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Nancy: Art Nouveau / École de Nancy

Généralités
Quelques artistes
Architecture


Généralités, artistes et lieux "art nouveau" à Nancy

En 1901, l'École de Nancy, alliance provinciale des industries d'art, est officiellement créée. L'année 1901 marque aussi l'entrée de l'architecture nancéienne dans l'Art nouveau. Louis Majorelle confie au jeune architecte parisien Henri Sauvage la construction de sa maison personnelle, au chantier de laquelle sont associés les Nancéiens Jacques Gruber et Henri Royer, et les artistes parisiens Alexandre Bigot et Francis Jourdain. La Villa Majorelle sera rapidement considérée comme une oeuvre manifeste.
La même année, les architectes Charles et Émile André, en collaboration avec Jacques Gruber et Eugène Vallin, entament la construction des Grands Magasins Vaxelaire, inaugurant ainsi le cycle de modernisation du centre de la ville : commerces, établissements bancaires, brasseries et hôtels se feront désormais les hérauts de l'architecture et de la société nouvelles.
C'est encore en 1901 que les architectes Émile André et Henry Gutton dessinent le lotissement du parc de Saurupt sur le modèle résidentiel du Vésinet - une réponse, partiellement réalisée, à l'extension anarchique de la ville et aux nouvelles attentes de l'habitat urbain.
De ces expériences pionnières naîtront tout un registre de programmes, de typologies, de formes et d'éléments décoratifs - céramique architecturale, ferronnerie, vitrail... - qui marqueront durablement le paysage de Nancy.

Artistes  de l’Ecole de Nancy ou Art Nouveau

 Emile André Henri Bergé
Albert Bergeret Ernest Bussière
Eugène Corbin Alphonse Cytère A et A Daum
Alfred Finot Emile Friant Charles Fridrich Camille Gauthier
Emile Goutière-Vernolle Jacques Gruber
Louis Guingot Louis Hestaux Louis Majorelle
Camille Martin J. et P. Mougin Muller Frères
Paul Nicolas Victor Prouvé Hokkai Takashima
Eugène Vallin René Wiener Louis Weissenburger
Georges Biet Henri Gutton Paul Charbonnier
Léon Cayotte Joseph Janin Joseph Hornecker
Charles-Désiré Bourgon César Pain Pierre Lebourgeois
Henri Sauvage Emile toussaint Alexandre Bigot
Louis Marchal Lucien Bentz Joseph Janin Paul Nicolas
Amalric Walter

Principaux lieux Art Nouveau
Voir en particulier la Maison Bergeret, la Villa Majorelle, l'Excelsior / le Flo





L'Est Républicain1912Pierre le Bourgeois5bis Avenue Foch
Printemps/ Magasins Réunis1925Pierre le Bourgeois2 avenue Foch
Banque Varin Bernier1906-1909Joseph Hornecker4 Place Maginot
Ensemble Poirel1889Albert Jasson5 rue Victor Poirel
Brasserie Excelsior / Flo1910Lucien Weissenburger A. Mienville1 rue Mazagran
Immeuble Margo1906Eugène Vallin Paul Charbonnier86 rue Stanislas
Chambre de Commerce de 541908Emile Toussaint Louis Marchal40 rue Henri Poincaré
Maison Houot1907Joseph Hornecker7 rue Chanzy
Banque Renauld / BNP1910Emile André Paul Charbonnier9 rue Chanzy
Graineterie Génin / CCF 1901Henri et Henry Gutton2 rue Bénit
Magasin Vaxelaire1901Charles André Emile André E.Vallin13 rue Raugraff
Immeuble du Dr Aimé / Société Gle 1903Georges Biet Eugène Vallin42-44 rue Saint-Dizier
Magasin Vaxelaire et Pignot1913Lucien Weissenburger53-57 rue Saint-Dizier
Maison Arnoux-Masson1911-1913Louis Déon24 rue Saint-Dizier
Crédit Lyonnais / LCL1901Félicien César7B-9 rue Saint-Georges
Pharmacie du Ginkgo1915Paul Charbonnier38 rue des Dominicains
Magasin Goudchaux1901Eugène Vallin4 rue des Dominicains
Immeuble Camal1904-1905Emile André5 rue Saint-Julien
Casino des Familles1902Louis Lanternier7 rue Saint-Julien
Loge du concierge1902Emile André Henry Gutton2 rue des Brices
Villa Les Glycines 1902-1904Emile André5 rue des Brices
Villa des Roches 1904Emile André6 rue des Brices
Villa Marguerite1903-1905Joseph Hornecker3 rue du Colonel Renard
Maisons de ville  Rue du Maréchal Gérard
Villa Lang1905-1906Lucien Weissenburger1 Bd Georges Clémenceau
Maison Corbin Musée Ecole de Nancy1911-1912 36-38 rue du Sergent Blandan
Villa Lejeune1902-1903Emile André30 rue du Sergent Blandan
Maison Biet1907Georges Biet Eugène Vallin41 rue Pasteur
Maison Renaudin1902Lucien Bentz49-51 rue Pasteur
Parc Sainte-Marie Maison alsacienne1909  
Piscines Nancy Thermal1910-1913 rue du Sergent Blandan
Lotissement rue Félix Faure1900-1910César Painrue Félix Faure
Immeuble Mangon1902Paul Charbonnier3 rue de l'abbé Gridel
Villa Majorelle ou villa JiKa 1901-1902Henri Sauvage1 rue Louis Majorelle
Immeuble France-Lanord1902-1904Emile André71 Avenue Foch
Immeuble Lombard1902-1903Emile André69 Avenue Foch
Immeuble Loppinet1902Charles Désiré Bourgon45 avenue Foch
Maison du Docteur Jacques1905Paul Charbonnier41 avenue Foch
Pharmacie Jacques1903Lucien Bentz55 rue Jeanne d'Arc
Immeuble Biet 1901-1902Georges Biet Eugène Vallin22 rue de la Commanderie
Maison du Docteur Spillmann1907-1908Lucien Weissenburger34 rue Saint- Léon
Pharmacie Rosfelder1902Emile André12 rue de la Visitation
Musée des Beaux-Arts Collection Daum  3 place Stanislas
Maison du Peuple1900-1902Paul Charbonnier2 rue Drouin
Maison et Atelier Eugène Vallin1895-1896Eugène Vallin6-8 Bd Lobau
Maison Gaudin1899Georges Biet97 rue Charles III
Maison Bergeret 1903-1904Lucien Weissenburger24 rue Lionnois
Imprimerie Royer 1899-1900Lucien Weissenburger3B rue de la Salpètrière
Maison Geschwinderhammer1905Joseph Hornecker et Henri Gutton6T Quai de la Bataille
Etablissements Gallé1912-1926Henri Louis et Henri Victor Antoine36 Bd Jean Jaurès
Maison du Docteur Hoche1906-1907Georges Biet16 rue Emile Gallé
Maison Ducret1908Paul Charbonnier Emile André66 rue Jeanne d'Arc
Cimetière de Préville: monuments  rue Raymond Poincaré
Maison Noblot1912Emile André2 rue Albin- Haller
Maison Collignon1905 rue de Boudonville
Maison Guingot1903Lucien Weissenburger10 rue d'Auxonne
Maison Schott verrière 1900verrière Antoine Bertin6 Quai Choiseul
Maison Huot1903Emile André92 et 92B Quai Claude le Lorrain
Maison Bouret1887 65 rue de la Ravinelle
Maison Simette1900Charles Désiré Bourgon12B rue de Metz
Immeuble Weissenburger1903-1904Lucien Weissenburger1 Bd Charles V
Hôtel Chardot1905-1906Lucien Weissenburger52 Cours Léopold
Immeuble Kempf1903Félicien et Fernand César40 Cours Léopold
Maison Luc René Hermant25 rue de Malzéville
La Cure d'Air Trianon: guinguette1902Georges Biet75 rue Pasteur Malzéville
Cristallerie Daum  17 rue des Cristalleries

