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Architecture des quartiers Ouest de Nancy

rue du Faubourg Saint-Jean;place de la Commanderie; rue des Goncourt; 69 et 71 avenue Foch; rue du Téméraire; rue des Bégonias; maison Majorelle; maison Corbin; parc de Saurupt; rue Félix Faure; les Chamettes; la Chiennerie; le Placieux; la Cité Senn; les Provinces; la tour Saint-Thiébaut; le Centre des Congrès Prouvé; l'avenir
Charles Masson

La Rue du Faubourg Saint- Jean (avenue Foch)


Ce nom est donné à cette voie en 1867; c’est la voie de prestige du second empire avec ses 17 m de largeur ; ouverte  en ligne droite depuis la porte Saint- Jean (construite en 1612 et démolie en 1874) puis la rue Saint- Léon jusqu’à l’enclos de la Commanderie ; elle sera achevée dès les premières années de la 3ème République.

Modèle d’époque pour ses constructions :
Jusqu’en 1872, les constructions sont des demeures bourgeoises particulières de style classique puis de 1872 à 1881, phase importante de construction, celles-ci voisinent  avec des immeubles de rapport bourgeois  ou des immeubles d’entrepreneur propriétaire, c’est l’apparition du promoteur. Voir en particulier:
- la maison de rapport datée de 1893 sur la façade, exemple de la première "Société de Construction Immobilière" de Nancy avec un grand balcon sur façade mais un décor sobre, pas encore dans le style de l'Ecole de Nancy comme les immeubles des 69 et 71 avenue Foch;
- la brasserie Greff aujourd'hui transformée en habitations, donnant également rue de la Commanderie.
Avec ferronneries de balcons, consoles décorées, médaillons, mansardes, ces immeubles ont parfois des jardins à l’arrière.
De 1881 à 1891 : essor freinée des constructions car la rue du Téméraire voisine s’urbanise.
De 1891 à 1901 : essor modéré des constructions car la rue des Bégonias voisine s’urbanise.
De 1901 à 1911 : fin de l’urbanisation de la rue du Faubourg Saint- Jean avec le très bel  hôtel d’un conservateur des Eaux et Forêts, Fernand Loppinet,  la villa en angle d’un professeur de la faculté de médecine Paul Jacques, et les œuvres de l’architecte André au 69 et au 71.

 A cette époque, la rue du Faubourg Saint-Jean se différencie de la rue de la Commanderie voisine de par les catégories sociales : commerçants, boutiquiers, d’une part et professions libérales, cadres, patrons, rentiers  ou militaires d’autre part.

A voir, au coin de la rue de la Commanderie, l'Hôtel de la Tour Saint- Lambert (1) construit en 1893 par l'architecte Humbert, avec de très beaux balcons en fer forgé et, en haut, les bustes des poètes de Saint-Lambert et Pierre de Blarru, auteur de la Nancéide; ces statues sont l'oeuvre de Benoît Godet (1894).
A signaler également une maison de rapport, datée de 1893, exemple de " Société de construction immobilière", la première à Nancy; décors sobres, grand balcon.

(1) Jean-François de Saint-Lambert, poète lorrain, premier de cette région à avoir intégré l'Académie Française, Voltaire disait de M. de Saint-Lambert qu'il était l'un des plus beaux génies du siècle, les curieux pourront s'en faire une opinion avec le poème « les saisons »

Le poète était  issu "d'une famille d'une famille roturière de la ville-vieille, les Lambert.
Il s’est fait anoblir par sentence du Bailliage de Nancy, du 28 mai 1761.
Les noms roturiers de Charles Lambert, que portait son père, ont été
rectifiés en vertu de cette sentence, par une annotation marginale
ainsi conçue: « Ce jourd'huy vingt-neuvième may 1761, en
exécution d'une sentence du Bailliage de Nancy, du jour d'hier,
les mots du sieur et ceux de saint ont été ajoutez au présent
acte, par nous Joseph-Antoine François, écuyer, doyen des conseillers
au Bailliage dudit Nancy, en présence du greffier soussigné.
En conséquence, ordonne que pour les extraits du présent
acte de baptème qui en seront levez les mots du sieur et de
saint seront insérez. Signé: François et Noël" (info Clément Daynac / Charles Courbe,"Promenades historiques.." p337)




Liber nanceidos de Pierre de Blarru (1437- Saint-Dié 1510)
 ( traduit sous le titre "la Nancéide")
Le poème composé de 5044 vers en six livres raconte la lutte entre René II et Charles le Téméraire entre 1475 et 1477, et particulièrement les trois sièges que Nancy eut à subir pendant cette période.
Gravure sur bois par Pierre Jacobi 1518
L’illustration du poème épique de Pierre de Blarru est attribuée à Gabriel Salmon. C'est l'un des premiers livres imprimés à St Nicolas de Port



Place et rue de la Commanderie et avenue Foch 

 D'abord simple carrefour sans nom, cette place reconfigurée en 1903 a failli s'appeler Place des Templiers, avant de s'appeler Place de la Commanderie Saint-Jean (1903) puis place de la Commanderie.




