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du côté de la place Carnot,  du Cours Léopold  et de la porte Désilles





Le 23 mars 1874, un décret autorise l’entrepreneur bruxellois Frédéric de la Hault à créer une desserte par tramway à traction de chevaux.
Une ligne passant par la place Carnot est créée entre Maxéville et Bonsecours sur une longueur de 5 km et inaugurée le 12 août 1874.
Grand développement ensuite d'autres lignes entre 1874-1899.


Place Carnot par Léon Voirin 1886


Place Carnot Photo Belliéni

Monument Carnot






Le monument a été érigé suite à l'assassinat du Président de la République Sadi Carnot en 1893.

Aujourd'hui (à gauche) et hier (au centre et à droite): les sculptures de Victor Prouvé et d'Eugène Vallin ainsi que le médaillon représentant Sadi Carnot de profil ont hélas disparu, reste le pyramidion.


Les bronzes ont disparu en 1943, probablement fondues par les Allemands, selon F. Tacon. D'autres Nancéiens pensent que les sculptures se trouvent au Musée de l'Ermitage.

  Ce qu'en pense en 2015 François Tacon:





AlAlors que l’architecte Bourgon et le sculpteur Victor Prouvé sont mis en avant, d'autres personnes peuvent être cités:
•d’une part, le sculpteur, décorateur, ébéniste,mosaïste, émailleur, Eugène Vallin qui réalisa la partie ornementale ;
•d’autre part le commerçant/ négociant Demenge- Crémel (*) sans qui le monument n’existerait pas. Ce dernier fut à l’origine de l’érection de ce monument. Il prit la présidence du comité d’action, obtint des fonds en provenance de 28.000 personnes, riches ou pauvres, de 865 communes lorraines, de tombolas, de soirées organisées par le comité, et oeuvra pour que le travail des artistes architecte et sculpteurs fut désintéressé.

De nouvelles plaques ont été posées le samedi 16 janvier 2015, 73 ans après leur disparition (photos ci-dessous)

Le maire de Nancy, Laurent Hénart, a dévoilé les nouvelles plaques une par une, lors d’une cérémonie qui rassemblait élus, personnalités nancéiennes, et participants au colloque sur l’antisémitisme organisé par la Licra au musée des Beaux-Arts.

Les nouvelles plaques, d’un coût de 22.600 €, sont en pierre de lave émaillée, dont le traitement rappelle le bronze des plaques initiales. Les quatre côtés du monument en portent une. La principale rend hommage à Sadi Carnot. Une autre rappelle la rencontre entre Sadi Carnot et le grand-duc de Russie à Nancy, en 1892. Une troisième porte le nom des trois départements lorrains de l’époque, et une quatrième les chefs-lieux."

Avec l'absence des sculptures de Victor Prouvé, la Force et la Paix, symbolisant la Russie et la France, échangeant des rameaux de chêne et d’olivier, il n'y a plus que la plaque qui rappelle la visite du Grand Duc à Nancy  et c'est dommage.
'y a plus que la plaque qui rappelle la visite du Grand Duc à Nancy  et c'est dommage.









Les nouvelles plaques: hommage à Sadi Carnot, à la visite du Grand-Duc Constantin à Nancy, les 3 départements lorrains de l'époque, les chefs-lieux.



Sur une face, les noms de personnes et de communes ayant participé à la souscription ainsi que le nom de l'architecte, Charles-Désiré Bourgon.

Sur le monument Carnot, on pourra lire le bel article de Frédéric Descouturelle dont on sait, par ailleurs, le travail qu'il a réalisé pour la restauration de la maison Bergeret


L’Est Républicain du 16 Février 2016 nous apprend que Françoise Hervé, adjointe au maire de Nancy étudie :
•la reconstitution des statues de Victor Prouvé « la Force et la Paix » pour l’obélisque car la Mairie en possède les maquettes ;
•la reconstitution du pyramidion avec pose de feuilles d’or ;
•la réfection de la statue du général Drouot (statue par David d’Angers) ;
•la rénovation de la porte Désilles avec inscription des noms des Nancéiens tombés à la guerre ;
•la réinstallation d’une fontaine place Carnot.

Le Grand-Duc Constantin à Nancy le 6 juin 1892.



Le président Sadi Carnot (1837-1894) fait une visite à Nancy les 5 et 6 juin 1892. Il y reçoit Constantin Constantinovitch, grand-duc de Russie (1858-1915), cousin germain du tsar Alexandre III.