Caractéristiques "Art Nouveau" de quelques maisons de Nancy

Le réseau Art nouveau Network en Europe

par Victor Prouvé

Union centrale des arts décoratifs, Pavillon de Marsan à Paris, rue de Rivoli. Exposition de l'alliance provinciale des industries d'art. Ecole de Nancy, mars 1903. Catalogue officiel. Ci-dessus, illustration du catalogue et des cartons d'invitation.

Ce catalogue est édité par la revue nancéienne,"la Lorraine artiste", revue par ailleurs en ligne sur le Kiosque Lorrain. Il est publié à l'occasion de l'exposition parisienne de mars 1903, présentant les oeuvres crées dans le cadre de l'Ecole de Nancy, fer de lance de l'Art Nouveau en France.


Quelques artistes, réalisations, oeuvres :

 

Emile ANDRE (1871-1933)
« Issu d'une famille d'entrepreneurs et d'architectes, Emile André étudie l'architecture à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il voyage aux Indes, en Perse, en Tunisie et accompagne à deux reprises une mission archéologique en Egypte. Rappelé à Nancy en 1901 par son père Charles André, architecte départemental, il travaille à d'importants projets dont le premier est la transformation des magasins Vaxelaire rue Saint Jean. La même année, il est chargé avec l'architecte Henry Gutton d'établir le plan du lotissement du parc de Saurupt, où il réalise, en 1902, la loge du gardien, la villa les Glycines pour le négociant Fernbach (grande baie d'inspiration orientale réhaussée de briques rouges) et la villa les Roches.
Ses productions, nombreuses et variées (maisons, villas, immeubles, commerces) sont marquées par l'étude
plastique des volumes plus que par la décoration elle-même. La mise en oeuvre très maîtrisée de nombreux matériaux, ajoutée à l'invention de formes décoratives nouvelles, inspirées surtout par le style gothique, donnent à ses édifices un caractère singulier et pittoresque.
Après la première guerre mondiale, il s'occupe de la reconstruction des villages lorrains détruits, Flirey et Limey. Parmi ses réalisations encore visibles à Nancy : maisons Huot, 92, 92 bis quai Claude Le Lorrain (1903), les immeubles Lombard et France-Lanord, 69 et 71 avenue Foch (1902-1904), la banque Renauld (actuelle B.N.P.) rue Saint-Jean (1908). Dès 1901, il est membre du Comité directeur de l'Ecole de Nancy. »

(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=emile-andre)


Le Passage Bleu à Nancy ...............avec le célèbre bleu d'Emile André


Le passage bleu est une galerie marchande due à l’architecte « école de Nancy » Emile André ( 1871-1931) avec mosaïques bleues, verrière et grilles aux entrées. Les poutrelles ont été réalisées par les Aciéries de Pompey.
Construction en 1932 et rénovation en 2007 par l’entreprise « Faïenceries de Saint-Jean Laigle » / Emaux de Longwy à Herserange- Longwy.

L'entrée du Passage bleu est entourée de briques émaillées bleues. On peut y voir l'inspiration de l'architecture musulmane découverte, lors des multiples voyages d'Émile André en Orient.

On retrouve des briques vernissées bleu turquoise par Emile André à la Maison Huot à Nancy, des briques bleues à l’entrée de la Villa Lejeune rue Blandan, ...
Le carré de briques vernissées turquoise est un motif ornemental de cheminée assez typique d' Emile André; on le retrouve par exemple sur la villa « les Roches » et sur la villa du peintre Lejeune, 30, rue du Sergent-Blandan.


