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Jean-Baptiste Claudot (Badonviller 1733- Nancy 1805)

Charles Bagard (1696-1772) et le jardin botanique de N



J-B Claudot est très connu comme peintre des paysages et décorateur de la seconde moitié du 18ème siècle. Il fut formé par Jean Girardet, premier peintre du roi Stanislas et aussi par André Joly, autre peintre nancéien. On connait ses œuvres à caractère religieux (tableaux et décors de pompes funèbres). Ses personnages de l’époque rappellent ceux de Girardet. On connait ses tableaux à la cathédrale de Nancy et ses décors du théâtre.
Il a travaillé pour la ville de Nancy vers 1764, a réalisé un portrait de Stanislas (portrait disparu) en 1766. On le retrouve à Paris de 1767 à 1769 avec le peintre Joseph Vernet qui lui permet de découvrir une nouvelle forme de peinture, la peinture de paysages (ruines antiques, paysages mélancoliques, sites inventés incluant souvent des détails de sa Lorraine (représentation de villes lorraines, éléments d’architecture ou costumes de sa région).
Cette forme de peinture  rappelle celle de Claude Gellée, lorrain également et dont il a toujours admiré le travail. En 1784, il se fait seconder par le peintre Jean-Baptiste Isabey pour le décor du nouveau théâtre de Nancy.
Après une période difficile au moment de la Révolution, on lui confie de nouveaux des commandes en 1801 (vues de la région de Nancy, commandes diverses de notables lorrains). Les villes de Bayon, Lunéville, Nancy, Pont-à-Mousson sont représentées ;« Le filet suspendu » est au MBA de Nancy.


Il a vécu au 5 rue Stanislas après son mariage avec Marie-Louise Hatt et au 50 rue de la Hache à son retour de Paris en 1769.







Une œuvre de Jean-Baptiste Claudot:
Le bastion des Michottes ou Vue du fossé séparant la Ville- Vieille de la Ville-Neuve, prise de la rue des Michottes Musée des Beaux-Arts de Nancy. Ca 1801. (détail du tableau)
Ce fossé était à l’emplacement de la rue de la Pépinière devenue rue Gustave Simon. On aperçoit les casernes Sainte-Catherine et l’ancien bastion d’Haussonville.

Jean-Baptiste Claudot se trouve à l’emplacement de l’ancien bastion des Michottes . Voir par exemple le plan de la ville de Nancy de Mique (1785).
Pour plus de détails sur ce plan:
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8441673f/f1.item.zoom



et la même partie de la ville en 1770 ( plan de Mique également)
Pour plus de détails sur ce plan:
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53036675m/f1.zoom.r=nancy.langFR



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Vue de la Place de Grève et du Cours de la Liberté Attribué à Jean-Baptiste Claudot (1733, Badonviller - 1805, Nancy) 1801 Huile sur toile H. 85,2 cm ; l. 105,8 cm, P. 1,9 cm Inv. 95.679 Don de M. Mennessier, 1881.

 
Exécuté en 1801, quatre ans avant la mort de Jean-Baptiste Claudot, ce tableau montre la place de Grève (qui deviendra place de l’Académie, puis place Carnot), lieu des exécutions à Nancy, à l’époque révolutionnaire. Il fut commandé par la famille Menessier-Lallement, qui habitait la maison Collenot, située à l’angle de la rue des Michottes et de la place de l’Académie.
Cette œuvre constitue un document précieux pour la connaissance des aménagements urbains menés à Nancy au tournant du XIXe siècle : une partie des fortifications a été détruite en 1778 en vue de la création d’un quartier « moderne » ; bien qu’interrompus par la Révolution (épargnant les vignes se trouvant à l’extrême gauche du tableau), ces travaux ont déjà permis la création de l’esplanade du cours Léopold ; la porte Saint-Louis ou Stainville (aujourd’hui porte Désilles) est en place depuis 1785 ; des maisons neuves viennent de remplacer l’ancienne vénerie des ducs de Lorraine. Au fond se dressent les coteaux de Boudonville et le plateau de Malzéville. Élément à la présence anachronique, la colonne antique permet au peintre d’atténuer le caractère trop sèchement topographique de cette vue dont il anime le premier plan dans le même but : le petit peuple vaque à ses occupations quotidiennes sous la vigilance de la maréchaussée ; rappel de l’actualité révolutionnaire, le groupe de saltimbanques brandit ce qui tenait lieu de « cahier de doléances », vaste tableau compartimenté où étaient inscrites des complaintes commentées par le baladin. Le peintre s’inspire ici des vedute de Piranese, Pannini ou Hubert Robert qui n’hésitaient pas à ajouter une note de fantaisie ou un élément purement imaginaire à leurs compositions. (Palais des Ducs de Lorraine, tableau restauré en 2005)














Nancy, derrière la cathédrale.



Nancy, porte de la Craffe

 
Ces deux dernières  huiles, en pendant, de 28cmx38,5cm ont été vraisemblablement peintes durant la période révolutionnaire puisque sur l'oeuvre que nous montrons sur le tableau de la cathédrale, on distingue la date de 1795 sur une borne au bord du chemin





Vue de Nancy avant 1752, date du début de la construction de la Place Stanislas.

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Scène de vie pastorale / Musée de Remiremont

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Pour avoir une idée plus large des peintures de Jean-Baptiste Claudot, voir aussi ICI