 Le Grand-Duc Constantin arrive presque à l’improviste après avoir demandé une entrevue avec le président Sadi Carnot ; l’entretien sera court à la préfecture de Nancy et restera secret ; entrait-il dans le cadre de la négociation de l’alliance militaire franco-russe ? Rappelons que cet accord était d’abord une coopération militaire entre la France et l’Empire russe qui sera en vigueur entre 1892 et 1917. Il y avait également un volet coopération économique et financière. Sur le plan militaire, l’accord stipulait que les deux pays devaient se soutenir mutuellement en cas d’attaque par l’un des pays de la Triple Alliance (Triplice) à savoir l’Empire allemand, l’Autriche-Hongrie et le Royaume d’Italie.
 La convention militaire secrète a été signée le 17 août 1892 soit peu de temps après la visite du Grand-Duc à Nancy. On peut donc supposer que le sujet a été abordé à cette occasion. De toute manière cette visite confortait les relations entre le tsar Alexandre III et le président Sadi Carnot.

On voit sur la photo ci-dessus l’arrivée du grand-duc sur la place Stanislas et l’entrevue entre celui-ci et le président Sadi Carnot à la préfecture.



- Dessin de Victor Prouvé à l’occasion du programme de la société de gymnastique des Sokols (faucons), vedettes des épreuves de gymnastique à Nancy.
- Manifestation près de la photo de la statue de Jeanne d’Arc pour saluer le Grand-Duc le 6 juin 1892
- Le président Sadi Carnot dans les rues de Nancy.


Le prétexte de la venue du président Carnot est de présider le concours national annuel de gymnastique. Carnot inaugure également avec Rodin et Léon Bourgeois, le ministre des Beaux-Arts, la statue de Claude Gellée dit Le lorrain, statue créée par Rodin.

 Ce sera l’occasion de nombreuses manifestations festives avec feux d’artifice, lâchers de pigeons, retraite aux flambeaux, illuminations de la ville, défilés des troupes et pour la population, l’occasion de voir le président et les élus. Enorme organisation par 14 comités de quartier (sauf celui de la Commanderie exclu pour des raisons politiciennes car le quartier est encore assez insalubre). Les étapes des voyages de Sadi Carnot sont presque toutes l'occasion, pour le maire et les représentants de l'Etat, de donner à voir un exemple local de leur politique en matière de progrès social.
 C'est particulièrement le cas pour ce qui concerne les politiques publiques visant à rendre les espaces urbains plus "hygiéniques" : mise en place d'un réseau d'égout, d'eau courante, ou encore de transports en commun. A Nancy quelque 50% des habitations sont alors reliées à un réseau d’eau courante et 80% bénéficient du nouveau réseau d’égouts. Nancy compte alors 87000 habitants dont 8000 militaires (recensement 1891).

 Le président est reçu à la gare le dimanche 5 juin 1892 par le maire et les conseillers municipaux, les députés du département, le général Brault et aussi par une foule qui couvre entièrement la place Thiers (sa statue a été érigée en 1879) et crie« vive Carnot, vive la République ! » La Marseillaise et les 101 coups de canon réglementaires agrémentent le départ de la calèche attelée de six chevaux et escortée par l’escadron du 42ème régiment de dragons tout cela sous un ciel menaçant.
 Plus d’une trentaine d’arcs de triomphe ont été disposés dans la ville et chaque fenêtre est décorée d’un drapeau ou autres fleurs. Celui du Point Central est réalisé par l’architecte bien connu à Nancy Lucien Weissenburger et fait 27 m de haut ! Acclamations tout le long du cortège ; grosse pluie, orage même au moment du discours sur le balcon de l’hôtel de ville et du défilé des troupes avec tambours et trompettes. Les sociétés de gymnastique (1) sont rassemblées boulevard Lobau, divisées en quatre groupes avec musique, tambours, trompettes et clairons en tête. Elles se dirigent vers la place Stanislas. Premier groupe, la société de Limoges et les gymnastes étrangers dont les sokols (mouvement gymnastique nationaliste tchèque) très acclamés.
1.Jean-Jacques Ziegler, est à l'origine de la première fête fédérale en 1878. Cette fête devient ensuite l'enjeu principal de l'Union qui élit chaque année son nouveau comité directeur pour mener à bien cette opération.
Les trajets en ville sont parfaitement étudiés
 Le cortège passe par exemple par ces lieux : statue de Jeanne d’Arc (inaugurée en 1890 dans le cadre de la lutte anti-boulangiste), statue de Dombasle, fontaine du Duc René II, Palais Ducal, place de la Carrière, place Stanislas, autant de lieux célébrant l’histoire de la Lorraine au cœur de Nancy.
 Les exercices du concours de gymnastique ont lieu en présence d’une foule énorme. Grand dîner au Grand Hôtel à l’invitation du maire Hippolyte Maringer et théâtre complètent la journée sous les acclamations des étudiants « Vive la France, Vive la République ! ». Le menu avec foie gras de Nancy, glaces Jeanne d’Arc et vin de Pagny léger et au bon goût de terroir est apprécié. A l’époque, le cercle militaire est situé dans le même bâtiment que le théâtre (MBA actuel). Le lendemain, lundi 6 juin et toujours sous une pluie battante, les autorités civiles et militaires, le clergé, la magistrature, le barreau sont reçus à la Préfecture. Puis visite de la Faculté des Sciences (Bichat président), inauguration de l’institut chimique l’après-midi, épreuves du Festival de gymnastique qui réunit entre autre les athlètes des départements libres de l’Est et remise des récompenses de la fête à la Pépinière. Enfin, le président Carnot inaugure la statue de Claude Gellée érigée dans ce parc.