Jacques GRÜBER (1870-1936)

« A partir de 1889, Jacques Gruber étudie à Paris à l'Ecole des Arts Décoratifs, à l'Ecole des Beaux-Arts et fréquente l'atelier du peintre Gustave Moreau. En 1893, il entre chez Daum comme chef décorateur et enseigne à l'Ecole des Beaux-Arts de Nancy jusqu'en 1916.
Avant qu'il ne possède son propre atelier de vitrail en 1904, Jacques Gruber fait réaliser ses projets chez le verrier Charles Gauvillé. Bien que s'intéressant principalement à cette technique, Jacques Gruber ne délaisse pas les autres aspects des arts décoratifs.
Il collabore en effet avec plusieurs industriels et artisans nancéiens auxquels il fournit des modèles et des décors de mobilier, de reliure, d'objets en grès flammé. Il dessine également des menus et des programmes pour les imprimeurs nancéiens.
Il est le maître verrier nancéien auquel s'adressent Louis Majorelle, Eugène Corbin, Albert Bergeret, mais également la Chambre de Commerce, la brasserie Excelsior, le Crédit Lyonnais, les Magasins Réunis, etc. Son oeuvre, d'une grande qualité graphique et parfois picturale, aux inspirations naturalistes mais aussi symbolistes, est une véritable synthèse des techniques verrières de l'époque.
Jacques Gruber s'installe à Paris à partir de 1914 et connaît une période prospère de renouvellement artistique pendant la période Art Déco.
Il est membre du Comité directeur de l'Ecole de Nancy dès 1901. » Voir ICI


Un exemple: Jacques Gruber exécute cinq verrières avec libellules, papillons, ombellifères,… pour la maison bourgeoise du docteur Léon Hoche, professeur d’anatomie à Nancy, villa construite en 1906-1907 par Georges Biet (1869-1955).
L’une s’intitule Luffas et nymphéas et est destinée à la salle à manger, aujourd’hui au musée de l’Ecole de Nancy dans la chambre à coucher Majorelle.
Ce vitrail peut être vu de l’intérieur comme de l’extérieur ; on y voit des nénuphars au premier plan sur fond de paysage lacustre, le tout encadré par des plantes grimpantes, des luffas aux fruits verts, rien au centre afin de laisser passer la lumière.

(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=jacques-gruber)

Affiche par J. Grüber pour le 13ème concours de tir à Nancy

Jacques Grüber

et pour un circuit Jacques Grüber dans les rues de Nancy


Camille Martin

Camille Martin (1861-1898)

Elève des Beaux-Arts de Nancy puis de l’Ecole des arts décoratifs de Paris.
Sa rencontre avec Hokkai Takashima en 1885 sensibilise Camille Martin à l’art japonais. Il peindra essentiellement des paysages vosgiens  Il collabore avec Emile Friant pour un décor de mobilier destiné à Louis Majorelle.
A partir de 1882, Camille Martin participe à des salons artistiques à Nancy, puis à Paris. La critique remarque son travail et l’Etat se porte acquéreur de l’un de ses tableaux en 1884. Il collabore à l’exécution de décors peints pour la manufacture Majorelle de Nancy, où il est revenu à la fin de ses études.
En 1893, il collabore au Salon du Champ-de-Mars avec Victor Prouvé et René Wiener, et présente des reliures qui lui valent une reconnaissance nationale et internationale.
Nous gardons peu de traces de son travail.

Sur l'Ecole de Nancy et la reliure d'art



 A droite, Camille Martin conçoit l’affiche lithographiée de la première exposition collective de la future Ecole de Nancy aux galeries Poirel (1894).
A gauche, "Le soir ou le paon", Camille Martin / Jean de Joybert Panneau décoratif




Camille Martin, "le peintre des sapins"
Forêt de Kichompré- Musée de l'école de Nancy




En haut, reliure pour L'Art japonais de Louis Gonse-  Musée de l'école de Nancy
En bas, reliure pour L'Agenda du Bon Marché- Musée de l'école de Nancy




Victor Prouvé et Camille Martin, reliure Salammbô-Musée de l'école de Nancy
La reliure de Victor Prouvé, Salammbô, a été achetée en 1894 pour faire partie des collections du futur musée d'art décoratif de Nancy (qui sera créé officiellement en 1900).




Après l'enterrement, huile sur toile, 1889, Musée des beaux-arts de Nancy



Place Carnot à Nancy par Camille Martin (photo Artlorrain)



Entre 1893 et 1895, le français André Marty (né en 1857) édite dans "L'estampe originale" des planches de Camille Martin. Voici la couverture de l’album V daté entre janvier et mars 1894.



Camille Martin - Un après-midi de printemps Christies 94600€ juin 2011




Camille Martin réalise avec Prouvé et Wiener le "livre d'or" offert par la Lorraine à la Russie.
Détail page 676
Célébration de l'amitié franco-russe 1892


  Les angles et le fermoir en argent sont du bijoutier Severin Ronga

On pourra voir en vidéo "Flore de Lorraine", la table du Tsar,
 table énigmatique à la marqueterie représentant un paysage allégorique de la Lorraine, commandée en automne 1893 à Emile Gallé et offerte au Tsar Alexandre III à l’occasion de la signature de l’alliance franco-russe. La table du Tsar raconte, en compagnie de conservateurs et restaurateurs du musée de l’Ermitage, d’historiens lorrains, de botanistes et biographes de Gallé, l’histoire de cet exceptionnel objet d’art conçu et fabriqué dans l’urgence par le célèbre artiste de l’Art Nouveau, ses collaborateurs et artisans, en seulement trois semaines.




Camille Martin

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Emile Friant, peintre-graveur

Ses oeuvres

Pour mémoire une superbe exposition au Musée des Beaux-Arts de Nancy, du 4 novembre 2016 au 27 février 2017, Émile Friant, le dernier naturaliste ?, sous le parrainage de l'Académie des beaux-arts et de l'Académie de Stanislas.
  