Les bains Marceau au début du 20ème siècle, rue de la commmnaderie

Ce qui se dit à l'ouverture en déc 1898:

L'aile gauche des « Bains Marceau » qui vient d'être inaugurée, comprend outre les cabines à baignoires, une salle de bains-douches appelée « Salle Cazalet « , en souvenir du créateur à Bordeaux, en 1892, du premier établissement de bains-douches en France.
Les cabines à baignoires sont spacieuses, coquettes et confortablement meublées.
La propreté la plus complète y sera facilement entretenue. . -
La salle Gazalet renferme dix-huit cabines de bains-douches ou d'aspersion.
Chaque cabine est divisée en deux parties, une pour le déshabillage, l'autre exiguë pour recevoir la douche.
Et d'abord qu'est-ce qu'un bain-douche. Le mot bain rappelle la baignoire ; le mot douche fait songer au jet violent de la lance ; le bain-douche c'est de l'eau tombant d'une pomme d'arrosoir, en pluie bienfaisante extrêmement diluée, qui peut s'arrêter à volonté.
On tire une chaînette, il tombe de l'eau chaude. On arrête on se savonne et on recommence à tirer là même chaînette. ..
L'opération proprement dite du bain dure selon l'habileté de 3 à 5 minutes. — Le déshabillage et rhabillage de 10 à 15 minutes, de sorte qu'en un quart d'heure, 20 minutes au plus on s'est parfaitement lavé, tout en ayant stimulé , son organisme. .
Les murs, boiseries de l'établissement sont recouverts d'un vernis émail du plus bel effet.
Il va sans dire que le chauffage est à la vapeur et la lumière à l'électricité.
Cette partie de l'établissement a été exécutée dans moins de quatre mois.
Les entrepreneurs ont été :
Pour la charpente en fer : M. F. Schertzer.
Pour la maçonnerie : MM. France Lanord et Bichaton.
Pour la menuiserie : M. Girard't.
Pour la serrurerie : M. Pister.
Pour la plomberie : M. Nicolas.
Pour la plâtrerie : M. Dinot.
Pour la peinture et vitrerie : M. Petitmangin,
La Société générale électrique a exécuté les travaux d'éclairage.
M. Diébold a établi la canalisation d'eau chaude et de vapeur.
 La maison E. Detaroche et ses neveux de Paris a-fourni tes appareils spéciaux.
M. Demerlé l'un des propriétaires était du reste récemment ingénieur attaché à cette maison..
Tous ces travaux et installation; ont été exécutés d'après les profils de MM. Demerlé .et Jules; Thiébaut, architecte.
Le plan d’ensemble qui nous a été soumis nous promet une installation modèle, et si nous en jugeons par la faible partie qui vient de s'ouvrir, Nancy, aura l'année prochaine des bains spacieux et confortables comme on en trouve dans les grandes villes de France et à l'étranger.



Le 1 et le 3 de la place de la Commanderie  ont été réalisés en 1898 et 1897 respectivement par l'entrepreneur Muscat, comme l'indiquent les inscriptions sur les immeubles.


Place de la Commanderie

Nous sommes tout près des deux immeubles Art Nouveau / Architecte Emile André des 69 et 71 avenue Foch (anciennement Faubourg Saint-Jean) réalisés respectivement pour Jules-Léon Lombard et Jean-Baptiste France- Lanord . Ces deux immeubles bien connus ont été réalisés par France-Lanord et Bichaton (neveu de F-L) (photo ci-dessous)

En 1890, P. Muscat achète un grand terrain et y construit sa maison. Il vend les parcelles restantes en 1902, deux parcelles sur lesquelles seront construits les deux immeubles précédents, l’un à M. Lombard, l’autre à l’entreprise France-Lanord et Bichaton (au 71).
L'immeuble 1 ou le 3 serait l'immeuble de P. Muscat puisqu'on indique que la parcelle F-B est comprise entre la parcelle Lombard et l'immeuble Muscat.
Pourquoi ces dragons sur le 3 de la place de la Commanderie? Mystère
Dr Jacques 1905 par Charbonnier     Fbg StJean


69 et 71 Avenue Foch (photo JP Puton)


Maison du Dr Jacques 1905 par Charbonnier



Hôtel Loppinet 1902 par Bourgon et Vautrin


La Rue des Goncourt

 Cette rue a été créée au mois de décembre 1894, Daum y a habité. Rappelons que lors de la construction de cette rue, on a découvert un cimetière mérovingien avec une cinquantaine de tombes et de nombreux objets (armes, bijoux,..)