 Le lundi 6 juin au matin, le grand-duc Constantin (1827-1892) deuxième fils de Nicolas 1er, envoyait une dépêche de Contrexéville exprimant le désir de venir saluer le président Carnot. C’est un précieux contact pour la conclusion d’un accord avec la Russie. Constantin arrive à 16h par train. Hymne russe à la préfecture et ovation des étudiants dans une ambiance indescriptible. L’entretien Constantin – Carnot est limité à 30 minutes, sans témoin. Première interprétation de la Marche lorraine de Louis Ganne. Une foule compacte pousse une immense acclamation « Vive la France, Vive la Russie ! » Banquet le soir à l’Hôtel de Ville puis feu d’artifice. Le lendemain Carnot part pour Lunéville et Toul où il est également reçu avec enthousiasme.

 La ville de Nancy reconnaissante à Carnot dédie la place de l’Académie après son assassinat en 1895 par l’anarchiste italien Casério.
 Le monument Carnot Cours Léopold a fait l'objet d'un descriptif par Bernard dans le thème "d'un obélisque à l'autre" en mai 2011


Pose du pyramidion le 6/12/2017 après restauration à la feuille d'or . A gauche l'ancien en cuivre. Photos M. Montagne et l'Est Républicain
Les travaux de dépose, de repose et de confortation du pyramidion ont été réalisés par l'entreprise Les Métalliers Lorrains. La dorure a été sous-traitée et effectuée dans les ateliers Gohard à Paris.


Sur l'ancienne  fontaine de la place Carnot (anciennement Place de Grève)



La première fontaine vers 1840 et la coupe du mécanisme du "château d'eau" (projet 1829) / l'inauguration (Illustration universelle du 9 Août 1879)


 C’est l’une des fontaines monumentales crées à Nancy au 19ème siècle. Un peu d’histoire :
•Projet en 1828 de Charles Débuisson de développer un nouveau système d’alimentation en eau de la ville avec création de nouvelles fontaines dont celle de la place de Grève avec tuyaux en fer de fonte à la place de bois, manchons en cuivre, tuyaux courbes en plomb ;
•démarrage de la construction en 1831, fin en 1832 ; le monument décoratif a 7.50 m de hauteur et est en fonte de fer ; deux vasques autour d’une colonne et 32 mufles de lion, un bassin. Fondeur à Dammarie sur Saulx en Meuse. Entrepreneur de la fontaine François Schmitz ;
•alimentation du » château d’eau »(1) par la source de Boudonville et autres sources ; ce « château d’eau » alimentait une vingtaine de fontaines en Vieille Ville et en Ville Neuve ;
•abandon alors d’une ancienne fontaine placée Cours d’Orléans non loin de la porte Désilles ;
•l’eau issue de la Moselle (1) arrive le 2 août 1879, ce changement permet entre autre (2) d’éviter les pénuries d’eau. Le monument jusqu’alors jugé assez laid est modifié au niveau du bassin. Août 1879 correspond aussi à l’inauguration de la statue de Thiers. Occasions de grandes fêtes à Nancy ;
•la colonne en fonte rouillée s’effondre au début des années 1950 ;
•dans les années 1960, de nombreuses villes égayent de fontaines, éléments de décoration. Nancy construit la fontaine Boffrand en 1967, une fontaine lumineuse place du Luxembourg, le bassin de la place Maginot. Un jet d’eau rotatif et coloré (« magic fountain ») est mis en positionné place Carnot en 1963 par la société parisienne « production Jacques Quiry » ; c’est le début de la mode des « dancing fountains » ;
•en 1973, on étudie pour la place Carnot et avec la société alsacienne Socofren, plusieurs propositions de jet d’eau.
•Abandon de tout projet avec la construction du parking souterrain et destruction du restant de machinerie sous ce qu’était le « château d’eau » et même des margelles / jardinières du bassin
A quand un nouveau jet d’eau pour agrémenter cette place Carnot si tristounette ?
•(1) en fait ce n’était pas un réservoir à proprement dit mais une bassine qui assurait la répartition de l’eau à plusieurs endroits de Nancy …et le mot château est tout de même valorisant.
•(2) Moins d’encrassage aussi de la fonte des tuyaux par dépôts de carbonates issus des eaux de source