Emile Friant, autoportrait à gauche (huile) / Charles de Meixmoron (huile) au centre

La lecture dans le parc, huile / l'expiation ou la peine capitale 1908 (huile)

A gauche eau forte "patriotisme", au centre l'Angélus, à droite, la danse, dessin à la plume

Wood nymph (huile) / les oiseaux familiers (eau forte)/ Marie Marvingt et le capitaine Echman; Marie Marvingt et un médecin en 1914 portant secours à un blessé avec son ambulance aérienne (eau forte)



Caricature de Friant en académicien sur le Pont des Arts

L'illustration était située sur un menu du restaurant Walter / Stanislas à Nancy. C'est une caricature du célèbre tableau d'Emile Friant "La Toussaint"

 Ce menu caricature a été édité à l'occasion de l’élection d’Emile Friant à l’Académie des Beaux-Arts en 1924, plus précisément pour le déjeuner précédant l'élection, déjeuner offert au peintre par ses amis le 17 septembre 1924 chez Walter, restaurant Stanislas à Nancy
 Emile Friant en costume d’académicien et accompagné de ses amis, remplace la jeune fille figurant sur le tableau « La Toussaint »

Hors les personnages, Tour Eiffel et Pont des Arts remplacent Préville, du côté de l’entrée vers la rue de Bassompierre et de la rue Notre-Dame des Anges; on voit le Rond-Point des Bienfaiteurs  (tombes des mécènes de Nancy) à l’arrière plan du tableau « La Toussaint »

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Charles Fridrich fondateur de la Maison d'Art Lorraine 38 rue Stanislas et à Paris pour    "favoriser l'expansion de l'art moderne, d’organiser dans ses salles des expositions permanentes destinées à faire connaître les résultats obtenus par les artistes, dans leurs recherches d'un art libre et indépendant » Membre du Comité directeur de l'Ecole de Nancy dès 1901. Cette maison servira de tremplin pour les artistes de l'Ecole de Nancy.

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Louis MAJORELLE (1859-1926)

Voir la Maison Majorelle

« Après avoir suivi les cours de Théodore Devilly et Charles Pêtre à l'école des beaux-arts de Nancy, Louis Majorelle est admis à l'école des beaux-arts de Paris en 1877 dans l'atelier du peintre Aimé Millet. Deux ans plus tard, le décès de son père l'oblige à revenir à Nancy. Il reprend avec son frère Jules l'entreprise familiale de fabrique de mobilier et de faïence.
En 1894, après une production d'inspiration historique, Louis Majorelle remplace le décor vernis ou peint du mobilier rocaille et japonisant au profit du décor marqueté à références naturalistes et symbolistes. Reconnu essentiellement pour son travail d'ébéniste, Louis Majorelle développe une production de meubles à deux niveaux : la première concerne le mobilier de luxe, fabriqué à Nancy rue du Vieil Aître, et la seconde, le mobilier bon marché de série qui est réalisé à partir de 1905 dans les ateliers de Pierre Majorelle à Bouxières, près de Nancy.
Le travail du métal est développé dans ses ateliers pour la réalisation des bronzes ornant le mobilier, mais aussi pour les luminaires en collaboration avec Daum à partir de 1898.
Il fait éditer ses céramiques dans différents ateliers de la région lorraine et réalise des modèles d'objets en grès pour Alphonse Cytère (Rambervillers) et les frères Mougin.
Ses multiples activités l'amènent à ouvrir de nombreux magasins d'exposition, notamment à Paris, Lyon et Lille. En 1901, il est un des vice-présidents de l'Ecole de Nancy. »

(Source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=louis-majorelle)


Louis Majorelle; à droite portrait par son fils Jacques en 1908


Eugène VALLIN (1856-1922)

« Formé dans l'atelier de son oncle entrepreneur de menuiserie, Eugène Vallin apprend la sculpture sur bois et le modelage auprès de Charles Pètre à l'Ecole municipale de dessin. Il prend la succession de son oncle en avril 1881.
Devenu créateur de mobilier, il travaille uniquement sur commande. C'est d'ailleurs ce refus d'industrialiser sa production qui le différencie des ébénistes Gallé ou Majorelle, par exemple. Il réalise des salles à manger, salons, bureaux pour les plus grands mécènes de Nancy, Corbin, Masson, Bergeret, Kronberg, etc.
Après une production de mobilier religieux d'inspiration gothique, l'artiste fait évoluer son art en se servant de sa double expérience de constructeur et de sculpteur-ébéniste. En collaboration avec Georges Biet, Eugène Vallin réalise quelques bâtiments d'inspiration moderne, notamment sa propre maison boulevard Lobau qui est la première manifestation de l'Art Nouveau dans l'architecture à Nancy en 1895, ainsi que la villa de Georges Biet 22, rue de la Commanderie.
Il réalise, en 1896, la porte des ateliers d'ébénisterie de Gallé conservée aujourd'hui dans le jardin du Musée de l'Ecole de Nancy.
En 1901, il est un des vice-présidents de l'Ecole de Nancy. Il est l'auteur, en 1909, du pavillon de l'Ecole de Nancy à l'Exposition Internationale de l'Est de la France qui a lieu à Nancy, en collaboration avec Victor Prouvé. Sont encore visibles à Nancy : la maison et l'atelier Vallin, boulevard Lobau (1895); la villa Biet, 22 rue de la Commanderie (1902); immeuble de rapport, 86 rue Stanislas (1906); la salle à manger Masson (1903) et le bureau Kronberg au Musée de l'Ecole de Nancy »

(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=eugene-vallin)


Eugène Vallin


CORBIN Eugène (1867-1952)

« Fils d'Antoine Corbin (1835-1901), fondateur des Magasins Réunis, Eugène Corbin partage la direction de l'entreprise avec son beau-frère Charles Masson (1858-1929). Attiré par la modernité, il se passionne pour l'Ecole de Nancy dont il devient à Nancy l'un des principaux mécènes. Pour l'agrandissement des Magasins Réunis en 1906, Corbin fait appel à l'architecte Lucien Weissenburger -déjà sollicité de nombreuses fois par la famille Corbin- et y associe Louis Majorelle, Jacques Gruber, Victor Prouvé, Alfred Finot, Jules Cayette et Henri Suhner.
Proche des préoccupations d'enseignement et de diffusion de l'Ecole de Nancy, Eugène Corbin participe à la création de plusieurs concours organisés par l'Ecole de Nancy et fonde en 1909 la revue Art et Industrie avec la collaboration d'Emile Goutière-Vernolle.
Collectionneur de l'Ecole de Nancy, il fait une importante donation à la ville de Nancy en 1935 comprenant plus de 600 pièces. Cette collection d'abord présentée dans les galeries Poirel, est transférée en 1964 rue du Sergent Blandan : l'actuel Musée de l'Ecole de Nancy et ancienne propriété d'Eugène Corbin. »

