weissenburger 3B rue de la Salpètrière
Maison Geschwinderhammer 1905 Joseph Hornecker et Henri Gutton 6T Quai de la Bataille
Etablissements Gallé 1912-1926 Henri Louis et Henri Victor Antoine 36 Bd Jean Jaurès
Maison du Docteur Hoche 1906-1907 Georges Biet 16 rue Emile Gallé
Maison Ducret 1908 Paul Charbonnier Emile André 66 rue Jeanne d'Arc
Cimetière de Préville: monuments     rue Raymond Poincaré
Maison Noblot 1912 Emile André 2 rue Albin- Haller
Maison Collignon 1905   rue de Boudonville
Maison Guingot 1903 Lucien Weissenburger 10 rue d'Auxonne
Maison Schott verrière 1900 verrière Antoine Bertin 6 Quai Choiseul
Maison Huot 1903 Emile André 92 et 92B Quai Claude le Lorrain
Maison Bouret 1887   65 rue de la Ravinelle
Maison Simette 1900 Charles Désiré Bourgon 12B rue de Metz
Immeuble Weissenburger 1903-1904 Lucien Weissenburger 1 Bd Charles V
Hôtel Chardot 1905-1906 Lucien Weissenburger 52 Cours Léopold
Immeuble Kempf 1903 Félicien et Fernand César 40 Cours Léopold
Maison Luc   René Hermant 25 rue de Malzéville
La Cure d'Air Trianon: guinguette 1902 Georges Biet 75 rue Pasteur Malzéville
Cristallerie Daum     17 rue des Cristalleries

Caractéristiques "Art Nouveau" de quelques maisons de Nancy

Le réseau Art nouveau Network en Europe

par Victor Prouvé

Union centrale des arts décoratifs, Pavillon de Marsan à Paris, rue de Rivoli. Exposition de l'alliance provinciale des industries d'art. Ecole de Nancy, mars 1903. Catalogue officiel. Ci-dessus, illustration du catalogue et des cartons d'invitation.

Ce catalogue est édité par la revue nancéienne,"la Lorraine artiste", revue par ailleurs en ligne sur le Kiosque Lorrain. Il est publié à l'occasion de l'exposition parisienne de mars 1903, présentant les oeuvres crées dans le cadre de l'Ecole de Nancy, fer de lance de l'Art Nouveau en France.


Quelques artistes, leurs oeuvres en architecture et arts décoratifs :

Emile ANDRE (1871-1933)
« Issu d'une famille d'entrepreneurs et d'architectes, Emile André étudie l'architecture à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il voyage aux Indes, en Perse, en Tunisie et accompagne à deux reprises une mission archéologique en Egypte. Rappelé à Nancy en 1901 par son père Charles André, architecte départemental, il travaille à d'importants projets dont le premier est la transformation des magasins Vaxelaire rue Saint Jean. La même année, il est chargé avec l'architecte Henry Gutton d'établir le plan du lotissement du parc de Saurupt, où il réalise, en 1902, la loge du gardien, la villa les Glycines pour le négociant Fernbach (grande baie d'inspiration orientale réhaussée de briques rouges) et la villa les Roches.
Ses productions, nombreuses et variées (maisons, villas, immeubles, commerces) sont marquées par l'étude
plastique des volumes plus que par la décoration elle-même. La mise en oeuvre très maîtrisée de nombreux matériaux, ajoutée à l'invention de formes décoratives nouvelles, inspirées surtout par le style gothique, donnent à ses édifices un caractère singulier et pittoresque.
Après la première guerre mondiale, il s'occupe de la reconstruction des villages lorrains détruits, Flirey et Limey. Parmi ses réalisations encore visibles à Nancy : maisons Huot, 92, 92 bis quai Claude Le Lorrain (1903), les immeubles Lombard et France-Lanord, 69 et 71 avenue Foch (1902-1904), la banque Renauld (actuelle B.N.P.) rue Saint-Jean (1908). Dès 1901, il est membre du Comité directeur de l'Ecole de Nancy. »

(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=emile-andre)

Par Émile André, l'un des six projets de porche de l'exposition de l'École de Nancy avec le chardon nancéien. Exposition à Turin en 1902 Aquarelle et crayon sur papier

© Musée de l'École de Nancy - Villa Majorelle
 


Le Passage Bleu à Nancy ...............avec le célèbre bleu d'Emile André


Le passage bleu est une galerie marchande due à l’architecte « école de Nancy » Emile André ( 1871-1931) avec mosaïques bleues, verrière et grilles aux entrées. Les poutrelles ont été réalisées par les Aciéries de Pompey.
Construction en 1932 et rénovation en 2007 par l’entreprise « Faïenceries de Saint-Jean Laigle » / Emaux de Longwy à Herserange- Longwy.

L'entrée du Passage bleu est entourée de briques émaillées bleues. On peut y voir l'inspiration de l'architecture musulmane découverte, lors des multiples voyages d'Émile André en Orient.

On retrouve des briques vernissées bleu turquoise par Emile André à la Maison Huot à Nancy, des briques bleues à l’entrée de la Villa Lejeune rue Blandan, ...
Le carré de briques vernissées turquoise est un motif ornemental de cheminée assez typique d' Emile André; on le retrouve par exemple sur la villa « les Roches » et sur la villa du peintre Lejeune, 30, rue du Sergent-Blandan.


Jacques GRÜBER (1870-1936)

« A partir de 1889, Jacques Gruber étudie à Paris à l'Ecole des Arts Décoratifs, à l'Ecole des Beaux-Arts et fréquente l'atelier du peintre Gustave Moreau. En 1893, il entre chez Daum comme chef décorateur et enseigne à l'Ecole des Beaux-Arts de Nancy jusqu'en 1916.
Avant qu'il ne possède son propre atelier de vitrail en 1904, Jacques Gruber fait réaliser ses projets chez le verrier Charles Gauvillé. Bien que s'intéressant principalement à cette technique, Jacques Gruber ne délaisse pas les autres aspects des arts décoratifs.
Il collabore en effet avec plusieurs industriels et artisans nancéiens auxquels il fournit des modèles et des décors de mobilier, de reliure, d'objets en grès flammé. Il dessine également des menus et des programmes pour les imprimeurs nancéiens.
Il est le maître verrier nancéien auquel s'adressent Louis Majorelle, Eugène Corbin, Albert Bergeret, mais également la Chambre de Commerce, la brasserie Excelsior, le Crédit Lyonnais, les Magasins Réunis, etc. Son oeuvre, d'une grande qualité graphique et parfois picturale, aux inspirations naturalistes mais aussi symbolistes, est une véritable synthèse des techniques verrières de l'époque.
Jacques Gruber s'installe à Paris à partir de 1914 et connaît une période prospère de renouvellement artistique pendant la période Art Déco.
Il est membre du Comité directeur de l'Ecole de Nancy dès 1901. » Voir ICI


Un exemple: Jacques Gruber exécute cinq verrières avec libellules, papillons, ombellifères,… pour la maison bourgeoise du docteur Léon Hoche, professeur d’anatomie à Nancy, villa construite en 1906-1907 par Georges Biet (1869-1955).
L’une s’intitule Luffas et nymphéas et est destinée à la salle à manger, aujourd’hui au musée de l’Ecole de Nancy dans la chambre à coucher Majorelle.
Ce vitrail peut être vu de l’intérieur comme de l’extérieur ; on y voit des nénuphars au premier plan sur fond de paysage lacustre, le tout encadré par des plantes grimpantes, des luffas aux fruits verts, rien au centre afin de laisser passer la lumière.