Rue des Goncourt

Rue Le Téméraire (1881- 1901):

Exemple d’urbanisation de cette époque, résidentiel et artisanal :
-  rue surtout résidentielle
- la moitié des propriétaires exercent des fonctions dans le bâtiment ou la voirie  (petite bourgeoisie), l’autre moitié sont des rentiers, souvent retirés du négoce, quelques commerçants aussi et l'édition.
- rue habitée par des employés et de petits patrons souvent propriétaires de leur maison ainsi que par des ouvriers compte-tenu de la présence d’ateliers
- habitations de type R+2  R+3 accolées, avec cour modeste en arrière, quelquefois avec atelier ou commerce
- pas d’immeuble « art nouveau », mais il ne s’agit  plus toutefois de vieux immeubles de style Second Empire
- monotonie des immeubles de rapport, étroits, exigus ; peu de décors en façade si ce n’est quelques  balcons en fer forgés toutefois.
Il s’agit d’immeubles simples, peu chers dont la location est sûre et l’entretien facile.

Par exemple, on trouve les occupants suivants:
- Cayotte (Edmond), entrepreneur de plâtrerie, 22, rue du Téméraire, à Nancy  voir ci-dessous publicité pour Cayotte Frères, par Albert Bergeret)
 - Brocard (Henri), ouvrier peintre, à Nancy, rue du Téméraire, 27.
- Le Tireur de l'Est . — Hebd. — (3° année.) — 28, rue du Téméraire. — Dir.-réd. en chef-gér., E. Desté. — Ab., 8 fr.
Organe des Sociétés de tir, de sports et de la Société fédérale des tireurs de l'Est.
- Tablettes de Lorraine. — Littéraires et artistiques, 30, rue du Téméraire. Direct. : Schwob (1917).



Pub de l'entreprise Cayotte et Edmond Cayotte







Immeubles de la rue du Téméraire

Rue des bégonias (1901- 1911)

C’est une rue particulière ouverte  sur la propriété de son promoteur, l’horticulteur Félix Crousse, au moment où, après l’afflux d’immigrés d’Alsace Lorraine, la municipalité encourage les initiatives d’urbanisation privées. Nous sommes en 1894.
La rue est classée en 1899 dans le réseau urbain et cédée à la ville en 1904. Les immeubles été créés en même temps que la rue ; la rue doit son nom aux productions de fleurs de F. Crousse : bégonias, orchidées, pivoines,…toutes fleurs cultivées à l’époque et à l’origine du répertoire naturaliste nancéen.
Elle assure une fonction résidentielle comme la rue Le Téméraire car elle est proche des rues commerçantes (rue du Faubourg Saint Jean) et de la ville.
Elle correspond au moment du grand développement de Nancy peu après l’arrivée de  nouveaux « optants » d’Alsace Lorraine. Les habitants sont des bourgeois. On n’y trouve aucun magasin, aucun atelier ; c’est une rue à caractère essentiellement  résidentiel.
Beaucoup d’immeubles à l’architecture «  art nouveau » y sont remarquables. 







Immeubles rue des Bégonias

Les deux immeubles du 69 et 71 avenue Foch ( vers 1900)

Emile André poursuit la tradition familiale (son père Charles, dirige la première expo d’arts décoratifs lorrains en 1894) ; En 1900 il s’installe comme architecte à Nancy.
En 1901, il construit les magasins Vaxelaire, un des premiers bâtiments Art Nouveau de Nancy. Toujours en 1901, il établit le plan du lotissement du parc de Saurupt, où il réalise la loge du gardien, la villa Les Glycines et la villa Les Roches.

Les grilles et les garde-corps en fer forgé d’André montrent qu’il s’inscrit dans le courant Art- Nouveau mais dans la ferronnerie, son graphisme sobre et dynamique s’éloigne parfois des conceptions plus naturalistes qui caractérisent l’Ecole de Nancy. Cela montre qu’il s’intéresse aussi à la création européenne contemporaine. La plante reste la source d’inspiration privilégiée mais elle est souvent retravaillée et simplifiée. André est le premier à utiliser les bow-windows pour ses constructions : c’est  un précurseur de l’Ecole de Nancy. Il garde aussi sa spécificité, inspirée notamment de l’architecture musulmane  (architecture inspirée de ses voyages en Asie et Orient). Ses constructions se caractérisent par l'invention de formes décoratives nouvelles, inspirées surtout par le style gothique. Il suit une démarche rationaliste où les façades des maisons sont construites en fonction du plan intérieur. Cela donne à ses édifices un caractère singulier et pittoresque.

Les immeubles situés aux numéros 69 et 71 Avenue Foch sont commencés en 1902, donc au début de sa carrière. En 1903, André fait une demande au conseil municipal pour construire des Bow- Windows et des loggias. Sa demande est acceptée. Par cet accord, le conseil municipal permet aux architectes nancéiens d’individualiser leurs immeubles par de puissants décrochements. Les Bow- Windows deviennent des signes distinctifs de l’art nouveau. De cette manière,  André participe activement à renouveler l’allure traditionnelle des immeubles de rapports de Nancy. Long balcon au 3ème sur toute la largeur, toit raide mansardé, baies à grands arcs en anse de panier (au 69 ave Foch); étage supplémentaire au 71, pignon de prestige asymétrique, décor de fougère et fleurs en bouton.