(1) La solution retenue pour amener les eaux de la Moselle fut un pompage à Messein puis l’’utilisation de machines hydrauliques élévatoires (usine élévatrice) pour franchir le plateau et gagner Nancy. Mise en place de conduites traversant diverses communes (Ludres, Fléville, Houdement,Vandoeuvre, Heillecourt) avec nombreuses expropriations en 1876. Arrivée au réservoir Saint-Charles….réservoir agrandi à diverses reprises avant la construction de la tour Saint-Charles

(Eléments issus de la thèse d’E. Martin 2010 Nancy)



Le monument de jour et de nuit (1932); le jet d'eau après destruction du monument; l'emplacement aujourd'hui

Statue du général Drouot

1847 : dès la mort de Drouot, la municipalité de Nancy manifeste son intention d’ériger une statue en son hommage. Le 27 mars, le conseil municipal décide d’ouvrir une souscription nationale
1851 : une commission est créée sous la présidence du préfet, assistée d’une commission parisienne de trois membres, Varty, Monet, Gérard, chargée de vérifier l’exécution des travaux et de payer les acomptes.
1854 : les ressources s’élèvent à 71 406,05 francs dont 28 505 iront au sculpteur.
David d’Angers devenu aveugle, c’est Giorné Viard, auteur de très nombreuses statues et médaillons à Nancy, qui termine la sculpture du visage et l’aigle du piédestal.
 1855 : inauguration le 17 juin en présence d’un représentant de l’empereur Napoléon III et une cantate est même créée pour la circonstance.
 
Les trois bas-reliefs sont de David d’Angers et rappellent la valeur personnelle de Drouot, sa bravoure de guerrier et son image de bienfaiteur de la ville.
Les inscriptions : sur la plinthe, à droite : David d’Angers 1853, à l'arrière : Simonet Fondeur 1854.

Une rénovation de la statue a été décidée par la ville de Nancy en 2017; une pétition a été initiée la même année dans ce but.




Pris en tenaille pendant le foire, avant rénovation.



Statue rénovée en nov 2017



Détails (photos Marin Menzin)