(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=jacques-gruber)


Le lac de Longemer et décor de chèvrefeuille

Affiche par J. Grüber pour le 13ème concours de tir à Nancy

Jacques Grüber

et pour un circuit Jacques Grüber dans les rues de Nancy


Camille Martin

Camille Martin (1861-1898)

Elève des Beaux-Arts de Nancy puis de l’Ecole des arts décoratifs de Paris.
Sa rencontre avec Hokkai Takashima en 1885 sensibilise Camille Martin à l’art japonais. Il peindra essentiellement des paysages vosgiens  Il collabore avec Emile Friant pour un décor de mobilier destiné à Louis Majorelle.
A partir de 1882, Camille Martin participe à des salons artistiques à Nancy, puis à Paris. La critique remarque son travail et l’Etat se porte acquéreur de l’un de ses tableaux en 1884. Il collabore à l’exécution de décors peints pour la manufacture Majorelle de Nancy, où il est revenu à la fin de ses études.
En 1893, il collabore au Salon du Champ-de-Mars avec Victor Prouvé et René Wiener, et présente des reliures qui lui valent une reconnaissance nationale et internationale.
Nous gardons peu de traces de son travail.

Sur l'Ecole de Nancy et la reliure d'art



 A droite, Camille Martin conçoit l’affiche lithographiée de la première exposition collective de la future Ecole de Nancy aux galeries Poirel (1894).
A gauche, "Le soir ou le paon", Camille Martin / Jean de Joybert Panneau décoratif




Camille Martin, "le peintre des sapins"
Forêt de Kichompré- Musée de l'école de Nancy




En haut, reliure pour L'Art japonais de Louis Gonse-  Musée de l'école de Nancy
En bas, reliure pour L'Agenda du Bon Marché- Musée de l'école de Nancy




Victor Prouvé et Camille Martin, reliure Salammbô-Musée de l'école de Nancy
La reliure de Victor Prouvé, Salammbô, a été achetée en 1894 pour faire partie des collections du futur musée d'art décoratif de Nancy (qui sera créé officiellement en 1900).




Après l'enterrement, huile sur toile, 1889, Musée des beaux-arts de Nancy



Place Carnot à Nancy par Camille Martin (photo Artlorrain)



Entre 1893 et 1895, le français André Marty (né en 1857) édite dans "L'estampe originale" des planches de Camille Martin. Voici la couverture de l’album V daté entre janvier et mars 1894.



Camille Martin - Un après-midi de printemps Christies 94600€ juin 2011




Camille Martin réalise avec Prouvé et Wiener le "livre d'or" offert par la Lorraine à la Russie.
Détail page 676
Célébration de l'amitié franco-russe 1892


  Les angles et le fermoir en argent sont du bijoutier Severin Ronga

On pourra voir en vidéo "Flore de Lorraine", la table du Tsar,
 table énigmatique à la marqueterie représentant un paysage allégorique de la Lorraine, commandée en automne 1893 à Emile Gallé et offerte au Tsar Alexandre III à l’occasion de la signature de l’alliance franco-russe. La table du Tsar raconte, en compagnie de conservateurs et restaurateurs du musée de l’Ermitage, d’historiens lorrains, de botanistes et biographes de Gallé, l’histoire de cet exceptionnel objet d’art conçu et fabriqué dans l’urgence par le célèbre artiste de l’Art Nouveau, ses collaborateurs et artisans, en seulement trois semaines.



Le Petit Jéricho à Malzéville 1891



Premier soleil MBA Nancy




Camille Martin

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Emile Friant, peintre-graveur

Ses oeuvres

Pour mémoire une superbe exposition au Musée des Beaux-Arts de Nancy, du 4 novembre 2016 au 27 février 2017, Émile Friant, le dernier naturaliste ?, sous le parrainage de l'Académie des beaux-arts et de l'Académie de Stanislas.
  

Emile Friant, autoportrait à gauche (huile) / Charles de Meixmoron (huile) au centre

La lecture dans le parc, huile / l'expiation ou la peine capitale 1908 (huile)

A gauche eau forte "patriotisme", au centre l'Angélus, à droite, la danse, dessin à la plume

Wood nymph (huile) / les oiseaux familiers (eau forte)/ Marie Marvingt et le capitaine Echman; Marie Marvingt et un médecin en 1914 portant secours à un blessé avec son ambulance aérienne (eau forte)



Caricature de Friant en académicien sur le Pont des Arts

L'illustration était située sur un menu du restaurant Walter / Stanislas à Nancy. C'est une caricature du célèbre tableau d'Emile Friant "La Toussaint"

 Ce menu caricature a été édité à l'occasion de l’élection d’Emile Friant à l’Académie des Beaux-Arts en 1924, plus précisément pour le déjeuner précédant l'élection, déjeuner offert au peintre par ses amis le 17 septembre 1924 chez Walter, restaurant Stanislas à Nancy
 Emile Friant en costume d’académicien et accompagné de ses amis, remplace la jeune fille figurant sur le tableau « La Toussaint »

Hors les personnages, Tour Eiffel et Pont des Arts remplacent Préville, du côté de l’entrée vers la rue de Bassompierre et de la rue Notre-Dame des Anges; on voit le Rond-Point des Bienfaiteurs  (tombes des mécènes de Nancy) à l’arrière plan du tableau « La Toussaint »

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Charles Fridrich fondateur de la Maison d'Art Lorraine 38 rue Stanislas et à Paris pour    "favoriser l'expansion de l'art moderne, d’organiser dans ses salles des expositions permanentes destinées à faire connaître les résultats obtenus par les artistes, dans leurs recherches d'un art libre et indépendant » Membre du Comité directeur de l'Ecole de Nancy dès 1901. Cette maison servira de tremplin pour les artistes de l'Ecole de Nancy.

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Louis MAJORELLE (1859-1926)

Voir la Maison Majorelle

« Après avoir suivi les cours de Théodore Devilly et Charles Pêtre à l'école des beaux-arts de Nancy, Louis Majorelle est admis à l'école des beaux-arts de Paris en 1877 dans l'atelier du peintre Aimé Millet. Deux ans plus tard, le décès de son père l'oblige à revenir à Nancy. Il reprend avec son frère Jules l'entreprise familiale de fabrique de mobilier et de faïence.
En 1894, après une production d'inspiration historique, Louis Majorelle remplace le décor vernis ou peint du mobilier rocaille et japonisant au profit du décor marqueté à références naturalistes et symbolistes. Reconnu essentiellement pour son travail d'ébéniste, Louis Majorelle développe une production de meubles à deux niveaux : la première concerne le mobilier de luxe, fabriqué à Nancy rue du Vieil Aître, et la seconde, le mobilier bon marché de série qui est réalisé à partir de 1905 dans les ateliers de Pierre Majorelle à Bouxières, près de Nancy.
Le travail du métal est développé dans ses ateliers pour la réalisation des bronzes ornant le mobilier, mais aussi pour les luminaires en collaboration avec Daum à partir de 1898.
Il fait éditer ses céramiques dans différents ateliers de la région lorraine et réalise des modèles d'objets en grès pour Alphonse Cytère (Rambervillers) et les frères Mougin.
Ses multiples activités l'amènent à ouvrir de nombreux magasins d'exposition, notamment à Paris, Lyon et Lille. En 1901, il est un des vice-présidents de l'Ecole de Nancy. »

