retour à l'accueil NANCY

Victor, Marie, Ferdinand GENAY




 
    Genay Victor, Marie, Ferdinand (Nancy 1846-1909), architecte
Un exemple de réalisation d'un immeuble bourgeois au 17 rue Bailly à Nancy

 



Ferdinand Genay et son nom sur l' immeuble réalisé en 1869 au 17 rue Bailly à Nancy



 
Elément de décor au-dessus de la porte d'entrée du 17 rue Bailly

La famille du Comte de Landrian du Montet a habité cet immeuble fin 19ème et début 20ème. l'immeuble a-t-il été construit par cette famille? la famille Landrian a un riche passé de chevaliers et militaires; ses armoiries (aigles et tours crénelées) n'apparaissent pas sur la façade de l'immeuble.


Le père de Ferdinand Genay était architecte; on lui doit l'hospice de Lasalle à Pompey et l'asile de Maréville.
En 1867, Ferdinand Genay est l'élève aux Beaux-arts de Paris de Salleron et Devrez. En 1868, il entre dans l'atelier de Laisné à l'école des Beaux-Arts.
En 1874, il cumule déjà les fonctions d’Inspecteur des édifices diocésains, d’Inspecteur des Monuments Historiques, d’Architecte des Hospices et Hôpitaux de Nancy et d’Architecte de l’Asile public d’aliénés de Marseille dont il dessine le plan général en 1879.
Le 17 janvier 1887, il est nommé inspecteur des travaux de restauration de Saint-Nicolas-de-Port et de Blénod-lès-Toul, Boeswillwald en était l'inspecteur général et Mathuzinski (résidant au Mans) en était l'inspecteur particulier. La même année, il entre à la société centrale des architectes. Il fut le président fondateur de la société amicale lorraine des anciens élèves de l'école des Beaux-Arts, ainsi que le premier président de la Société des architectes de l'Est de la France, fondée en 1888 à Nancy.

Nombreuses réalisations :
o    nouvelle église Saint-Joseph (avec Léopold Hardy) ;
o    institution Saint Sigisbert ;
o    hospice Saint-François à Saint-Nicolas-de-Port;
o    bureaux de l’usine Solvay à Dombasle ;
o    mairie de Chaligny ;
- façades du magasin A l’Homme de Fer et du magasin Wiener, 32 et 53 rue des Dominicains ;
o    construction d’une quantité de grandes demeures bourgeoises nancéiennes ; on citera par exemple la très belle maison du 25 rue Lepois réalisée en 1900 ;
o    restauration de l’ancienne église Saint-Pierre qu’avait construite Jennesson en 1736,
o    restauration à l’église de Blénod-lès-Toul et à la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port ;
o    construction en 1898 que Genay du pavillon d’Ophtalmologie à Nancy hôpital Central auquel on donne le nom de Pavillon Léonie Bruillard-Balbâtre ;
o    construction du premier bâtiment du Sanatorium de Lay-Saint-Christophe; établissement qui sera agrandi quelques années plus tard pour atteindre une capacité de 50 lits ;
o    ……
o    achèvement de l'hospice de Lasalle à Pompey;
o    agrandissement de l'hospice Saint-François de Saint-Nicolas de Port et conception de la façade intérieure de la chapelle;
o    construction de nouveaux quartiers à l'asile de Maréville;
o    couvent du petit Sacré-Cœur;
o    groupes scolaires de Marancourt et de Chaligny;
o    mairies-écoles d'Essey, Thorcy, Bouxier-aux-Dames, Gripport, Lucy;
o    asiles de Baron, Essey-lès-Nancy;
o    école nationale forestière,
o    pensionnat des dominicaines,
o    salines des Aulnous,
o    brasserie viennoise, usines et exploitations agricoles.

Genay sera, associé à son talentueux cadet, le Nancéien Lucien Weissenburger(1860-1929),architecte D.P.L.G. en 1887, installé en 1892 dans sa ville natale où il s’est déjà fait une flatteuse réputation.
Georges Biet(1869-1955), succèdera à Ferdinand Genay au poste d’architecte des Hospices et des Hôpitaux de Nancy.


La rue Bailly porte le nom du jardinier du duc Léopold chargé d’entretenir le potager royal; il avait sa maison près du potager au moment où Stanislas construisit le nouveau quartier entre Ville-Vieille et Ville-Neuve (place d’Alliance,…). Bailly était le seul à faire venir des primeurs à Nancy et, pendant plusieurs années, il eut l'honneur d'offrir en cette ville, à Lunéville et à Commercy, à Léopold et à S. A. R. madame Douairière de Lorraine, des petits pois le jour du nouvel an, et des melons le jour de Pâques.

L’examen des plans de Nancy à différentes époque montre que la rue Bailly change plusieurs fois de noms, on retiendra les noms de rue Sainte-Catherine (1752-54-58), rue Locke, rue Challier, inclut ou non la rue Guibal, rue Racine et redevient rue Bailly sous la Restauration.



 
Le quartier de Nancy en 1720 où se trouvait le potager de S.A.R. Madame (cf 124)
La rue Bailly n'existe alors pas, un simple cul-de-sac.




***********************