Fils de boulanger, à l’école d’artillerie de Châlons en 1793, Drouot sert dans lé Nord et sur le Rhin. Capitaine en février 1796, passé à l’armée d’Italie, il couve la retraite de l’armée à la Trebbia (I8- 20 juin 1799). Il est encore à Hohenlinden en 1800. Envoyé à Toulon commander l’artillerie de débarquement, il échappe de peu au désastre de Trafalgar. Nommé chef de bataillon à l’état-major général de la Grande Armée, il est ensuite inspecteur des manufactures de Maubeuge et de Charleville, avant d’être envoyé, en 1808, diriger le parc d’artillerie de l’armée d’Espagne. En 1809, major de l’artillerie à pied et directeur du parc de la garde, il joue un rôle décisif à Wagram en écrasant les Autrichiens sous le feu d’une centaine de pièces. Promu colonel-major de l’artillerie à pied de la garde après cet exploit, baron de l’Empire en 1810, Drouot fait la campagne de Russie avec la garde, assure la victoire de la Moskova grâce à son artillerie. Ayant sauvé l’essentiel de son parc lors de la retraite, il est promu général de brigade le 1" janvier 1813, aide de camp de l’Empereur et général de division en septembre suivant, comte de l’Empire en octobre. Son artillerie joue un rôle décisif à Weissenfels, à Lützen, à Bautzen, sauve l’armée en retraite à Hanau. Drouot est partout durant la campagne de France, à La Rothière, à Champaubert, à Vauchamps, à Mormant, à Craonne, à Laon. A Fontainebleau au moment de l’abdication, Drouot suit Napoléon à l’île d’Elbe et devient le gouverneur de l’île. Quoiqu’il désapprouve l’aventure, il est aux côtés de l’Empereur durant les Cent-Jours, à la tête de la garde impériale à Waterloo, où il se bat héroïquement. Accusé de haute trahison, Drouot se livre à la justice et il est acquitté. Louis XVIII le reçoit et lui dit admirer sa fidélité à Bonaparte. Refusant sa réintégration dans l’armée, Drouot vit dès lors dans la retraite, refusant tous les titres et les honneurs que lui offrent les souverains successifs. Son nom est inscrit sur l’arc de triomphe de l’Étoile. Histoire du Monde


Porte Désilles

Sur la porte Désilles

La restauration de l’Arc de Triomphe de la porte Désilles a démarré prévue en septembre 2017 pour un coût de 700000 euros dont 35000€ pour l’état ; il faut rajouter le coût des sondages archéologiques (1) qui seront terminés en mars pour 45000€.

Un projet de modification de l’espace allant de la place du Luxembourg à la rue du Baron-Louis avec l’esplanade du Souvenir-Français est en cours d’étude sous la houlette de l’architecte du patrimoine Camille André. Fin de la réalisation 2018.
 On prévoit la création d’un espace de commémoration avec œuvre d’art contemporaine (2), espaces verts, éclairage,… pour un coût déjà estimé à 1.5 –2M€ plus 300000€ pour l’œuvre d’art (dont 50% pris en charge par l’état). Les riverains seront associés à ce projet.

1.L’INRAP (archéologie préventive) affine ses connaissances concernant les anciens bastions, plus précisément la possibilité de retrouver traces de l’ancien bastion de Danemark détruit et remblayé après le rattachement de la Lorraine à la France (3).
2.la porte Désilles est un monument aux morts, sans doute le premier de France. Il était prévu pour rendre hommage aux nancéiens morts pour l’indépendance de l’Amérique (bataille de Yorktown en Virginie). Depuis une loi de février 2012, l’inscription des « Morts pour la France » sur le monument ou une stèle voisine est obligatoire.
3. Sur les fortifications de Nancy dont un plan avec superposition de la ville actuelle et de l’emplacement des anciennes fortifications




Porte Désilles et extrémité du Cours Léopold




Le bastion de Danemark et la Ville-Vieille



Plan de la ville et emplacement des remparts de la Ville-Vieille selon C.Pfister.


Un projet pour le Cours Léopold en 1872 non réalisé



Les banquiers étaient prêts à investir dans ce projet. On retrouve trace de cette affaire et des auteurs de ce projet dans " PROJET de construction du cours Léopold. — Rapport présenté par le maire (M. Bernard), au conseil municipal, 28 octobre 1872. — Rapport de la commission, présenté par M. Martz, secrétaire, décembre 1872. — Protestation de plusieurs habitants. — Situation légale du cours Léopold. — Projet de MM. R. Ollivier et Cie, banquiers à Paris. — Perspective dessinée par Coupin. — Façade sur les rues latérales. — 16, 12, 5, 10 et 6 pages, in-4°. 1 placard et 2 vues in-fol. Étui. ( fonds lorrain Favier 1898)

http://gallica.bnf.fr/.../f11.image.r... ////dessinateur Coupin.
(page 147)
 Intéressant de voir que lors de cette réunion municipale, et en plus des protestations des habitants qui ne voulaient pas de ce projet , les autorités de la ville de Nancy se sont  intéressés à la situation légale et là il faut remonter à Stanislas et Louis XVI d'où conflits pendant des années. En effet Stanislas voulait construire en cet endroit pour développer industrie et commerce, mais avec obligation de respecter une uniformité des façades ou constructions ( comme Place Stanislas ou d'Alliance ou Carrière); Louis XVI souhaitait alors que les lois édictées par Stanislas fussent respectées/ Bibliothèque municipale
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