(Source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=louis-majorelle)


Louis Majorelle; à droite portrait par son fils Jacques en 1908


Louis Majorelle (avec chapeau) et les membres de son atelier vers 1920

Meuble Pélican 1925 et  table de chevet provenant de la chambre à coucher de Louis Majorelle, table réalisée pour la Villa Jika


Meuble de musique, lampe "magnolia" créée avec la manufacture Daum, vers 1900, enfin coiffeuse et tabouret 1930-1933 (cf ici)


Eugène CORBIN  (1867-1952)

« Fils d'Antoine Corbin (1835-1901), fondateur des Magasins Réunis, Eugène Corbin partage la direction de l'entreprise avec son beau-frère Charles Masson (1858-1929). Attiré par la modernité, il se passionne pour l'Ecole de Nancy dont il devient à Nancy l'un des principaux mécènes. Pour l'agrandissement des Magasins Réunis en 1906, Corbin fait appel à l'architecte Lucien Weissenburger -déjà sollicité de nombreuses fois par la famille Corbin- et y associe Louis Majorelle, Jacques Gruber, Victor Prouvé, Alfred Finot, Jules Cayette et Henri Suhner.
Proche des préoccupations d'enseignement et de diffusion de l'Ecole de Nancy, Eugène Corbin participe à la création de plusieurs concours organisés par l'Ecole de Nancy et fonde en 1909 la revue Art et Industrie avec la collaboration d'Emile Goutière-Vernolle.
Collectionneur de l'Ecole de Nancy, il fait une importante donation à la ville de Nancy en 1935 comprenant plus de 600 pièces. Cette collection d'abord présentée dans les galeries Poirel, est transférée en 1964 rue du Sergent Blandan : l'actuel Musée de l'Ecole de Nancy et ancienne propriété d'Eugène Corbin. »
(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=eugene-corbin)

Eugène VALLIN (1856-1922)

« Formé dans l'atelier de son oncle entrepreneur de menuiserie, Eugène Vallin apprend la sculpture sur bois et le modelage auprès de Charles Pètre à l'Ecole municipale de dessin. Il prend la succession de son oncle en avril 1881.
Devenu créateur de mobilier, il travaille uniquement sur commande. C'est d'ailleurs ce refus d'industrialiser sa production qui le différencie des ébénistes Gallé ou Majorelle, par exemple. Il réalise des salles à manger, salons, bureaux pour les plus grands mécènes de Nancy, Corbin, Masson, Bergeret, Kronberg, etc.
Après une production de mobilier religieux d'inspiration gothique, l'artiste fait évoluer son art en se servant de sa double expérience de constructeur et de sculpteur-ébéniste. En collaboration avec Georges Biet, Eugène Vallin réalise quelques bâtiments d'inspiration moderne, notamment sa propre maison boulevard Lobau qui est la première manifestation de l'Art Nouveau dans l'architecture à Nancy en 1895, ainsi que la villa de Georges Biet 22, rue de la Commanderie.
Il réalise, en 1896, la porte des ateliers d'ébénisterie de Gallé conservée aujourd'hui dans le jardin du Musée de l'Ecole de Nancy.
En 1901, il est un des vice-présidents de l'Ecole de Nancy. Il est l'auteur, en 1909, du pavillon de l'Ecole de Nancy à l'Exposition Internationale de l'Est de la France qui a lieu à Nancy, en collaboration avec Victor Prouvé. Sont encore visibles à Nancy : la maison et l'atelier Vallin, boulevard Lobau (1895); la villa Biet, 22 rue de la Commanderie (1902); immeuble de rapport, 86 rue Stanislas (1906); la salle à manger Masson (1903) et le bureau Kronberg au Musée de l'Ecole de Nancy »

(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=eugene-vallin)


Eugène Vallin


Eugène CORBIN  (1867-1952)

« Fils d'Antoine Corbin (1835-1901), fondateur des Magasins Réunis, Eugène Corbin partage la direction de l'entreprise avec son beau-frère Charles Masson (1858-1929). Attiré par la modernité, il se passionne pour l'Ecole de Nancy dont il devient à Nancy l'un des principaux mécènes. Pour l'agrandissement des Magasins Réunis en 1906, Corbin fait appel à l'architecte Lucien Weissenburger -déjà sollicité de nombreuses fois par la famille Corbin- et y associe Louis Majorelle, Jacques Gruber, Victor Prouvé, Alfred Finot, Jules Cayette et Henri Suhner.
Proche des préoccupations d'enseignement et de diffusion de l'Ecole de Nancy, Eugène Corbin participe à la création de plusieurs concours organisés par l'Ecole de Nancy et fonde en 1909 la revue Art et Industrie avec la collaboration d'Emile Goutière-Vernolle.
Collectionneur de l'Ecole de Nancy, il fait une importante donation à la ville de Nancy en 1935 comprenant plus de 600 pièces. Cette collection d'abord présentée dans les galeries Poirel, est transférée en 1964 rue du Sergent Blandan : l'actuel Musée de l'Ecole de Nancy et ancienne propriété d'Eugène Corbin. »

(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=eugene-corbin)



Eugène Corbin

Le mécénat éclairé d'Eugène Corbin

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Lampe à la fleur de nénuphar (E. Gallé), lampe cobra  de Daum en collaboration avec le sculpteur Edgar Brandt, vase à la vigne et aux escargots (Daum)


Emile GALLE (1846-1904) (photo ci-dessous)

On pourra approfondir ICI

« Après une période d'apprentissage dans différentes villes d'Europe, Weimar et Meisenthal entre autres, Emile Gallé est associé à l'entreprise de négoce et de décoration de faïence et de verrerie de son père dès 1867. Dix ans plus tard, il reprend à son compte l'affaire familiale et étend ses activités à l'ébénisterie en 1885. Déjà remarqué à l'Exposition de la Terre et du Verre en 1884, Emile Gallé est consacré à l'Exposition universelle de Paris en 1889 par trois récompenses pour ses céramiques, ses verreries et son mobilier. Mais la céramique, au grand regret d'Emile Gallé, n'a plus les faveurs du public. Il s'oriente vers le travail du verre, domaine dans lequel il développe et crée de nouveaux procédés de fabrication. Ses recherches aboutissent en 1898 au dépôt de deux brevets, l'un concernant la marqueterie de verre et l'autre, la patine sur verre.
Son oeuvre, aux multiples références, exprime la diversité des intérêts d'Emile Gallé où la nature joue un rôle dominant, mais non exclusif. Ses engagements patriotiques et politiques trouvent leur forme la plus aboutie aux expositions universelles de Paris en 1889 et 1900 avec des pièces comme la table " Le Rhin " (qui revendique le retour d'une Alsace-Lorraine unie à la France) ou encore des installations spectaculaires comme " Les sept cruches de Marjolaine " (en faveur de la réhabilitation de Dreyfus).
Engagé très tôt dans le renouvellement des arts décoratifs, Emile Gallé diffuse, dans ses dépôts français mais aussi anglais et allemand, des pièces de série de qualité, grâce à l'industrialisation de sa production. En 1901, il est le fondateur et le premier président de l'Ecole de Nancy, " Alliance Provinciale des Industries d'Art ". »

(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=emile-galle)


Emile Gallé

Réalisée durant l'été 1904, « La Main aux algues et aux coquillages » est probablement la dernière œuvre d'Émile Gallé à la toute fin de sa vie. Considérée comme le testament artistique du maître verrier, « La Main aux algues et aux coquillages » est librement inspirée du monde aquatique rêvé par l'artiste lorrain. Verre modelé à chaud, oxydes métalliques, gravure à la roue. Don fait au musée d’Orsay en 1990 par les descendants d’Emile Gallé.



