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Nancy: L'acier dans les constructions Art Nouveau

Les aciéries de Pompey (*)


porte Maison Biet
Maison G. Biet
charpente maison Biet
Maison G. Biet
portes
Villa Majorelle
acier Pompey
Villa Majorelle
 sonnette
Villa Majorelle
porte
Villa Majorelle
ferronnerie et ossature
Maison Génin
ferronnerie
Maison G. Biet
ferronnerie
Maison G. Biet
poutrelles soutien de balcon
Villa Majorelle
façade Royer
Imprimerie Royer
ossature Trianon
Cure-d'air Trianon
Villa Majorelle
ferronnerie de la porte Villa Majorelle
immeuble Génin
Oriel Génin
immeuble Aimé
charpente de l'immeuble Aimé
Crédit Lyonnais
verrière du Crédit Lyonnais
CCI
Chambre de Commerce
Commerce
CCI


L'Exposition Universelle de Paris en 1867 voit les sidérurgistes présenter des produits nouveaux en acier comme des profilés, des tôles et des feuillards ; ces produits, issus des procédés de fabrication nouveaux (affinage Bessemer en 1856 puis Martin en 1864, Thomas et Gilchrist en 1878 pour les minerais phosphoreux) ont des caractéristiques de résistance et de résilience bien différents de celles de la fonte. Les aciéries de Meurthe et Moselle, dont les aciéries de Pompey participent activement à ces évolutions techniques et industrielles (*)
Par ailleurs, l'invention de la soudure à l'arc en 1875 permet des assemblages différents de ceux réalisables par des boulons et des rivets.


La première construction avec ossature acier date de 1872 (fabrique de chocolat de Noisiel sur Marne) ; les murs n’ont plus de fonction porteuse ; l’architecte est Jules Saulnier.
A la même époque, les architectes américains sont conduits à reconstruire Chicago détruit en grande partie en 1871 par un incendie célèbre. L’acier, sous forme de profilés, sera utilisé avec des rivets, pour faire des immeubles- tours, les gratte- ciel. La façade porteuse est donc également abandonnée. Le premier gratte-ciel comporte dix étages et les fenêtres sont larges, horizontales (Chicago- Windows) et permettent un éclairage maximum de l’intérieur du bâtiment.
A partir de cette période et en fonction des applications envisagées, le fer forgé, le fer puddlé et l’acier (matériaux souvent confondus) vont être largement utilisés dans l’ensemble des pays d’Europe, alors que l’Art Nouveau prend naissance. Le fer, très ductile, va se retrouver sous forme de lignes plus ou moins tourmentées dans les ferronneries de balcons, escaliers,…ou lié à des meubles, objets divers ; des feuillards ou tôles sont utilisés pour des portes, clôtures,…Chose nouvelle, le fer ou l’acier vont être utilisés dans la structure même des bâtiments ou habitations ( à l’intérieur ou à l’extérieur) et pas seulement comme partie d’ornement ; ces ossatures métalliques sont plus ou moins visibles. Des réalisations bien connues sont par exemple, la Maison du Peuple et la Maison Tassel par Victor Horta, en Belgique (1897 et 1893). A Paris, nous citerons les réalisations de Guimard (immeuble Castel Béranger / 1898) ainsi que les immeubles des Grands Magasins ou du journal Le Parisien avec sa façade métallique, avant même ce qu’on trouvera à Chicago. En Espagne, l’exemple de Barcelone avec les immeubles de Gaudi (Casa Mila et Casa Battlo / 1907) est parfaitement connu.