(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=eugene-corbin)


Eugène Corbin

Le mécénat éclairé d'Eugène Corbin

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Lampe à la fleur de nénuphar (E. Gallé), lampe cobra  de Daum en collaboration avec le sculpteur Edgar Brandt, vase à la vigne et aux escargots (Daum)


Emile GALLE (1846-1904) (photo ci-dessous)

On pourra approfondir ICI

« Après une période d'apprentissage dans différentes villes d'Europe, Weimar et Meisenthal entre autres, Emile Gallé est associé à l'entreprise de négoce et de décoration de faïence et de verrerie de son père dès 1867. Dix ans plus tard, il reprend à son compte l'affaire familiale et étend ses activités à l'ébénisterie en 1885. Déjà remarqué à l'Exposition de la Terre et du Verre en 1884, Emile Gallé est consacré à l'Exposition universelle de Paris en 1889 par trois récompenses pour ses céramiques, ses verreries et son mobilier. Mais la céramique, au grand regret d'Emile Gallé, n'a plus les faveurs du public. Il s'oriente vers le travail du verre, domaine dans lequel il développe et crée de nouveaux procédés de fabrication. Ses recherches aboutissent en 1898 au dépôt de deux brevets, l'un concernant la marqueterie de verre et l'autre, la patine sur verre.
Son oeuvre, aux multiples références, exprime la diversité des intérêts d'Emile Gallé où la nature joue un rôle dominant, mais non exclusif. Ses engagements patriotiques et politiques trouvent leur forme la plus aboutie aux expositions universelles de Paris en 1889 et 1900 avec des pièces comme la table " Le Rhin " (qui revendique le retour d'une Alsace-Lorraine unie à la France) ou encore des installations spectaculaires comme " Les sept cruches de Marjolaine " (en faveur de la réhabilitation de Dreyfus).
Engagé très tôt dans le renouvellement des arts décoratifs, Emile Gallé diffuse, dans ses dépôts français mais aussi anglais et allemand, des pièces de série de qualité, grâce à l'industrialisation de sa production. En 1901, il est le fondateur et le premier président de l'Ecole de Nancy, " Alliance Provinciale des Industries d'Art ". »

(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=emile-galle)


Emile Gallé

Réalisée durant l'été 1904, « La Main aux algues et aux coquillages » est probablement la dernière œuvre d'Émile Gallé à la toute fin de sa vie. Considérée comme le testament artistique du maître verrier, « La Main aux algues et aux coquillages » est librement inspirée du monde aquatique rêvé par l'artiste lorrain. Verre modelé à chaud, oxydes métalliques, gravure à la roue. Don fait au musée d’Orsay en 1990 par les descendants d’Emile Gallé.



La feuille rongée, vase-sculpture d'Emile Gallé.



Les Hommes noirs, 1900 par Émile GALLÉ et Victor PROUVÉ

Voir ICI l'affaire Dreyfus et les hommes noirs

Vase "Les hommes noirs, 1900", en verre soufflé de forme sphérique à col étranglé entre deux anses appliquées, décor floral dégagé à l'acide et repris à la roue, portant les inscriptions: "Hommes noirs, d'où sortez-vous ? / Nous sortons / de dessous terre / Béranger". Signé "Gallé 1900" et "V. Prouvé". Trois silhouettes sortent d'une boue noire, la couleur évoquant la noirceur des âmes humaines et la couleur des vêtements des juges de Dreyfus, un lys blanc représentant l'innocence du capitaine.

  - Exposé à l'Exposition Universelle de Paris, 1900.
  - Ici modèle du Corning Museum of Glass
  - Un exemplaire similaire existe au Musée de l'École de Nancy

Les Hommes Noirs a été conçu par  Emile Gallé en collaboration avec  Victor Prouvé. Dans une lettre à Prouvé, Gallé a écrit qu’avec les Hommes Noirs, il visait à exposer «le fanatisme, la haine, les mensonges, les préjugés et l’hypocrisie. La décoration du vase représente un appel à la justice, aux droits civils et à la défense des accusés injustement. Son sujet fait référence à l'énorme scandale politique, judiciaire et social qui a entouré un officier militaire juif français nommé Alfred Dreyfus (1859-1935). L'affaire Dreyfus (1894-1906) était relative à une condamnation injustifiée de trahison et une dissimulation ultérieure; cette affaire a divisé la société française pendant plus d'une décennie.

" La signification du vase "Hommes noirs d'où sortez-vous" est immédiate, non pas seulement par l'emprunt, alors pour tous évident, fait au pamphlet de Béranger (Hommes noirs, d'où sortez-vous?), mais en raison de ses tonalités évocatrices des ténèbres. En cela, il s'inscrit dans la descendance de deux pièces antérieures d'une dizaine d'années, particulièrement remarquées pour leur coloration sombre. Sur la première, présentée à l'Exposition Universelle de 1889, un crapaud tapi dans l'ombre s'apprête à happer une libellule ; le second modèle montre un pélican aux prises avec un ptérodactyle. Le contraste entre la laideur repoussante des uns et la grâce aérienne des autres se veut symbole de la lutte des forces du bien et du mal"





Vase  conçu par Gallé et Victor Prouvé  et réalisé en collaboration avec l'Escalier de Cristal à Paris. Cette entreprise produisait des verres émaillés et gravés.



Emile Gallé ici, tout comme Philippe-Joseph Brocard (1831-1896) reproduisent avec une finesse extrême le complexe décor émaillé et doré des verreries Mamelouk. Gallé cherche à dépasser le modèle pour en donner sa vision personnelle.