La feuille rongée, vase-sculpture d'Emile Gallé.



Les Hommes noirs, 1900 par Émile GALLÉ et Victor PROUVÉ

Voir ICI l'affaire Dreyfus et les hommes noirs

Vase "Les hommes noirs, 1900", en verre soufflé de forme sphérique à col étranglé entre deux anses appliquées, décor floral dégagé à l'acide et repris à la roue, portant les inscriptions: "Hommes noirs, d'où sortez-vous ? / Nous sortons / de dessous terre / Béranger". Signé "Gallé 1900" et "V. Prouvé". Trois silhouettes sortent d'une boue noire, la couleur évoquant la noirceur des âmes humaines et la couleur des vêtements des juges de Dreyfus, un lys blanc représentant l'innocence du capitaine.

  - Exposé à l'Exposition Universelle de Paris, 1900.
  - Ici modèle du Corning Museum of Glass
  - Un exemplaire similaire existe au Musée de l'École de Nancy

Les Hommes Noirs a été conçu par  Emile Gallé en collaboration avec  Victor Prouvé. Dans une lettre à Prouvé, Gallé a écrit qu’avec les Hommes Noirs, il visait à exposer «le fanatisme, la haine, les mensonges, les préjugés et l’hypocrisie. La décoration du vase représente un appel à la justice, aux droits civils et à la défense des accusés injustement. Son sujet fait référence à l'énorme scandale politique, judiciaire et social qui a entouré un officier militaire juif français nommé Alfred Dreyfus (1859-1935). L'affaire Dreyfus (1894-1906) était relative à une condamnation injustifiée de trahison et une dissimulation ultérieure; cette affaire a divisé la société française pendant plus d'une décennie.

" La signification du vase "Hommes noirs d'où sortez-vous" est immédiate, non pas seulement par l'emprunt, alors pour tous évident, fait au pamphlet de Béranger (Hommes noirs, d'où sortez-vous?), mais en raison de ses tonalités évocatrices des ténèbres. En cela, il s'inscrit dans la descendance de deux pièces antérieures d'une dizaine d'années, particulièrement remarquées pour leur coloration sombre. Sur la première, présentée à l'Exposition Universelle de 1889, un crapaud tapi dans l'ombre s'apprête à happer une libellule ; le second modèle montre un pélican aux prises avec un ptérodactyle. Le contraste entre la laideur repoussante des uns et la grâce aérienne des autres se veut symbole de la lutte des forces du bien et du mal"





Vase  conçu par Gallé et Victor Prouvé  et réalisé en collaboration avec l'Escalier de Cristal à Paris. Cette entreprise produisait des verres émaillés et gravés.



Emile Gallé ici, tout comme Philippe-Joseph Brocard (1831-1896) reproduisent avec une finesse extrême le complexe décor émaillé et doré des verreries Mamelouk. Gallé cherche à dépasser le modèle pour en donner sa vision personnelle.

L'un des chefs-d'oeuvre du Musée de l'Ecole de Nancy: la Table « le Rhin » de 1889 . Emile Gallé, plateau de Victor Prouvé sur le thème de l’annexion de l’Alsace et de la Moselle par l’Allemagne en 1871. La table et un détail du plateau.


Victor PROUVE (1858-1943)


Victor Prouvé 1896 (anonyme)  et 1897 (photo Henri de Ponton d'Amécourt) (ayant-droit Henri Prouvé)

« Né dans un milieu de dessinateurs en broderie, Victor Prouvé entre à l'Ecole de dessin de Nancy, puis à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Cabanel. Résidant à
Paris jusqu'en 1902, mais sans cesser de participer à la vie artistique nancéienne, il devient le second président de l'Ecole de Nancy à la mort d'Emile Gallé en 1904.
D'abord peintre portraitiste et paysagiste, il est aussi sculpteur, graveur, travaille le cuir et le métal, donne des dessins de broderies et de bijoux, et collabore avec de nombreux artistes et industriels de l'Ecole de Nancy. Il dessine plusieurs décors de verreries et de meubles pour Emile Gallé, réalise des études en plâtre pour Eugène Vallin, crée des motifs de broderies pour Fernand Courteix et Albert Heymann, fait éditer ses statuettes par les frères Mougin, par Daum, par des bronziers parisiens, etc. Il réalise également de nombreux menus, programmes, vignettes, affiches et illustrations d'ouvrages.
Ses envois aux Salons de Paris et de Nancy depuis 1882, lui valent une reconnaissance nationale et lui amènent de nombreuses commandes publiques et privées. Il décore de grands panneaux décoratifs la salle-des-fêtes de la mairie du XIe arrondissement de Paris et l'escalier de la mairie d'Issy-les-Moulineaux. Avec Emile Friant, il reçoit la commande du plafond de la Préfecture de Meurthe-et-Moselle et réalise pour l'Hôtel de Ville de Nancy douze médaillons symbolisant les mois de l'année. Il peint le plafond de la Caisse d'Epargne de Commercy et une grande toile décorative pour la brasserie La Lorraine représentant plusieurs personnalités nancéiennes participant à une fête de Bacchus.
Il révolutionne l'art de la reliure avec Camille Martin et le relieur René Wiener à l'Exposition du Champ-de-Mars de Paris en 1893, ce qui vaut à l'Ecole de Nancy sa première reconnaissance nationale et internationale. De 1919 à 1940, Victor Prouvé est directeur de l'Ecole des Beaux-Arts de Nancy, sans abandonner une carrière personnelle féconde.
Sont encore visibles à Nancy, les douze médaillons symbolisant les mois de l'année (Hôtel de Ville), le monument de la Croix de Bourgogne (place de la Croix de Bourgogne) et les sculptures de la maison du Peuple (rue Drouin). »
(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=victor-prouve)



Victor et Jean Prouvé 1913 Photo Léopold Poiré

Cette superbe reliure orne un ouvrage traduit et édité  à Paris en 1919, le "Livre de la Jungle" de Rudyard Kipling publié à Londres dès 1894 en anglais.
Le célèbre relieur Lortic fut chargé de la reliure de l'ouvrage et cet artiste a sollicité Victor Prouvé  pour la création de trois cuirs repoussés pour orner les deux plats et le dos.
C'est grâce à son travail sur le cuir, et plus particulièrement sur la reliure d'art, que l'Ecole de Nancy connaît sa première reconnaissance nationale et internationale. Les reliures exposées par Victor Prouvé, Camille Martin et René Wiener au salon de la Société Nationale des Beaux-Arts à Paris en 1893 suscitent autant les louanges des amateurs de modernité que l'indignation des professionnels de la reliure.
 Les trois artistes ont créé neuf reliures mêlant techniques anciennes et modernes (mosaïque de cuir, pyrogravure), dans une composition nouvelle, où une même scène illustre l'intégralité de l'ouvrage. La reliure de Victor Prouvé, Salammbô, est achetée en 1894 pour faire partie des collections du futur musée d'art décoratif de Nancy (qui sera créé officiellement en 1900).