Qu’en est-il de Nancy ?
Les photographies ci-dessus illustrent l’approche des artistes de l’Ecole de Nancy ou Art Nouveau, pour ce qui concerne les bâtiments et l’utilisation du fer ou de l’acier. Les éléments métalliques de structure sont réalisés non seulement pour répondre à une exigence technique mais aussi, comme pour les ferronneries et les rivets, dans un souci de décoration.
Dans le périmètre du Grand Nancy, deux bâtiments à ossatures métalliques très apparentes sont souvent cités : l’immeuble Génin-Louis à Nancy et la Cure d’air-Trianon à Malzéville. D’autres bâtiments utilisent également l’acier pour la structure comme l’imprimerie Royer, l’immeuble Georges Biet, l’immeuble Aimé, l’immeuble du Crédit Lyonnais, la Villa Majorelle, le magasin Vaxelaire… ; les poutrelles ou profilés sont, dans ce cas, plus ou moins visibles.
Bien évidemment, l’acier utilisé sous forme de produits longs (ronds, carrés) ou plats (tôles feuillards) se retrouve largement utilisé en ferronnerie comme élément d’utilité et de décoration (balcons, grilles,…, portes avec le bâtiment G. Biet ou la Villa Majorelle,…)

La graineterie Génin-Louis (rue Saint-Jean / rue Bénit)
Est construite pour Jules Génin en 1900-1901 par l’ingénieur Henri Gutton et son oncle l’architecte Henri Gutton; Frédéric Schertzer, entrepreneur, a réalisé la structure métallique, ici très apparente.
Il s’agit d’une construction avec oriel, à quatre étages avec larges baies pour les deux premiers (un magasin). Les décors de fleurs et pavots (Génin est marchand de grains !) se marient parfaitement avec l’ossature métallique du gros-œuvre réalisée en acier riveté, les éléments ayant été fournis par les aciéries de Pompey (entreprise Fould Dupont). Les décors en céramique sont d’Alexandre Bigot et les verrières du nancéien Jacques Gruber. Les façades sur rue, les toitures sur rue et l’oriel sont classés aux Monuments Historiques.

"Cure d'air - Trianon"
Cette ex-guinguette (1902-1907) fut construite en 1902 par l’architecte Georges Biet et l’ingénieur Frédéric Schertzer, entrepreneur en métallurgie, pour Louis Royer, propriétaire du Grand Café de Nancy. C’est un bâtiment à un niveau alliant légèreté des formes, fonction et décor.
La structure métallique en acier riveté est composée de quatre fermes sur potences, reliées par huit poutrelles profilées en I. Elle repose sur une base de maçonnerie, conçu par Georges Biet.
On retrouve ce type de construction dans des bâtiments de l’Exposition Universelle de 1889 ; le décor se limite à l’encadrement d’un ensemble de 22 verrières (plats d’acier apparents en « coup de fouet »)

Imprimerie Royer (rue de la Salpêtrière)
L’imprimerie a été construite en 1900 pour Jules Royer (1845 1900) fondateur en 1868 d’une première imprimerie voisine. L’activité devient très importante lorsqu’en 1886, Albert Bergeret utilise la phototypie et développe rapidement la fabrication de cartes postales. L’architecte (nancéien) est Lucien Weissenburger ; les entreprises de maçonnerie sont France Lanord et Bichaton (pour le plancher du rez-de-chaussée en béton suivant le procédé Hennebique) et Bernanose pour le reste. Le bâtiment est à structure métallique, à larges ouvertures (verrières) avec un mélange d’acier, de rivets, de briques et de pierres. Voir également les sculptures d’Ernest Bussière, sculpteur nancéien : enfant assis dessinant une pierre lithographique et enfant debout actionnant une presse à bras.

Villa Majorelle (rue Louis Majorelle)
La maison a été construite en 1900- 1901 pour Louis Majorelle. Les principaux intervenants sont :
Henri Sauvage, architecte, pour les plans
Lucien Weissenburger, architecte pour les travaux
France Lanord et Bichaton, entrepreneurs, pour les planchers sur caves, concessionnaires du procédé Hennebique et pour le gros-œuvre
Alexandre Bigot pour les céramiques
Jacques Gruber pour les vitraux
Francis Jourdain et Henri Royer pour les peintures
Louis Majorelle pour l’ébénisterie, la ferronnerie et la menuiserie.
Des poutrelles de fer, profilées en I et brutes de fabrication, soutiennent le balcon de l'atelier dans des formes rendues possibles compte-tenu de la grande ductilité du matériau ; leur profil rappelle celui des montants de l'oriel de l’immeuble Génin.
La ferronnerie et les feuillards ou tôles en acier sont aussi utilisés pour d’autres parties de la villa : attaches des tuyaux en fonte ( de descente des eaux), porte d’entrée à armature en fer reproduisant de la monnaie du Pape, nombreuses grilles, dessus de porte ( branches d’orme) en fer forgé supportant la marquise, porte et portail ( même technique que pour l’immeuble Biet rue de la Commanderie, clôture, balcons …