L'un des chefs-d'oeuvre du Musée de l'Ecole de Nancy: la Table « le Rhin » de 1889 . Emile Gallé, plateau de Victor Prouvé sur le thème de l’annexion de l’Alsace et de la Moselle par l’Allemagne en 1871. La table et un détail du plateau.


Victor PROUVE (1858-1943)

« Né dans un milieu de dessinateurs en broderie, Victor Prouvé entre à l'Ecole de dessin de Nancy, puis à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Cabanel. Résidant à
Paris jusqu'en 1902, mais sans cesser de participer à la vie artistique nancéienne, il devient le second président de l'Ecole de Nancy à la mort d'Emile Gallé en 1904.
D'abord peintre portraitiste et paysagiste, il est aussi sculpteur, graveur, travaille le cuir et le métal, donne des dessins de broderies et de bijoux, et collabore avec de nombreux artistes et industriels de l'Ecole de Nancy. Il dessine plusieurs décors de verreries et de meubles pour Emile Gallé, réalise des études en plâtre pour Eugène Vallin, crée des motifs de broderies pour Fernand Courteix et Albert Heymann, fait éditer ses statuettes par les frères Mougin, par Daum, par des bronziers parisiens, etc. Il réalise également de nombreux menus, programmes, vignettes, affiches et illustrations d'ouvrages.
Ses envois aux Salons de Paris et de Nancy depuis 1882, lui valent une reconnaissance nationale et lui amènent de nombreuses commandes publiques et privées. Il décore de grands panneaux décoratifs la salle-des-fêtes de la mairie du XIe arrondissement de Paris et l'escalier de la mairie d'Issy-les-Moulineaux. Avec Emile Friant, il reçoit la commande du plafond de la Préfecture de Meurthe-et-Moselle et réalise pour l'Hôtel de Ville de Nancy douze médaillons symbolisant les mois de l'année. Il peint le plafond de la Caisse d'Epargne de Commercy et une grande toile décorative pour la brasserie La Lorraine représentant plusieurs personnalités nancéiennes participant à une fête de Bacchus.
Il révolutionne l'art de la reliure avec Camille Martin et le relieur René Wiener à l'Exposition du Champ-de-Mars de Paris en 1893, ce qui vaut à l'Ecole de Nancy sa première reconnaissance nationale et internationale. De 1919 à 1940, Victor Prouvé est directeur de l'Ecole des Beaux-Arts de Nancy, sans abandonner une carrière personnelle féconde.
Sont encore visibles à Nancy, les douze médaillons symbolisant les mois de l'année (Hôtel de Ville), le monument de la Croix de Bourgogne (place de la Croix de Bourgogne) et les sculptures de la maison du Peuple (rue Drouin). »
(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=victor-prouve)



Victor et Jean Prouvé

Cette superbe reliure orne un ouvrage traduit et édité  à Paris en 1919, le "Livre de la Jungle" de Rudyard Kipling publié à Londres dès 1894 en anglais.
Le célèbre relieur Lortic fut chargé de la reliure de l'ouvrage et cet artiste a sollicité Victor Prouvé  pour la création de trois cuirs repoussés pour orner les deux plats et le dos.
C'est grâce à son travail sur le cuir, et plus particulièrement sur la reliure d'art, que l'Ecole de Nancy connaît sa première reconnaissance nationale et internationale. Les reliures exposées par Victor Prouvé, Camille Martin et René Wiener au salon de la Société Nationale des Beaux-Arts à Paris en 1893 suscitent autant les louanges des amateurs de modernité que l'indignation des professionnels de la reliure.
 Les trois artistes ont créé neuf reliures mêlant techniques anciennes et modernes (mosaïque de cuir, pyrogravure), dans une composition nouvelle, où une même scène illustre l'intégralité de l'ouvrage. La reliure de Victor Prouvé, Salammbô, est achetée en 1894 pour faire partie des collections du futur musée d'art décoratif de Nancy (qui sera créé officiellement en 1900).




Portefeuille en cuir ciselé 1901


Affiches "exposition d'art lorrain" (1910) et pour le grand photographe Belliéni (place de l'Académie/ Carnot)

Sur Victor Prouvé, on  pourra lire "Art et Industrie 1911": ICI

Victor Prouvé est un touche à tout, peintre, paysagiste, portraitiste, graveur, sculpteur,il travaille le cuir et le métal,dessine des bijoux et des broderies

La joie de vivre

Eau- forte Vanité au livre (1931), dédicacée pour Paul Colin, broderie motif parnaisie des marais, médaille en argent le Souvenir, bague en or ciselée

Projet de couverture du livre de Maurice Maeterlinck "la vie des abeilles"


Le triomphe de Monsieur Corbin par Victor Prouvé


Fresque de V. Prouvé dans la brasserie "La Lorraine"


Ils combattent, souscrivons Victor Prouvé 1918

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Livre d'or de l'Est de la France (exposition internationale de l'Est de la France à Nancy en 1909)


Catalogue de l'Exposition d'art décoratif de l'Ecole de Nancy au Palais de Rohan, 7 mars-26 avril 1908. Strasbourg : Imprimerie Alsacienne, 1908

Portrait des demoiselles Moulins par Victor Prouvé, 1903.

Musée de Nancy

Hélène, Marguerite et Marthe Moulins nées à Malzéville respectivement en 1874, 1875, et 1877. Mais qui étaient ces demoiselles Moulins ? Issues d’une famille de musiciens elles descendent en ligne directe de Michel Clément Moulins, musicien né à Béziers le 4 aout 1776. Elles sont les petites- filles du directeur de chef d'orchestre  de l'Opéra de Nancy.