Portefeuille en cuir ciselé 1901


Affiches "exposition d'art lorrain" (1910) et pour le grand photographe Belliéni (place de l'Académie/ Carnot)

Sur Victor Prouvé, on  pourra lire "Art et Industrie 1911": ICI

Victor Prouvé est un touche à tout, peintre, paysagiste, portraitiste, graveur, sculpteur,il travaille le cuir et le métal,dessine des bijoux et des broderies

La joie de vivre

Eau- forte Vanité au livre (1931), dédicacée pour Paul Colin, broderie motif parnaisie des marais, médaille en argent le Souvenir, bague en or ciselée

Projet de couverture du livre de Maurice Maeterlinck "la vie des abeilles"


Le triomphe de Monsieur Corbin par Victor Prouvé


Fresque de V. Prouvé dans la brasserie "La Lorraine"

(voir un autre décor de la brasserie Lorraine ici)


Ils combattent, souscrivons Victor Prouvé 1918

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Livre d'or de l'Est de la France (exposition internationale de l'Est de la France à Nancy en 1909)

Catalogue de l'Exposition d'art décoratif de l'Ecole de Nancy au Palais de Rohan, 7 mars-26 avril 1908. Strasbourg : Imprimerie Alsacienne, 1908

Portrait des demoiselles Moulins par Victor Prouvé, 1903.

Musée de Nancy

Hélène, Marguerite et Marthe Moulins nées à Malzéville respectivement en 1874, 1875, et 1877. Mais qui étaient ces demoiselles Moulins ? Issues d’une famille de musiciens elles descendent en ligne directe de Michel Clément Moulins, musicien né à Béziers le 4 aout 1776. Elles sont les petites- filles du directeur de chef d'orchestre  de l'Opéra de Nancy.

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Lucien WEISSENBURGER (1860-1929)

« Il étudie à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, dans les ateliers de Jules André et de Victor Laloux.
Il revient à Nancy en 1888 et devient l'architecte municipal de Lunéville dont il réalise le théâtre. Il collabore dès 1900 avec Henri Sauvage à la construction de la villa de Louis Majorelle, dont il contrôle l'exécution.
Son activité fait preuve d'un grand éclectisme par ses inspirations variées (Art Nouveau, régionalisme, références historiques) et dans la nature de ses commandes (usines, hôtels particuliers, grands magasins (dont les Magasins Réunis en 1906), les premiers HBM de Nancy).
Il est membre du Comité directeur de l'Ecole de Nancy dès sa création en 1901.
Parmi ses plus prestigieuses réalisations, sont encore visibles à Nancy la villa de l'imprimeur Bergeret (1904) 24 rue Lionnois, son hôtel particulier, cours Léopold, l'imprimerie Royer, rue de la Salpêtrière et l'hôtel-brasserie Excelsior (1910) en collaboration avec l'architecte Alexandre Mienville. »
(Source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=lucien-weissenburger)

Lucien Weissenburger


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Emile ANDRE (1871-1933)

« Issu d'une famille d'entrepreneurs et d'architectes, Emile André étudie l'architecture à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il voyage aux Indes, en Perse, en Tunisie et accompagne à deux reprises une mission archéologique en Egypte. Rappelé à Nancy en 1901 par son père Charles André, architecte départemental, il travaille à d'importants projets dont le premier est la transformation des magasins Vaxelaire rue Saint Jean. La même année, il est chargé avec l'architecte Henry Gutton d'établir le plan du lotissement du parc de Saurupt, où il réalise, en 1902, la loge du gardien, la villa les Glycines et la villa les Roches.
Ses productions, nombreuses et variées (maisons, villas, immeubles, commerces) sont marquées par l'étude
plastique des volumes plus que par la décoration elle-même. La mise en oeuvre très maîtrisée de nombreux matériaux, ajoutée à l'invention de formes décoratives nouvelles, inspirées surtout par le style gothique, donnent à ses édifices un caractère singulier et pittoresque.
Après la première guerre mondiale, il s'occupe de la reconstruction des villages lorrains détruits, Flirey et Limey. Parmi ses réalisations encore visibles à Nancy : maisons Huot, 92, 92 bis quai Claude Le Lorrain (1903), les immeubles Lombard et France-Lanord, 69 et 71 avenue Foch (1902-1904), la banque Renauld (actuelle B.N.P.) rue Saint-Jean (1908).
Dès 1901, il est membre du Comité directeur de l'Ecole de Nancy. »
(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=emile-andre)


Emile André

Bureau et Comité directeur de l'Ecole de Nancy en 1904


Liste des membres de l'Ecole de Nancy et domaine d'activité en 1904

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Lucien Weissenburger est l'architecte de l'imprimerie Royer et les sculptures sont d'Ernest Bussière (enfant et une pierre litho, à droite et enfant à la  presse, à gauche). Larges ouvertures et structure métallique avec acier, rivets, briques et pierres pour le bâtiment.



Collaboration entre Auguste et Antonin Daum et le sculpteur Ernest Bussière

Vase la brachtée d'ombelles 1900 verre soufflé-moulé, multicouche, gravé à la roue (MBA Nancy)
Vase brachtée d'ombelles 1897 faïence fine de petit feu à décor de glaçure à peau réfractaire (Musée de l'Ecole de Nancy)

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Coupe en grès aux "trois bustes féminins", Gambrinus, et "la vague",  jardinière en céramique.
(Photos Artlorrain)


Œuvres d’Alfred Finot, sculpteur (1876-1947), membre en 1901 du comité directeur de l’Ecole de Nancy, formé par les sculpteurs Ernest Bussière et Louis-Ernest Barrias. Il est notamment connu pour son monument du peintre Charles Sellier à la Pépinière, diverses tombes au cimetière de Préville, le fronton aujourd’hui détruit des brasseries Champigneulles (voir photo de Gambrinus) (photo d'Alfred Finot)

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Lampe de bureau Daum-Cayette vers 1930
Musée de l'Ecole de Nancy Photo Claude Philippot


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.....dans le domaine des pâtes d'émaux agglomérés ou pâtes de verre, A. Walter associé à Daum dès 1903 et la collaboration avec le chef décorateur H. Bergé. Voir l'évolution dans l'art de ces grands artistes de l'Ecole de Nancy ICI



Henri Bergé (autoportrait en 1915, Musée Lorrain et Amalric Walter (portrait par H. Bergé 1932)
Arrêt total des productions de ces deux artistes en 1935.




Lucane et caméléon par Walter


Isidora Duncan par  Amalric Walter et J. Descomps vers 1925
Chrysler Museum of Art Norfolk, Virginie



Plaque à la rose /  Plaque de verre signée Henri Bergé Amalric Walter
Chrysler Museum of Art, Norfolk Virginie

Baguier au lézard, dessin aquarellé d'Henri Bergé qui est le fournisseur de tout un bestiaire destiné à  A. Walter.