Immeuble Georges Biet (rue de la Commanderie)
L’immeuble, conçu pour Georges Biet, est de style néo-gothique ; il a été construit en 1901-1902 par les architectes Georges Biet et Eugène Vallin, mais reconstruit en 1923-1924, à l’identique, après les destructions de 1917 ; Les vitraux sont de Jacques Gruber et la structure métallique (charpente et planchers) par G. Biet (probable). La structure est en béton armé et aussi métallique ; chaque appartement possède sa terrasse.
En 1927 Jean Prouvé utilise la structure métallique pour recouvrir le corps de terrasse.
Les éléments de clôture, le portail et les balcons utilisent des fers en T rivetés à des tôles découpées à cru. L'ombelle (pour la grille et la porte), le volubilis, le chardon sont le décor. La ferronnerie a été conçue par Eugène Vallin et exécutée par le serrurier nancéien Limet.

aimé

l'immeuble Aimé; Société Générale 42-44 rue Saint-Dizier, Nancy

carte du début du 20ème siècle

 

(*) Les Fould, une dynastie dans les forges et aciéries lorraines.

Les aciéries de Pompey

Auguste Dupont (1792-1869) et son fils Meyer Myrtil-Mayer Dupont (Metz 1816-1884) ainsi que son gendre Alphonse-Isaac Dreyfus (1802-1888) sont marchands de bois et de houille à Metz. Ils exploitent en 1836 des forges dans les Ardennes dont l’une au Bois de Chéhéry sera transférée à Ars- sur- Moselle en 1846. L’ « usine à fers » d’Ars avec sa forge, six haut-fourneaux, trente-deux fours à puddler, des trains de laminoirs atteint deux mille ouvriers en 1869; c’est, en Lorraine, la seconde en importance après celle d’Hayange.


L’usine est cédée en 1871 suite à l’annexion (Traité de Francfort); les exploitants quittent Ars alors dans l’Empire allemand et s’implantent à Pompey où une concession de fer leur est accordée (1873) et où ils construisent deux hauts-fourneaux.
Dreyfus se retire en 1874, une fille de Meyer- Myrtil Dupont, Fortunée- Léonie Ernestine Dupont épouse le parisien Alphonse Fould (né à Paris en 1850) et ce dernier devient en 1875, à côté de son beau-père, gérant en nom collectif de la société Fould-Dupont. Alphonse sera également Censeur de la Banque de France de Nancy de 1884 à sa mort. En 1882, la Société des Forges et Laminoirs Dupont et Fould est créée à Pompey.

En 1888, l’usine assure la livraison des 7000 tonnes de fer puddlé de la tour Eiffel. Puis, Alfonse Fould rachète toutes les parts de sa femme, Fortunée-Léonie Dupont. En 1886, A. Fould devient le seul gérant de la société.
Une aciérie Martin puis une aciérie Thomas sont crées, l’acier remplace le fer puddlé et deux nouveaux hauts-fourneaux sont construits.
En 1898, afin d’élargir la base financière, la société devient société anonyme « Société des Hauts-Fourneaux, Forges et Aciéries de Pompey » avec Alphonse Fould comme Président. L’usine a trois mille ouvriers en 1910.