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Lucien WEISSENBURGER (1860-1929)

« Il étudie à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, dans les ateliers de Jules André et de Victor Laloux.
Il revient à Nancy en 1888 et devient l'architecte municipal de Lunéville dont il réalise le théâtre. Il collabore dès 1900 avec Henri Sauvage à la construction de la villa de Louis Majorelle, dont il contrôle l'exécution.
Son activité fait preuve d'un grand éclectisme par ses inspirations variées (Art Nouveau, régionalisme, références historiques) et dans la nature de ses commandes (usines, hôtels particuliers, grands magasins (dont les Magasins Réunis en 1906), les premiers HBM de Nancy).
Il est membre du Comité directeur de l'Ecole de Nancy dès sa création en 1901.
Parmi ses plus prestigieuses réalisations, sont encore visibles à Nancy la villa de l'imprimeur Bergeret (1904) 24 rue Lionnois, son hôtel particulier, cours Léopold, l'imprimerie Royer, rue de la Salpêtrière et l'hôtel-brasserie Excelsior (1910) en collaboration avec l'architecte Alexandre Mienville. »
(Source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=lucien-weissenburger)

Lucien Weissenburger


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Emile ANDRE (1871-1933)

« Issu d'une famille d'entrepreneurs et d'architectes, Emile André étudie l'architecture à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il voyage aux Indes, en Perse, en Tunisie et accompagne à deux reprises une mission archéologique en Egypte. Rappelé à Nancy en 1901 par son père Charles André, architecte départemental, il travaille à d'importants projets dont le premier est la transformation des magasins Vaxelaire rue Saint Jean. La même année, il est chargé avec l'architecte Henry Gutton d'établir le plan du lotissement du parc de Saurupt, où il réalise, en 1902, la loge du gardien, la villa les Glycines et la villa les Roches.
Ses productions, nombreuses et variées (maisons, villas, immeubles, commerces) sont marquées par l'étude
plastique des volumes plus que par la décoration elle-même. La mise en oeuvre très maîtrisée de nombreux matériaux, ajoutée à l'invention de formes décoratives nouvelles, inspirées surtout par le style gothique, donnent à ses édifices un caractère singulier et pittoresque.
Après la première guerre mondiale, il s'occupe de la reconstruction des villages lorrains détruits, Flirey et Limey. Parmi ses réalisations encore visibles à Nancy : maisons Huot, 92, 92 bis quai Claude Le Lorrain (1903), les immeubles Lombard et France-Lanord, 69 et 71 avenue Foch (1902-1904), la banque Renauld (actuelle B.N.P.) rue Saint-Jean (1908).
Dès 1901, il est membre du Comité directeur de l'Ecole de Nancy. »
(source : http://www.ecole-de-nancy.com/web/index.php?page=emile-andre)


Emile André

Bureau et Comité directeur de l'Ecole de Nancy en 1904


Liste des membres de l'Ecole de Nancy et domaine d'activité en 1904

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Lucien Weissenburger est l'architecte de l'imprimerie Royer et les sculptures sont d'Ernest Bussière (enfant et une pierre litho, à droite et enfant à la  presse, à gauche). Larges ouvertures et structure métallique avec acier, rivets, briques et pierres pour le bâtiment.



Collaboration entre Auguste et Antonin Daum et le sculpteur Ernest Bussière

Vase la brachtée d'ombelles 1900 verre soufflé-moulé, multicouche, gravé à la roue (MBA Nancy)
Vase brachtée d'ombelles 1897 faïence fine de petit feu à décor de glaçure à peau réfractaire (Musée de l'Ecole de Nancy)

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Coupe en grès aux "trois bustes féminins", Gambrinus, et "la vague",  jardinière en céramique.
(Photos Artlorrain)


Œuvres d’Alfred Finot, sculpteur (1876-1947), membre en 1901 du comité directeur de l’Ecole de Nancy, formé par les sculpteurs Ernest Bussière et Louis-Ernest Barrias. Il est notamment connu pour son monument du peintre Charles Sellier à la Pépinière, diverses tombes au cimetière de Préville, le fronton aujourd’hui détruit des brasseries Champigneulles (voir photo de Gambrinus) (photo d'Alfred Finot)

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Lampe de bureau Daum-Cayette vers 1930
Musée de l'Ecole de Nancy Photo Claude Philippot


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.....dans le domaine des pâtes d'émaux agglomérés ou pâtes de verre, A. Walter associé à Daum dès 1903 et la collaboration avec le chef décorateur H. Bergé. Voir l'évolution dans l'art de ces grands artistes de l'Ecole de Nancy ICI



Henri Bergé (autoportrait en 1915, Musée Lorrain et Amalric Walter (portrait par H. Bergé 1932)
Arrêt total des productions de ces deux artistes en 1935.




Lucane et caméléon par Walter


Isidora Duncan par  Amalric Walter et J. Descomps vers 1925
Chrysler Museum of Art Norfolk, Virginie



Plaque à la rose /  Plaque de verre signée Henri Bergé Amalric Walter
Chrysler Museum of Art, Norfolk Virginie

Baguier au lézard, dessin aquarellé d'Henri Bergé qui est le fournisseur de tout un bestiaire destiné à  A. Walter.






En 1902, l'architecte Georges Biet et l'ingénieur Frédéric Schertzer exécutent pour Royer, propriétaire du grand café du Point Central, une guinguette à Malzéville, rue Pasteur (photo du bas)

La brasserie est ornée de nombreux vitraux dessinées par Henri Bergé représentant les grandes marques de l'époque : Grande fine Champagne, Guignolet, Rhum Saint-James, Absinthe Cusenier, Vermouth, diverses liqueurs, les eaux de source de Vichy ou encore la laiterie Saint-Hubert. À l'origine, ces 22 verrières publicitaires occupaient les trois faces libres de la salle, donnant à l'ensemble une grande luminosité.  Aujourd"hui, hélas, des vitraux ont disparu, d'autres ont été retirés  (photo du haut)


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Louis Hestaux est membre du Comité directeur de l'Ecole de Nancy dès 1901.
Peintre, décorateur, dessinateur chez Gallé, remplaçant ce dernier à sa mort comme directeur artistique. Il participe notamment à la création de la table « le Rhin »
La porte de la Craffe, chardons, croix de Lorraine

  Un peu d'histoire :
 Rappelons qu'au cours de l'année 1891, la France et la Russie ont conclu un accord connu sous le nom d'"Amitié franco-russe".