Détails


Les deux immeubles du 69 et 71 avenue Foch
Immeubles Lanord 1904 (ci-dessus à droite) et Lombard 1902 (ci-dessus à gauche) par André

Maison Majorelle:

Voir, en particulier : Balcon, marquise et baie de l'atelier- studio de Louis Majorelle
La villa Majorelle a été construite de 1900 à 1901, par l’architecte Lucien Weissenburger, d' après des plans d'Henri Sauvage, architecte à Paris et gendre d'Alexandre Charpentier. C’était la maison d'habitation de Louis Majorelle et de sa famille ; c’est aussi son atelier, situé au dernier étage et disposant d'une très large baie vitrée.
Les verrières sont de Jacques Gruber (1870 1936).
La céramique a été exécutée par Alexandre Bigot (fabricant à Mer).
L'ébénisterie et les ferronneries (voir les branches d’orme de la marquise et les appliques de gouttière imitant les plantes d’eau) ont été conçues et réalisées par l’entreprise nancéienne de Louis Majorelle.
Le décor a été peint par Francis Jourdain, peintre à Paris et Henri Royer peintre à Nancy.
Le plancher sur caves en béton armé a été exécuté par l’entreprise nancéienne bien connue France Lanord et Bichaton, concessionnaire du système Hennebique, également auteur du gros- œuvre.


Maison Majorelle
 1898-1901 par Sauvage,Gruber, Majorelle, Bigot, Prouvé, Weissenburger, Jourdain, Charpentier








Détails de la Maison Majorelle

Voir une page spécifique

Maison Corbin

Eugène  Corbin (1867-1952) était le fils d’Eugène Corbin, créateur des Magasins Réunis) ; à partir de 1904, Corbin loue une maison dans une propriété de quatre hectares qui deviendra par la suite sa résidence principale. Cette maison est agrandie vers 1912 (Lucien Weissenburger est l’architecte et Grüber l’artiste des vitraux)) et une aile est crée en 1923.
La destination de cette maison se trouve modifiée dans les années 50 lorsque la ville  y installe le musée de « l’Ecole de Nancy » ouvert au public en 1964. De fréquentes expositions font découvrir à un public international les œuvres de l’Art Décoratif style « Art Nouveau » (Gallé, Majorelle, Daum, Prouvé, Grüber, Vallin,….). On peut voir dans le jardin la porte des usines Gallé réalisée par l’ébéniste Eugène Vallin avec la devise de Gallé : » Ma racine est au fond des bois », ainsi que le monument funéraire Art Nouveau à la mémoire de la femme de l’écrivain Jules Nathan dit Jules Rais (architecte Xavier Girard / sculpteur Pierre Roche/ A.Bigot pour le lys en grès émaillé). Voir également le pavillon-aquarium genre folie du 18ème, destiné à la contemplation du monde aquatique et attribué à l’architecte Lucien Weissenburger : inspiration japonaise pour le toit en forme d’ombrelle et vitraux de Grüber.





Entrée du pavillon aquarium, Jacques Grüber, peintre-verrier
(photo Anne-Marie Noirel, groupe Nancyretro)




Pavillon- aquarium vers 1904








Entrée de la maison Corbin, musée de l'Ecole de Nancy



Maison Corbin, rue du Sergent Blandan
Musée de l'Ecole de Nancy / Maison Corbin 1906 par Weissenburger


Parc de Saurupt : architecture bourgeoise du début du 20ème siècle
(Emile André et Henry Gutton)

Malgré la qualité des premières réalisations et malgré une grande campagne de publicité,  ce lotissement composé de villas, petits immeubles HBM, a eu un développement très difficile ; la mise en œuvre a été confiée à plusieurs sommités de l’Ecole de Nancy.
En 1906 seules six villas sont construites. Le projet est alors modifié pour satisfaire une clientèle plus modeste, et toute une partie du parc est redessinée pour accueillir des maisons mitoyennes ; les rues sont intégrées au réseau municipal et les grilles par Majorelle sont déposées vers 1910. Le parc connaîtra dès lors un relatif succès et sera achevé au cours des années 1930 ; l'Art Déco remplace alors l’Art Nouveau.
Pour ce Parc de Saurupt, Jules Villard fait appel aux meilleurs représentants locaux, notamment Henri Gutton et Emile André, pour la mise en œuvre du projet qui est lancé en 1901. Le parc comporte 88 propriétés sur 18 hectares, il est fermé par des grilles et un concierge en garde l’entrée.



Villa Les Colombes




Villa les cigognes




loge du concierge 1902 et 1910


Villa Marguerite 1903-1905 J.Hornecker et H. Gutton, architectes




Villa "les Glycines" 1902 par Emile André, architecte

Parc de Saurupt


Les réalisations de Charles Masson dans le quartier du Parc de Saurupt et au voisinage de ce quartier sont nombreuses; créations de l'Entre- deux- guerres destinées à une clientèle fortunée, ses réalisations sont un mélange d'art traditionnel et de figures géométriques, formes avec pignons, tours, belvédères, rappels gothiques....( voir ses maisons ou immeubles rue du Lieutenant Crépin ou rue des Brice ( Art Déco / de 1927 à 1933) , rue du Maréchal Gérard, avenue du Général Leclerc, rue Jeanne d'Arc, villa Masson de 1926 ( rue du Maréchal Gérard), villa Les Colombes ( 1925), villa Les Cigognes (1924)...)