Pompey et la Tour Eiffel
Les poutrelles et cornières de la Tour Eiffel ont été fabriqués à partir de fers laminés venant des forges de Pompey. Quelque 7000 tonnes de fer puddlé ont été nécessaires.
Une plaque rivée en fonte à la base d’un pied porte la mention ;
Forges et usines de Pompey - Fould-Dupont - fournisseur des fers de la tour.
Le métal riche en inclusions possède les caractéristiques mécaniques suivantes : résistance : 35 kg / mm2 et allongement 8 %.

Ce qu'on lit à l'époque:

"...En sommes nous vraiment tombés à ce degré de barbarie que les hommes d'élite qui dirigent une entreprise, où notre honneur national et la vieille réputation de la France sont engagés, confondent la grandeur matérielle d'un monument avec sa grandeur artistique ?
Faut-il qu'ils se laissent séduire par l'audace d'un forgeron qui est venu confier son rêve babylonien monstrueux de marchand de ferraille, manifestement désireux de placer d'un seul coup le plus de marchandise possible ?"


C'est ainsi qu'est jugé par un journal de 1886 le projet d'une grande tour métallique présenté par Gustave Eiffel*, à la demande du gouvernement, pour la futur Exposition universelle de 1889.
A la veille de la première guerre mondiale, A. Fould, ses trois fils, René-Auguste (Nancy 1875- Paris 1961), Charles (1876-1951, censeur puis conseiller de la Banque de France de Nancy) et Maurice (né en 1883), le gendre Paul Heilbronner marié à Hélène Fould fille d’Alphonse ainsi que le banquier Halfen sont les dirigeants de la société. L’usine fabrique, y compris pendant la guerre.
Alphonse Fould décède au château du Montet, à Villers-les- Nancy, le 8 octobre 1913 ; léguant l'usine de Pompey à ses fils.

Puis la concurrence se développant après guerre, la société s’oriente vers d’autres fabrications : ferro-manganèse, fontes spéciales, essieux de wagons, profilés spéciaux et aussi aciers de qualité avec la reprise de l’usine de Dieulouard en 1927. Un centre de recherches est créé en 1932 qui déposera de très nombreux brevets. En rachetant l’usine de Lorette, la société développe les transformés à froid à Pompey. Enfin un four électrique est installé en 1939.
René-Auguste Fould sera président et administrateur délégué de la société ; en 1941, il est écarté de la direction ainsi que sa famille mais récupère sa place à la Libération. Il aura ensuite les plus hautes fonctions dans le domaine de la construction navale et des organismes patronaux.

Entrée principale de l'usine de Pompey en 1941 alors que ses dirigeants sont allemands. (Musée de l'Histoire du fer à Nancy)



Après la seconde guerre mondiale, une nouvelle orientation est donnée avec la décision en 1948 de s’orienter vers la production d’aciers spéciaux de construction. En 1953, la société devient « Société des aciéries de Pompey ». Effort de recherches, méthodes de fabrication, rigueur des contrôles, implantation d’un second four électrique, moyens de traitements thermiques, atelier de parachèvement, train à fil en 1955, la nouvelle orientation est donnée. Pompey assure la première élaboration LD mondiale sur fontes phosphoreuse avec le procédé LDP (P comme Pompey). Nouvelle aciérie à l’oxygène en 1962, remplacement des aciéries Thomas et Martin (de Pompey et Dieulouard) et du premier four électrique en 1964 par un nouveau four électrique assurent alors les capacités requises. En 1968 la Société Nouvelle des Aciéries de Pompey est créée avec de nouveaux actionnaires. Une journée du centenaire est organisée en 1974 où l’objectif d’une usine de 600000 tonnes de capacité est annoncé, objectif qui ne sera pas atteint hélas puisque l’usine cessera sa production en 1986. L’usine sera démontée en 1989.

Emplois perdus, carrières stoppées ou réorientées vers d’autres sites sidérurgiques ou non, des épreuves personnelles mais cela est une autre histoire…..

