Rives de Meurthe

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pont Bazin
houx
jardin d'eau
brique
résidences
mirabilis
jardin d'eau
mirabilis
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fuchsia
port de plaisance
laser
port de plaisance
TABLE
jardin d'eau
mosaïque
anciens abattoirs
bourgeons
industries
1
passerelle
viornes
la Méchelle
viornes
l'Autre Canal
1
école d'architecture
1
hameau Victor
bourgeons
centre Pierquin
1
centre Pierquin
viornes
centre Pierquin
viornes
centre Florentin
1
promenade
1
accostage

Site urbain récemment réaménagé depuis quelque 20 ans par Alexandre Chemetoff et situé entre la Meurthe et le canal de la Marne au Rhin.

Jusqu’à la deuxième partie du 19ème siècle, cette zone inondable était très peu habitée, d’ailleurs défense de Nancy médiévale, constituée de jardins et prés.

On y trouve cependant des tanneries, des moulins et deux ports ( Le Crosne et Port aux- Planches)

L’implantation d’une gare en 1878 sur une voie de ceinture et de 2 bassins sur le canal

 (Saint-Georges et Sainte-Catherine), ont permis l’industrialisation au 19ème.

 L’annexion de l’Alsace-Moselle pousse de nombreux industriels (Daum : verrerie, Fruhinholz : tonnellerie et réservoirs, Diebold : malterie, Nordon : chaudronnerie et aussi constructions électriques et mécaniques…) à se réfugier en Lorraine restée française et plus particulièrement sur ce site, où infrastructures et main d’œuvre sont présentes . La sidérurgie, le commerce de gros, le stockage, la distribution trouvent de la place, une gare, des ports; les abattoirs arrivent début 20ème, une usine de déchets et les Grands moulins s’agrandissent.  L’habitat construit par les industriels se mélange aux industries sans être aussi présent que dans une ville-usine.

 La synergie entre le canal, la voie ferrée, l’espace à proximité du centre ville et les accroissements économique et démographique de Nancy fin 19ème siècle, ont conduit à un quartier similaire aux waterfronts des villes portuaires ou fluviales.

Rives de Meurthe en 1693 et 1835 (Archives Municipales)
Tanneries et Grands Moulins; Grandes prairies inondables et jardins;
le faubourg Saint-Georges est très peu développé avant l’arrivée du canal et du train

1896

Rives de Meurthe en 1896 ( Archives Municipales)
Gare Saint-Georges de marchandises (depuis 1875)
et chemin de fer de ceinture (Champigneulles-Jarville);
canal; implantations industrielles

1896

Ce site industrialo-urbain est cependant très enclavé.

 A partir des années 1960-1970, avec le développement du transport routier, la crise économique, les inondations, une spirale de crise apparaît avec décroissance des industries et de la population notamment dans la partie centrale du site. Les friches se développent, le quartier est peu fréquentable.

Le renouveau démarre en 1983 avec la volonté marquée des élus: étude d’un projet global, maîtrise des inondations, maîtrise foncière et amélioration de la circulation modifient profondément le site.

On trouve aujourd’hui dans cette zone de quelque 7 km entre Maxéville et Jarville des entreprises ( maintien de l’industrie et  du tertiaire),  une zone d’habitation, un espace culturel et de loisirs, un pôle santé et des espaces publics .

 

Partie centrale des Rives de Meurthe, de nos jours

partie centrale

Conclusion : globalité d’un dynamisme urbain

•Le renouveau du quartier Meurthe-Canal ou Rives de Meurthe n’est pas seulement une simple reconversion ou réhabilitation d’un quartier en difficulté; c’est aussi une modification de l’image même de Nancy, en étendant son centre. C’est  un enjeu global comme cela a été fait pour les waterfronts américains ou britanniques
•Ce qui a été réalisé et ce qui est prévu consiste en un quartier très équilibré et non anarchique comme précédemment, avec habitations, activités industrielles et tertiaires, espaces culturels, ceci en relation avec d’autres programmes prévus par la ville comme Nancy Grand Cœur, Haut du Lièvre,..
•Ce renouveau, cette requalification s’inscrit dans une notion de développement durable par réduction de l’étalement urbain au profit de la réutilisation d’espaces péricentraux en friches.
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