Les rues des Trois- Brice ( trois généraux), du Général Clinchant (héros de la guerre de 1870, né à Thiaucourt), du Maréchal Gérard, sont crées.

L’École des Mines occupe depuis 1955 un bâtiment construit en 1936 par l’architecte Alfred Thomas et destiné primitivement à un sanatorium ou un orphelinat ; ce bâtiment occupe, selon les souhaits de la famille Villard, l’emplacement de l’ancien château de Saurupt démoli en 1918.


La rue Félix Faure (1904)

La rue a été créée en 1904 par monsieur Lefort, entrepreneur à Nancy ; rue privée à l'origine, c'était un lotissement dont les parcelles étroites conditionnaient la construction suivant quelques principes de base :
- alignement des immeubles avec mitoyenneté
- faîtages parallèles à la rue
- hauteur identique (2 étages)
- petit jardin devant les maisons
Elles étaient destinées à des propriétaires plus modestes que les traditionnelles villas prestigieuses de Nancy.

D'inspiration balnéaire normande, elles sont construites en pierre d'Euville meulière ou en granite rose  (carrières en Meuse ; la pierre, de grande qualité, a été utilisée pour les plus grands monuments parisiens ou européens ainsi que par les grands maîtres de l’Ecole de Nancy) ; ces maisons sont ornées de  brique rouge, brique jaune ou encore brique émaillée, faïence, fer forgé, bois, ardoise. Certaines sont décorées de peintures en façade et de vitraux aux fenêtres, On retrouve dans les peintures les motifs chers à l'école de Nancy, motifs floraux (capucine, glycine, marronnier…) et arabesques. Ces maisons portent des noms de fleurs ou des prénoms de femmes.
Le principal promoteur et architecte de cette rue (1/3 du lotissement soit 17 maisons réalisées entre 1904 et 1912) est César Pain mais d’autres architectes sont intervenus, spécialistes de l’Art Nouveau comme Emile André (ex Maison Ramel), Lucien Weissenburger, Joseph Hornecker, …pour réaliser des maisons souvent plus riches d’un point de vue architectural (sculptures).

Un exemple de maison dans cette rue :
La maison Ramel 
Maison construite en 1904 dans le lotissement de la rue Félix-Faure pour l'entrepreneur de peinture Ramel, par l'architecte Emile André. Vers 1905, l'architecte construit sur la parcelle mitoyenne une maison identique, mais en inversant les travées. La frise décorative florale, sous l'avant-toit, a été restaurée vers 1995. Protégée lors d'une campagne régionale sur l'Art Nouveau. Date protection 1994/05/04
Façade et toiture sur rue sont inscrites aux Monuments Historiques (4 mai 1994)












L’hôtel de ville de Laxou, au lieu-dit  «les Charmettes» et l'avenue Anatole France

La maison de maître qui sert d’Hôtel de Ville a été construite par Fernand César vers 1913 / 1914  pour un marchand de Nancy. La façade d’origine a été modifiée par le maire L. Colin.
F. César notamment est l’architecte « Art Déco » du Musée Français de la brasserie (ancienne brasserie) de Vittel ; il réalise d’autres ouvrages Avenue Anatole France à Nancy …

Cette avenue est riche en beaux immeubles Art Déco (Charles Masson vers 1934) ou Art Nouveau ( Louis Déon, Fernand César architectes, M. Dub sculpteur, vers 1910); verres d'impostes par des peintres verriers renommés comme André Lemoine. Voir surtout à quelques mètres de là au 3 rue de l'abbé Gridel la magnifique maison de l'architecte Eugène Mangon par l'architecte Paul Charbonnier.



L'hôtel de ville de Laxou


André Lemoine peintre- verrier




Immeuble Blavy Mangon 1902 par Charbonnier
(rue de l'abbé Gridel)



immeuble par Charles Masson 1934




immeuble par L. Déon 1913


 L’ensemble de la Chiennerie (1922- 1931)

En 1913, la Société des Architectes de l’Est de la France réalise un projet d’extension de Nancy ; ce projet est présenté lors de l’expo « la cité moderne » à la Chambre de Commerce et prévoit de loger dans ce quartier de la chiennerie la population ouvrière mal logée dans le centre de la ville.
L’OPHBM adopte à la Chiennerie une solution « caserne » qui s’oppose à la « maison familiale ». Le terrain de 17ha est divisé en îlots irréguliers par des rues sinueuses. Le projet prévoit 100 maisons doubles  (à toits en demi-croupes) ainsi qu’une crèche- garderie, une salle de réunion, un lavoir, des bains- douches et un square. La conception de l’ensemble est confiée à Léon Cayotte (né en 1875) et à Jean Bourgon (né en 1895). Les hautes toitures, les faux pans de bois et la brique confèrent aux maisons un caractère pittoresque adapté au site verdoyant. Une première tranche de construction a lieu de 1924 à 1926 ; une seconde, encouragée par le vote de la loi Loucheur, s’étend de 1929 à 1931. Faute d’argent, les équipements collectifs ne seront jamais réalisés.