Après un rappel des grandes dates des Aciéries de Pompey et de divers dirigeants de la dynastie Fould , je rendrai un hommage simple mais fort à l'ouvrier sidérurgiste en reprenant le poème d'Adrien Printz sidérurgiste et écrivain de la vallée de la Fensch, poème intitulé "un ouvrier":



Un ouvrier passait par là
Où passait une poche de fonte
En contrebas, il y tomba
Et fondit entier dans la tombe
On prit de la fonte pour faire
Le poids de l'homme dans la bière.



L'introduction de Pierre Dumayet,dans le livre "la treuille" (**) nous apprend que vers 1960 à Pompey, il était entré dans la maison d'une veuve. Sur la cheminée, il y avait un cube d'acier. Le mari de cette femme était tombé dans un haut-fourneau. Dans ce cube d'acier, il y avait un morceau de la vie de l'homme. Le cercueil contenait l'équivalent du poids du mort en fonte.

(**) La treuille, l'état des lieux / l'ergonaute/ CE Pompey/ La Différence 1986


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Rappel des activités de Pompey, aciérie intégrée allant de la fonte aux produits finis laminés :
Ferro-manganèse, aciers courants pour usages particuliers (disques, profilés spéciaux, large-plats), aciers fins et spéciaux de construction, pour outillage, pour roulement) ; lingots de forge, demi-produits, barres, profils spéciaux, tôles, plats, large- plats, feuillards, fils machine ; aciers écoutés, étirés, rectifiés ; moulage en fonte, laitiers.

Les principaux secteurs de clientèle :
Industrie automobile et poids lourds, forge estampage, industrie du pneumatique (fil pour carcasse de pneumatique), industrie mécanique, machinisme agricole, industrie du levage, de la manutention, industries du ressort, du roulement, décolletage, industrie du boulon,…

Les moyens de recherche ont permis le développement de nombreux produits nouveaux dans le domaine des aciers spéciaux. Par exemple : aciers résistant à la corrosion (marque APS), aciers résistant à l’abrasion (Abradur), aciers résistant au fluage (PF), aciers à haute limite élastique soudable (Eiffel), aciers de construction mécanique à usinabilité améliorée (Pégase, AGPV, Usimax), aciers triplex, aciers de haute qualité pour roulement, aciers pour fil pour pneumatique,…

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La production sidérurgique à cette époque.

L’exposition de 1909 de Nancy illustre le grand développement pris par l’industrie sidérurgique de la
Meurthe et Moselle à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème.
Les bassins ferrifères perdus en Lorraine à cause du traité  de Francfort ont été remplacés par des mines très riches et abondantes dans la partie restée française de la lorraine. Le procédé Thomas et Gilchrist a permis d’utiliser les minerais phosporeux de ces nouvelles mines  grâce à un garnissage particulier  des cornues et ainsi permettre le développement d’aciéries puissantes. De 1883 à 1907 le tonnage extrait de minerai passe de quelque 2.1 Mt à 8.8 Mt. Dans la même période, la production de fonte passe de 0.9 à 2.5 tonnes  et la production d’acier  de 152000 à 1300000 tonnes (c’est 77% de la production française)
Les propriétaires des usines de la Lorraine annexée s’implantent en lorraine française ; Pompey et Dieulouard reproduisent les usines d’Ars-sur- Moselle et Goffontaine. L’aciérie Thomas de Pompey est mise en route en 1895 ; en parallèle, l’acier Martin sur sole progresse également en volume : Pompey, Dieulouard, Mont- Saint- Martin, Gorcy représentent  71000 t en 1907.
La transformation de la fonte, les aciers et les produits transformés issus de ces  aciers  sont présentés dans les stands de  à l’exposition de Nancy de 1909 par les usines de Pompey, Longwy Micheville, Marine-Homécourt,  Montataire…
En plus d’un stand, les aciéries de Pompey participent également à l’exposition en présentant une porte monumentale (du côté accès de l’exposition par la rue Jeanne d’Arc)
(Bulletin de la Société Industrielle de l’Est (févier 1910)
)

 

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