En 1902,l'architecte Georges Biet et l'ingénieur Frédéric Schertzer exécutent pour Royer,propriétaire du Grand Café au Point-Central, une guinguette à Malzéville, la Cure d'Air Trianon, rue Pasteur (photo du bas). La brasserie est ornée de nombreux vitraux dessinés par Henri Bergé, représentant les grandes marques de l'époque: Grande fine champagne, Guignolet, rhum Saint-James, absinthe Cusenier, Vermouth, diverses liqueurs, les eaux de source de Vichy ou encore la laiterie Saint-Hubert. À l'origine, ces 22 verrières publicitaires occupaient les trois faces libres de la salle, donnant à l'ensemble une grande luminosité.  Aujourd"hui, hélas, des vitraux ont disparu, d'autres ont été retirés  (photo du haut)


Louis Hestaux est membre du Comité directeur de l'Ecole de Nancy dès 1901. Peintre, décorateur, dessinateur chez Gallé, remplaçant ce dernier à sa mort comme directeur artistique. Il participe à la création de la table "le Rhin".

La porte de la Craffe, chardons, croix de Lorraine

Un peu d'histoire :
 Rappelons qu'au cours de l'année 1891, la France et la Russie ont conclu un accord connu sous le nom d'"Amitié franco-russe".
 Deux années plus tard, en octobre 1893, l'escadre russe commandée par l'amiral Avellan rendit sa visite à la flotte française à Toulon puis à Paris. Les militaires russes furent reçus par le Président Sadi Carnot et l'Amiral Henri Rieunier, ministre de la marine, donnant lieu à de grandes festivités et aboutissant à la ratification de la convention militaire par le tsar quelques mois plus tard.
 Pour l'occasion les provinces françaises furent sollicitées pour participer aux cérémonies.
 La Lorraine eut l'idée de créer un "Livre d'Or" à offrir en cadeau aux dirigeants russes.
 Dans ce "Livre d'Or" actuellement au Musée de l’Hermitage de Saint- Petersburg furent regroupés soixante et onze oeuvres sur papier crées pour l'occasion par les artistes lorrains les plus représentatifs de l'époque.




Le peintre sur faïence Musée de l'Ecole de Nancy (Photo Claude Philippot)



L'aube en janvier à Nancy par Louis Hestaux



Affiche Bergeret pour les frères Cayotte (plâtrerie, stuc)



Joseph JANIN (1851-1910). Deux vitraux figurant un chien de chasse et deux canards dans un paysage. Signés et datés 1908. 147 x 75 cm et 147 x 56 cm. Proviennent de la salle à manger de la maison située 25 rue Bassompierre à Nancy.



Le vitrail de Georges Janin de l’Institut dentaire Alain Westphal de Nancy

L’Institut dentaire de la Faculté de médecine de Nancy s’installe dans ses nouveaux locaux de la rue Heydenreich vers 1936. Au niveau européen, cet établissement se distingue par son architecture et aussi par sa fonctionnalité. Un grand vitrail de 3 m 30 de haut et de 2 m 60 de large, réalisé par Georges Janin en 1932

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Architecture





Maison Lejeune 1902-1903, par Emile André, rue du Sergent Blandan et Maison Huot quai Claude Le Lorrain

Maison Huot: deux maisons jumelles construites en 1903-1904 par Emile André pour Frédéric Huot un Mosellan




Maison Majorelle rue Majorelle et Pharmacie Jacques rue Jeanne d'Arc



Maison bergeret rue Lionnois et maison Gaudin rue Charles III



Maison Biet et maison Renaudin rue Pasteur



Entrée de la maison Renaudin, la famille en 1906



Maison Ducret rue Jeanne d'Arc et oriel de la graineterie Génin rue Bénit, aux vitraux par Jacques Grüber, vitraux exécutés par le peintre verrier Charles Gauvillé.



Décor de vigne



Les  photos précédentes: nous sommes bien au 152 rue Jeanne d’Arc avec une belle maison d’influence naturaliste réalisée par Louis Déon  (1879-1923), architecte dont on retrouve de beaux immeubles à Nancy notamment Avenue Anatole France. La maison date de 1904 et les sculptures sont de Léopold Wolff (1863-1924). Une belle réalisation avec des caractéristiques art nouveau : manque de symétrie, arcs irréguliers, naturalisme, continuité des lignes,…
Cette maison a été réalisée pour Lucien George, négociant en vins et liqueurs d’où ce magnifique décor. Ultérieurement la maison fut une succursale Dunlop.

La maison voisine au 154 rue Jeanne d'Arc est également art nouveau avec une forte asymétrie des travées de la façade. Réalisation de Paul Charbonnier (1865-1953). Quelques éléments avec lobes pour les balcons.



Musée de l'Ecole de Nancy, maison Corbin




Verrière du Crédit Lyonnais, rue Saint-Jean (banque LCL)
de Jacques Grüber, exécutée par le peintre verrier Charles Gauvillé





Immeuble Mangon ( en haut à gauche) et maison du Docteur Hoche (en haut à droite et en bas)

Jacques Gruber exécute cinq verrières avec libellules, papillons, ombellifères,… pour la maison bourgeoise du docteur Léon Hoche, professeur d’anatomie à Nancy, villa construite en 1906-1907 par Georges Biet (1869-1955).
L’une s’intitule Luffas et nymphéas et est destinée à la salle à manger, aujourd’hui au musée de l’Ecole de Nancy dans la chambre à coucher Majorelle.
Ce vitrail peut être vu de l’intérieur comme de l’extérieur ; on y voit des nénuphars au premier plan sur fond de paysage lacustre, le tout encadré par des plantes grimpantes, des luffas aux fruits verts, rien au centre afin de laisser passer la lumière.



L'Excelsior (brasserie Flo) et Immeuble Biet






Immeuble Margo rue Stanislas et pharmacie Rosfelder rue de la Visitation

 Pharmacie centrale Rosfelder
Cette frise de fleurs de pavots et ces carreaux de grès flammés bleu-vert attribués au céramiste Bigot décorent la façade de la pharmacie Rosfelder au 12 de la rue de la Visitation à Nancy.
L’architecte Emile André a conçu la façade en 1902. On peut voir encore les portes monumentales en acajou de style gothique avec ferronneries en forme de plumes de paon, poignées travaillées de plein bois et des caissons dessinés de jarres faisant référence aux jarres de drogues.

Sur les pharmacies art nouveau à nancy



Magasin Arthur Goudchaux (1901) – 4 rue des Dominicains, Nancy (54). Aujourd'hui crédit agricole.
Eugène Vallin 1901, pour ce fourreur Goudchaux, qui, comme Gorlacher au 22 de la même rue, parait nos élégantes de visons, martres et autres cravates de putois.