Rond-point des Familles; maison vers 1925



Années 1950



Châlets des années 1980


Le quartier du Placieux (1927)

Jusqu’en 1600, la forêt dite de Saurupt existait jusqu’aux quartiers de Blandan, Placieux, et Chiennerie ; après défrichement, on allait  chasser le lapin dans la garenne et de garder les chiens des Ducs de Lorraine dans une ferme à la Chiennerie actuelle. On note également la présence de tuileries et briquerie au 17ème siècle.
On cite le développement d'exploitations à la Chiennerie puis au début du 19ème  la naissance d'une exploitation de vignerons, créée, par Gomien dont deux fils deviendront de célèbres miniaturistes lorrains.

Le lotissement « France Lanord Bichaton » dit du Placieux est construit en 1927, juste avant le bâtiment « HBM » de la cité Senn.
Les entrepreneurs France- Lanord et Bichaton achètent, en 1926, 32 ha de terres agricoles sur le territoire de Villers-lès-Nancy pour créer le lotissement du Parc du Placieux. C’est le lotissement le plus vaste de l’agglomération;  les voies sont larges de 24 m, les  nombreux équipements et les espaces verts y sont nombreux. Dès 1928, l’évêché crée une nouvelle paroisse avec pour centre l’église Sainte- Thérèse- de- l’Enfant- Jésus.
Les offices et sociétés HBM construisent des immeubles et maisons jumelées.
Dès 1932 hélas, compte- tenu de la crise économique et de la concurrence, l’activité ralentit et on arrête la construction de l’église. Le projet pour un groupe scolaire est stoppé. Le projet « Placieux » a été achevé après 1945 en ne respectant que partiellement le cahier des charges prévu initialement.



L’architecture au parc du Placieux (1927-1939) :

Le parc du Placieux est caractéristique  de l’architecture d’Entre-deux-guerres à Nancy (par la variété des types d’édifices (église, ensembles HBM, villas, …et par l’intervention de tous les architectes majeurs de la période (Pierre Le Bourgeois (deux villas), Jean Bourgon (maison double), Marcel Balland et la Maison Georges (première maison Art Déco du Placieux), Charles Masson, Fernand Mascret, Jules Criqui surtout.
L’entre-deux-guerres est une période d’éclectisme, mêlant tradition et modernité : J. Criqui utilise le Pittoresque, le Roman, le Gothique et toujours l’Art déco pour les immeubles, les villas et surtout pour l’église Sainte- Thérèse, son chef- d’œuvre  inachevé (1930-1934).Voir la maison Friès de 1930 et l’importante villa Georges de 1929 ( clôture avec cercles) qui sont les premiers signes de l’Art Déco au Placieux.




Eglise  Sainte-Thérèse




L’église Sainte-Thérése de Villers (photo ci-dessus)

Elle a été construite en 1930 dans un style « Art Déco » par Jules Criqui (1883-1951) : beaucoup de  béton, voûtes paraboliques, superbe reliquaire et meubles de Jules Cayette (école de Nancy) …. ; L’ouvrage a été livré au culte en 1934 et terminé en 1963 seulement par Maurice Baier.
 Criqui a également construit le Grand Séminaire.

L'ensemble HBM, dit Cité Senn(*) (1929-1931), aujourd'hui Cité Raphaël Oudeville
Raphaël Oudeville architecte

L’ensemble HBM (habitations à bon marché) est réalisé à l'époque pour répondre au besoin de logement social à Nancy à la fin des années 20. La société anonyme HBM (devenue aujourd'hui la SLH), aidée par la loi Loucheur, confie à l’architecte Raphaël Oudeville la réalisation de deux immeubles et 16 maisons : maisons le long des rues et immeubles avec cour intérieure protégeant les habitants du bruit, sur les boulevards; l’architecte est influencé par les cités- jardins anglaises et parisiennes et aussi par les Höfe autrichiennes des années 30. Voir les décors peints et la variété des matériaux.
La Société Anonyme d’HBM dirigée par Félix Senn entreprend leur construction en 1929.
Le chantier est réalisé l’entrepreneur- lotisseur France- Lanord et Bichaton.

Inauguration le 30 juin 2014 du bâtiment rénové, reconfiguré :
La façade Art Déco du côté des boulevard d'Haussonville (photo) et de Baudricourt ont été rafraichies alors que, du côté cour, on assiste à une nouvelle configuration avec création de nouvelles surfaces réalisées avec un soucis d'économie d'énergie (bâtiment BBC, géothermie, structures en bois) . La consommation de chauffage et d'eau sanitaire a été réduite par dix. Il s'agit d'une remise à niveau de 37 logements par la Société Lorraine d'Habitat (SLH) dans un soucis de préservation du bâtiment originel. Les architectes sont Grégoire André et Rolf Matz. 800 m2 ont été gagnés côte cour (voir photo). Coût total : 5.4M€ HT.
(*) Le recteur Félix Senn était le président de la SLH.



Cité Senn


 Les Provinces (années 1950)

Les Provinces ont été construites entre 1955 et 1960, dans une plaine au Sud du village historique de Laxou. Bâti sur d’anciennes terres agricoles, ce quartier fait une superficie d’une trentaine d’hectares, avec de nombreux bâtiments typiques de l’urbanisme des années cinquante.
L’ex-église Saint-Paul, construite en 1963, est devenue l’espace Europe, une salle qui accueille des spectacles, des conférences, des projections cinématographiques…


Les Provinces



Eglise Saint-Paul

L’art décoratif dans l’architecture de la tour Saint-Thiébaut (1960- 1963)

Sobre élégance d’une des premières tours nancéiennes ; alors que la plupart des tours voisines cachent leur fonctionnement intérieur, son plan en H révèle et éclaire son noyau distributif central, tout en générant une double fente verticale qui singularise et affine sa silhouette ; commerces et bureaux sont éclairés par des patios au rez-de-chaussée
Détail: panneaux des murs-rideaux fabriqués par Studal.


Immeuble Saint-Thiébaut



Immeuble Saint-Thiébaut


Henri Prouvé est le fils de Victor Prouvé qui avait succédé à Gallé à la présidence de l’Ecole de Nancy. Il travaille à son retour de camp de prisonnier en Allemagne au côté de Jean, son frère aîné, puis crée en 1951 une agence.
Quelques- unes de ses réalisations :

   1. l’église Saint-François d’Assise à Brichambeau ;
   2.  le Building Joffre Saint-Thiébaut ;
   3.  le Laboratoire des Ponts et Chaussées à Tomblaine ;
   4.  le Centre Commercial des Nations à Vandœuvre ;
   5.  le Clos de Médreville (avec Robert Finkelstein) ;
   6.  l’extension du Collège de la Malgrange.
   7. le nouvel immeuble de bureaux de la CRAM, rue de Metz.

L'ancien Centre de tri postal  (1964- 1972) devenu en Juin 2014 le Centre de Congrès Prouvé

(Jacques André et Claude Prouvé)
On observait trois tours périphériques en béton rainuré avec poteaux cruciformes et quatre plateaux enveloppés par un mur-rideau dont l’armature est composée de raidisseurs en aluminium du type Tour Eiffel conçus par le père de l’architecte, quatre colonnes cylindriques en aluminium abritaient les toboggans qui acheminaient directement le courrier trié dans les wagons abrités par deux voûtes aujourd’hui détruites.
Sauvé pour ses valeurs constructives et plastiques, le centre est désormais partie intégrante du futur Palais des Congrès; le concours a été remporté par Marc Barani associé à Christophe Presle. L'ancien centre de tri a été totalement modifié et un secnd bâtiment a été créé; les deux constituent le nouvean Centre Prouvé.

En marge de la Journée Portes ouvertes du Centre de Congrès Prouvé.
Qui fait quoi ?



Ancien centre de tri postal



Palais des Congrès de Nancy


La société SPL (Société Publique Locale) est l’opérateur unique pour la gestion et la coordination des évènements professionnels ou grand public concernant le Centre de Congrès Prouvé et aussi le Parc des Expositions. Cette société est détenue par le Grand Nancy (82%) et par Nancy (18%). Son président est Pierre Boileau ; il est aussi vice-président du Grand Nancy.

Par ailleurs, un Bureau de l’Evènementiel vient d’ être crée pour être l’interlocuteur des entreprises souhaitant organiser un congrès, un salon, un séminaire,...
Sorte de centrale de réservation pour proposer des programmes de visites aux congressistes et agrémenter les séjours d’affaires : visites de tourisme, réservation de chambres mais aussi campagne de mailings, création de badges,…
Ce service situé Place Stanislas à Nancy Tourisme comportera bientôt quatre personnes dédiées à ce travail spécifique en liaison avec les entreprises. Le président de Nancy Tourisme et Evènements est Gérard Rongeot.

L’avenir : le quartier Blandan et Nancy Grand Cœur

L’hôpital Sédillot a été transformé en Hôtel du département, l’aquarium du musée a été restauré, le tram dessert l’avenue du Général Leclerc depuis 2002, la piscine a été rénovée et un nouveu Nancy Thermal est en cours d'aménagement pour des cures, le gymnase du lycée a été remis à neuf, une gare TGV a été créée.
La grande opération, outre Nancy Thermal  est incontestablement la création du campus ARTEM avec la Communauté du Grand Nancy comme maître d’ouvrage et de nombreux organismes partenaires ou financeurs  (région, ministères, rectorat, écoles, universités, …) ; le maître d’œuvre est l’agence Nicolas Michelin et associés. Le projet ARTEM allie Arts, Technologie et Management. Un pacte est scellé entre l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Nancy, l'Ecole des Mines de Nancy et ICN Business School.