Ensemble Poirel, rue Victor Poirel



Villa Marguerite rue du Colonel Renard et maison Noblot rue Albin-Haller



La villa "les Roches" par Emile André, 61 rue des Brice, le même Emile André qui réalisa une villa très semblable à Commercy, "les Glycines" au 102 rue des Capucins / En photo, comparaison des 2 villas, les Roches avant transformation et "les Glycines"



Villa (détruite) Fournier Defaut



Villa "Les Glycines", parc de Saurupt

Quelques mots sur le Parc de Saurupt, seul ensemble Art Nouveau de Nancy et dont on connait les prestigieuses villas encore aujourd’hui ainsi que les très beaux arbres :
Le domaine appartient à Jules Villard qui décide de la valoriser en le partageant en 88 parcelles destinées à la construction de villas et hôtels particuliers destinés à une clientèle bourgeoise.
Le projet initial de création du parc date de 1901 et est confié à Emile André et Henri Gutton. Ces deux jeunes architectes sont chargés de créer sur l’ancien parc du château de Saurupt, un lotissement de 16 hectares, destiné à la grande bourgeoisie. Trois autres architectes, Charles Bourgon, Henri Gutton et Lucien Weissenburger, viendront s'y adjoindre. Ce parc, clos et gardé par un concierge (voir sa maison ci-dessous près de la grille) répond alors à une demande forte de concilier la ville et la campagne.
Les villas projetées sont placées au centre de larges parcelles. L’aspect paysager de ce nouveau quartier est une préoccupation clairement exprimée dans le cahier des charges de 1902. Au début du XXe siècle en effet, le style paysager est à la mode avec aménagement des jardins, collection d'arbres remarquables, tracés sinueux, … Les parcs des villas sont plantés d'essences horticoles caractéristiques du début du XXe siècle : hêtre pourpre, érable pourpre, catalpa, tilleul, saule pleureur, cèdre bleu, ginkgo, etc. Ces arbres à grand développement, pour beaucoup centenaires, sont proportionnels à la hauteur des villas, assurant alors une grande harmonie paysagère
Cette « cité-jardin » fermée et surveillée par gardien s’inspire de celle du Vésinet créée en 1863 mais elle ne remporte pas le succès escompté. En 1906, le premier projet est révisé : désormais les grandes villas font place à de petites maisons mitoyennes à deux travées, avec jardinet sur l’avant et grand jardin en lanière, à l’arrière.
Seule la partie sud-est du projet sera réalisée. Après 1906, on optera pour des maisons mitoyennes à deux travées, avec jardinet sur l’avant et grand jardin en lanière à l’arrière. (Caue 54)





Banque Varin-Bernier place Maginot et maison Arnoux-Masson rue Saint-Dizier



Porte de la maison Collignon serrurier / ferronnier d'art à Nancy- Boudonville en 1905  (à gauche)
Très semblable à la porte du Castel Béranger d'Hector Guimard à Paris, porte réalisée quelque dix ans avant (à droite)



Verrière de la véranda de la maison Collignon serrurier / ferronnier d'art à Nancy- Boudonville en 1905 par l'atelier des peintres verriers nancéiens Koenig et Lafitte (NancyRetro)



Loge du concierge rue des Brice et Villa Lang boulevard Clémenceau



Maison Houot et banque Renauld rue Chanzy

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Magasins Réunis



1906 reconstruction par Eugène Corbin des bâtiments achetés par son père Antoine Corbin en face de la gare de Nancy



les Magasins Réunis,  magasin "art nouveau"






Les Magasins Réunis avant l'incendie accidentel de 1916.

Art nouveau et tourelles d'angles à la mode des magasins parisiens.

Photos d'Antoine et d'Eugène Corbin

Antoine Corbin (photo ci-dessus) (Nancy 1835-1901), est le créateur des Magasins Réunis. Il ouvre un premier magasin en 1867 sous la porte Saint-Nicolas, ce sera le bazar Saint-Nicolas puis achète en 1883 plusieurs maisons au niveau de l’avenue Foch et de la rue Mazagran à proximité immédiate de la gare …et donc avec la vision d’un  marché potentiel important.
Le nom de Magasins Réunis date de 1890.
Antoine meurt en 1901, son fils cadet, Eugène Corbin (photo), poursuit l’œuvre de son père.
En 1906 Eugène Corbin reconstruit progressivement les immeubles achetés par son père en adoptant un style « art nouveau » avec lanternes d'angles (photos) (architecte : Lucien Weissenburger,  bronzes de Jules Cayette, vitraux de Jacques Grüber, cariatides de Victor Prouvé,….)
En 1912, les Magasins Réunis proposent 70 départements de vente sur une surface de 4 000 m2 mais également un salon de thé (voir affiche vers 1909), une salle de spectacle,  une galerie d'art, et un espace de vente est spécialement consacré aux œuvres des ateliers Louis Majorelle, ou encore de la cristallerie Daum…
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Immeuble du Docteur Aimé et magasin Vaxelaire rue Raugraff



Coin rue Saint-Jean / rue Raugraff: magasin construit de 1900 à 1901 pour François Vaxelaire, de nationalité belge et originaire de Wissembach (68) , créateur d'un ensemble de grands magasins.
Le gros-oeuvre en maçonnerie est confié à l'entrepreneur nancéien Alexis Boudot. La structure métallique est réalisée par Frédéric Schertzer, la devanture est conçue par Emile André et exécutée par Eugène Vallin. La céramique de la devanture est réalisée par Alexandre Bigot.
Entre 1927 et 1930 cet ensemble est presque totalement transformé par l'architecte nancéien Raphaël Oudeville (photo ci-dessous). Par acquisition, destruction de plusieurs immeubles dont la librairie Sidot  (photo ci-dessus) à droite), Vaxélaire a pu réunir ses deux magasins de la rue Saint-Jean (ci-dessus) et de la rue Raugraff; dans ce but, la librairie Sidot  avait été rachetée en 1927. (Photo NancyRetro)


Construction Raphaël Oudeville 1927-1929 remplaçant le bâtiment Art Nouveau d'Emile André



Villa des Roches rue des Brice et maison de ville rue du Maréchal Gérard ( Les Colombes)





Villa Olry - 192 av du général Leclerc - Architecte Emile André - 1904

Les faïences (d'origine inconnue, faute de pouvoir les démonter) représentent des pensées.

Pour les pensées du décor, ne faut-il pas chercher du côté de Paul Descelles qui a travaillé pour Gallé?
Quel lieu de fabrication? peut-être Rambervillers ?

(La Société anonyme des produits céramiques de Rambervillers, créée en 1864 par la famille Cytère) ?

Les architectes utilisent la céramique comme élément architectonique (faisant partie de l'ensemble architectural): cheminée, rampe d'escalier,ou comme élément décoratif au-dessus des fenêtre ou des portes. A Rambervillers, on trouve alors une société produisant des grès flammés très prisés par les architectes de Nancy. Ces derniers fournissent des modèles de cheminée, rosaces, frises et carreaux. On a présenté de tels modèles à l'exposition de Nancy de 1904.
 
Le clos Olry, du nom de son propriétaire Achille Olry, industriel dans le drap au milieu du 19ème siècle devenu riche propriétaire du faubourg Saint-Pierre, était situé vers le 160 de la rue du Montet (192 avenue du général Leclerc aujourd’hui) et s’étendait jusqu’à l’ancien Champ de Mars. Il était constitué de vergers et de chènevières.
Au début des années 1900, ce clos fut vendu et occupé au fil des années par de jolies villas réparties des deux côtés d’une rue particulière traversant le clos, rue qui fut classée (*).
Les promoteurs et les propriétaires choisirent de baptiser la rue du nom d’un grand nom de l’histoire de la région, le Leude d’Austrasie Charles Martel (689-741), vainqueur de Poitiers. On avait même pensé à l’époque édifier une statue équestre sur la Carrière pour « faire le pendant » avec la statue de Jeanne d' Arc !


(*) Un petit rappel sur les rues particulières
La question des rues particulières a fait couler beaucoup d’encre à Nancy dans les années 1880-1910. Des propriétaires désireux de faire de gros profits ont ouvert des rues particulières sans se soucier au départ d’un plan d’ensemble. En 1907 plus d’une vingtaine de rues attendaient leur classement officiel. Tout était terminé en 1909.
A la fin de cette période heureusement, la mairie est intervenue avec l’édiction d’un règlement. Quel était donc ce règlement pour l’obtention d’un classement des rues particulières ?
Il fallait :
o    Terminer les canalisations d’éclairage, d’égouts et les travaux de chaussée ;
o    Affecter un capital pour faire les trottoirs, bordures,…
o    Le propriétaire devait abandonner à la ville le sol de la rue, les conduites d’eau, les égouts, …
o    La ville pouvait dénommer la rue ainsi classée et admise dans la voirie urbaine

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Les abeilles de la Villa "les pins" 2 rue Albin Haller



Etablissement Emile Gallé rue Jean Jaurès et maison Geschwindhammer quai de la Bataille



Immeuble Louis Déon avenue du Maréchal Juin 1909
Les réalisations de Louis Déon à Nancy

Anectote:

Dans cette maison exerçait Germaine au début du 20ème siècle. Mme Germaine Béguin, dite Germaine de Rouen (de son vrai nom Mme Béguin, née Héloïse-Gabrielle Catherin, 45 ans) est installée dans une confortable villa « de style volubilis » autant dire Art Nouveau, rue de la Garenne.
La porte en est toujours ouverte.
Le syndicat des médecins dépose une plainte contre elle début 1928 pour exercice illégal de la médecine. Une descente de police suivie d'une perquisition qui ne donne aucun résultat.
Naguère, la police, qui a des attentions pour elle, avait organisé un service d'ordre car il y avait une file de malades devant sa porte. Aujourd'hui il n'y a plus de queue à l'extérieur, on vient sur rendez-vous et ceux qui n'ont pas leur numéro sont renvoyés impitoyablement.
Mme Germaine est une femme corpulente, au sourire gracieux. Elle est tout de blanc vêtue et des perles de verre s'égrènent sur sa poitrine. Les yeux, petits, n'ont pas cette fascination qu'on prête aux mages et aux faiseurs de miracles.
Mais l'attitude et le ton sont impératifs. Les mains ont un frémissement perpétuel.
Exerce –t-elle par magnétisme ? Non, dit-elle, il ne s'agit pas de magnétisme.
Germaine de Rouen traitait en trois séances, toutes les sortes de maladies, qu'elle prétendait guérir par le moyen de rayons ou d'effluves émanant de son corps.
« Je me charge comme un accumulateur. Je suis le pôle positif, vous comprenez ; mon malade est le pôle négatif. Tout malade est négatif. Et le courant passe, nettoie, aseptise. Je ne remplace pas les organes détruits, je purifie les organes infectés. «
Comme le mot de radioactivité » égare parfois dans la conversation, on pense que Mme Germaine boit des sels radioactifs. Mais ce n'est là qu'une hypothèse et la formule du « glor » comme elle l'appelle, n'a pas été divulguée.
Elle opérait en présence d'un médecin, qui était son paravent légal. Puis le médecin est renvoyé.
Nul n'est introduit s'il n'atteste par écrit qu'elle n'a pas demandé d'honoraires et que la gratification était absolument .libre. Cette gratification va de 500 à 1,000 francs par groupe de trois ou quatre séances
Un médecin le docteur parisien Camille Ferté qui était un temps à ses côtés (une maline Germaine) fut également poursuivi par la justice et condamné à 3 mois de prison et 200F d’amende pour complicité.
Résultat du procès : un an de prison et 1000 F d’amende
(tribunal correctionnel de Nancy 25/10/ 1928 début du procès)
En appel (Février 1929) et grâce à la défense de son avocat lillois Philippe Kah, le délit d’escroquerie n’est pas retenu et Germaine échappa à la prison. Ne reste que les 500 F d’amende pour exercice illégal de la médecine: imposition des mains pour communiquer le fluide. (Février 1929)
La cour de cassation rejette le pourvoi déposé par Germaine (21 juin 1929)





Immeuble Kempf, Cours Léopold par Félicien et Fernand César 1903-1904

Immeuble construit de 1903 à 1904 pour Nicolas Kempf, négociant de bière à Nancy. Gentil et Bourdet, céramistes à Billancourt, réalisent les panneaux décoratifs de la façade sur rue, tandis que les verrières sont de Jacques Grüber.



Immeuble Kempf 40 Cours Léopold (en haut), autres photos
Immeuble Weissenburger 1 Boulevard Charles V et Immeuble l'Est Républicain 5B avenue Foch



Maison du Peuple, 2 rue Drouin sculptures de Victor Prouvé



Immeuble Camal 5 rue Saint-Julien
Le Casino des Familles (3 travées par Lanternier à gauche et trois travées par Paul César à droite) au 3 de la rue




Banque Varin Bernier 4 Place Maginot et entrée, Pharmacie du Ginkgo 38 rue des Dominicains



La chaumière de Louis Guingot, rue d'Auxonne à Nancy '1904-1905)

(photo Clément Daynac / groupe Facebook nancyretro 07-2019)



Par Louis Guingot, en 1902, "l'envol du ballon place Stanislas" (MBA de Nancy)

La nacelle est occupée par Emile Friant, Eugène Corbin, le maire Maringer et Guingot. Son épouse observe à la jumelle à-côté de sa fille.



25 rue de Malzéville à Nancy, hôtel construit par l’architecte parisien Jacques Hermant entre 1901 et 1903 pour le tanneur Victor Luc. Mobilier et ferronneries de Majorelle, frise décorative constituée de panneaux de grès émaillés (éléments moulés ornés d’iris) ; enfin, escalier exceptionnel en grès flammé par Gentil et Bourdet, verrière par Jacques Grüber.






Maison du docteur Spillmann par Lucien Weissenburger 1907-1908. Décor à la pomme de pin.

Jean Bourgon est intervenu en 1930 pour construire un jardin d'hiver, les portes étant réalisées par l'atelier Jean Prouvé.
Aujourd'hui le propriétaire en est le Grand Nancy (OPh Office public de l'habitat)) après une occupation par l'EDF.

Autant la frise à décor de pin est connue, autant on remarque peu le décor des fenêtres



Entrée de la maison Fruhinsholz dans la cité-jardin du Parc de Saurupt construite de 1908 à 1910 pour Adolphe Fruhinsholz, fabricant de tonneaux, par l'architecte Léon Cayotte. Les verrières sont réalisées par le maître-verrier Jacques Gruber. Une des dernières villas du lotissement du Parc de Saurupt à refléter l'influence de l'Art Nouveau. Cayotte n'a pas fait partie de l'Ecole de Nancy. Photo de droite:Image Est.

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Autres exemples de l'art nouveau à Nancy:

Villa Majorelle

L'Excelsior: décoration Ecole de Nancy et Art Déco

Maison Bergeret: vitraux et meubles Ecole de Nancy

Chambre de Commerce et d'Industrie de Nancy: vitraux Ecole de Nancy de Jacques Grüber

La grille du square Jules Dorget

Maison Schott

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