L’aménagement de l'écoquartier gare / Nancy Grand Cœur sur quelque 20 ha, c’est :
- la réalisation d’un nouveau centre de Congrès (par Marc Barani, architecte) qui réinvente l'ancien tri postal avec deux amphithéâtres, une grande halle d'expositions, des salles de travail, des restaurants, parkings,.... Avec le TGV Est, ce futur équipement se présente comme un outil stratégique pour le développement économique du Grand Nancy ; cet aménagement fait une large place au développement durable (panneaux photovoltaïques, récupération des eaux de pluie, maîtrise de l'énergie, respect de l'environnement en général)
- l’aménagement de la Place Thiers ( imaginé par Jean-Marie Duthilleul)
- le futur quai vert entre les ponts Saint-Jean et des Fusillés



Immeuble République




Ligne 1 du tram



Campus ARTEM mars 2010



Plan du Campus Artem



La statue du Sergent Blandan, place de Padoue
Le campus Artem et la rue du Sergent Blandan

 Hippolyte Blandan (1819-1842) était sergent au 26e R.I.
Il fût tué à Boufarik, en Algérie, à la tête de ses 21 soldats qui étaient attaqués par 300 cavaliers arabes, un des épisodes les plus célèbres de la conquête de l'Algérie (voir bibliographie ci-dessous)





Gros plan de la statue du Sergent Blandan
Statue de Charles Gauthier réalisée en 1887 par les fondeurs Thiebaut Frères. Après l’indépendance de l’Algérie, la statue est transférée en 1963 à la caserne Thiry de Nancy puis
érigée le 07 avril 1990 place de Padoue. Une restauration de la statue est entreprise en 2012 par la Société France Lanord et Bichaton. Le 25 septembre 2012, elle est installée à l'emplacement actuel.  On peut voir sur le socle des plaques illustrant la bataille de Beni-Mered.

On voit clairement sur la photo en gros plan le boutonnage à l'envers, de la "veste" de l'uniforme.




Plaque sur le socle de la statue du Sergent Blandan



 toile de Louis-Théodore Devilly, membre de l’Ecole de Metz (Metz 1818- Nancy 1886):

"Mort du sergent Blandan au combat de Beni-Mered » MBA Nancy

Sur le combat de Beni- Mered


Sur la souscription pour édifier la statue à Boufarik
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5790040p/f4.item.r=le%20petit%20journal%20le%20sergent%20blandan?fbclid=IwAR0sfnwsfSOzmJSXaITZpKr8VIkG6hZhkyE76CQtMyYvXOQb5BcYt830vs8

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Charles Masson

Aperçu de ses réalisations à Nancy


Autres photos

Thèse de  Soonok Ryu université de Lorraine Nov 2018:

Charles Masson, ses commenditaires et l'architecture domestique à Nancy pendant l'entre-deux-guerres
Illustrations et documents
Catalogue

Architecte de l’Entre-deux-guerres né à Metz en 1894 , arrivé à Nancy en 1920
Très  actif dans le Parc de Saurupt avec:
5 maisons ( les Cigognes, les Colombes,…) dans les années 1924 à 1926
et  20 maisons ( rue des Brice, lieutenant Crépin) de 1927 à 1933
L’ abondance des décors caractérise ces maisons dont la conception est, au fil des années, de plus en plus « Art Déco »

Parc de Saurupt, deux styles s’opposent
Ce parc a été créé  par Jules Villard en 1901 suivant un concept de cité-jardin; lotissement pour population aisée en bordure du centre ville.

1- Architecture bourgeoise nancéienne du début du 20ème  siècle à Nancy
    6 villas  « Art Nouveau » seulement en 1906
2- Puis villas et maisons mitoyennes « Art Déco » dans les années 1927 à 1933; les formes ondulées, images de la nature se transforment en lignes épurées géométriques













Autres réalisations de Charles Masson

Plusieurs immeubles avenue Anatole France, rue Jeanne d’Arc, avenue du Général Leclerc, en 1934 et rue du lieutenant Crépin en 1938

Architecture typiquement « Art Déco » plus encore que dans le Parc de Saurupt

L’ornement disparait de plus en plus au profit de simples bas-reliefs, voire uniquement  de jeux de ressauts autour des percements





Nancy- Un immeuble 1930 de Charles Masson, au 38 boulevard Charlemagne







A l’angle de la rue du chanoine Blaise se trouve un immeuble conçu par Charles Masson, avec un surprenant pignon polygonal qui se termine en souche de cheminée et deux entrées de conception très différentes donnant sur le boulevard Charlemagne et la rue du chanoine Blaise.

Reliefs sculptés, belles ferronneries, quelques mosaïques, léger décor peint en haut


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