 Deux années plus tard, en octobre 1893, l'escadre russe commandée par l'amiral Avellan rendit sa visite à la flotte française à Toulon puis à Paris. Les militaires russes furent reçus par le Président Sadi Carnot et l'Amiral Henri Rieunier, ministre de la marine, donnant lieu à de grandes festivités et aboutissant à la ratification de la convention militaire par le tsar quelques mois plus tard.
 Pour l'occasion les provinces françaises furent sollicitées pour participer aux cérémonies.
 La Lorraine eut l'idée de créer un "Livre d'Or" à offrir en cadeau aux dirigeants russes.
 Dans ce "Livre d'Or" actuellement au Musée de l’Hermitage de Saint- Petersburg furent regroupés soixante et onze oeuvres sur papier crées pour l'occasion par les artistes lorrains les plus représentatifs de l'époque.





Le peintre sur faïence Musée de l'Ecole de Nancy (Photo Claude Philippot)




L'aube en janvier à Nancy par Louis Hestaux

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Affiche Bergeret pour les frères Cayotte (plâtrerie, stuc)


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Architecture




Maison Lejeune 1902-1903, par Emile André, rue du Sergent Blandan et Maison Huot quai Claude Le Lorrain

Maison Huot: deux maisons jumelles construites en 1903-1904 par Emile André pour Frédéric Huot un Mosellan

Maison Majorelle rue Majorelle et Pharmacie Jacques rue Jeanne d'Arc



Maison bergeret rue Lionnois et maison Gaudin rue Charles III


Maison Biet et maison Renaudin rue Pasteur



La maison de la famille Renaudin en 1906



Maison Ducret rue Jeanne d'Arc et oriel de la graineterie Génin rue Bénit, aux vitraux par Jacques Grüber, vitraux exécutés par le peintre verrier Charles Gauvillé.



Décor de vigne



Les  photos précédentes: nous sommes bien au 152 rue Jeanne d’Arc avec une belle maison d’influence naturaliste réalisée par Louis Déon  (1879-1923), architecte dont on retrouve de beaux immeubles à Nancy notamment Avenue Anatole France. La maison date de 1904 et les sculptures sont de Léopold Wolff (1863-1924). Une belle réalisation avec des caractéristiques art nouveau : manque de symétrie, arcs irréguliers, naturalisme, continuité des lignes,…
Cette maison a été réalisée pour Lucien George, négociant en vins et liqueurs d’où ce magnifique décor. Ultérieurement la maison fut une succursale Dunlop.

La maison voisine au 154 rue Jeanne d'Arc
est également art nouveau avec une forte asymétrie des travées de la façade. Réalisation de Paul Charbonnier (1865-1953). Quelques éléments avec lobes pour les balcons.




Musée de l'Ecole de Nancy, maison Corbin


Verrière du Crédit Lyonnais, rue Saint-Jean (banque LCL)
de Jacques Grüber, exécutée par le peintre verrier Charles Gauvillé






Immeuble Mangon ( en haut à gauche) et maison du Docteur Hoche (en haut à droite et en bas)

Jacques Gruber exécute cinq verrières avec libellules, papillons, ombellifères,… pour la maison bourgeoise du docteur Léon Hoche, professeur d’anatomie à Nancy, villa construite en 1906-1907 par Georges Biet (1869-1955).
L’une s’intitule Luffas et nymphéas et est destinée à la salle à manger, aujourd’hui au musée de l’Ecole de Nancy dans la chambre à coucher Majorelle.
Ce vitrail peut être vu de l’intérieur comme de l’extérieur ; on y voit des nénuphars au premier plan sur fond de paysage lacustre, le tout encadré par des plantes grimpantes, des luffas aux fruits verts, rien au centre afin de laisser passer la lumière.




L'Excelsior (brasserie Flo) et Immeuble Biet






Immeuble Margo rue Stanislas et pharmacie Rosfelder rue de la Visitation

 Pharmacie centrale Rosfelder
Cette frise de fleurs de pavots et ces carreaux de grès flammés bleu-vert attribués au céramiste Bigot décorent la façade de la pharmacie Rosfelder au 12 de la rue de la Visitation à Nancy.
L’architecte Emile André a conçu la façade en 1902. On peut voir encore les portes monumentales en acajou de style gothique avec ferronneries en forme de plumes de paon, poignées travaillées de plein bois et des caissons dessinés de jarres faisant référence aux jarres de drogues.

Sur les pharmacies art nouveau à nancy




Magasin Arthur Goudchaux (1901) – 4 rue des Dominicains, Nancy (54). Aujourd'hui crédit agricole.
Eugène Vallin 1901, pour ce fourreur Goudchaux, qui, comme Gorlacher au 22 de la même rue, parait nos élégantes de visons, martres et autres cravates de putois.





Ensemble Poirel, rue Victor Poirel

Villa Marguerite rue du Colonel Renard et maison Noblot rue Albin-Haller



Villa "Les Roches" avant transformation et villa "Les Glycines", parc de Saurupt

Banque Varin-Bernier place Maginot et maison Arnoux-Masson rue Saint-Dizier



Porte de la maison Collignon serrurier / ferronnier d'art à Nancy- Boudonville en 1905  (à gauche)
Très semblable à la porte du Castel Béranger d'Hector Guimard à Paris, porte réalisée quelque dix ans avant (à droite).




Verrière de la véranda de la maison Collignon serrurier / ferronnier d'art à Nancy- Boudonville en 1905 par l'atelier des peintres verriers nancéiens Koenig et Lafitte (NancyRetro)

Loge du concierge rue des Brice et Villa Lang boulevard Clémenceau

Maison Houot et banque Renauld rue Chanzy


Les Magasins Réunis avant l'incendie de 1916: art nouveau et tourelles d'angles


Immeuble du Docteur Aimé et magasin Vaxelaire rue Raugraff

Coin rue Saint-Jean / rue Raugraff: magasin construit de 1900 à 1901 pour François Vaxelaire, de nationalité belge et originaire de Wissembach (68) , créateur d'un ensemble de grands magasins.
Le gros-oeuvre en maçonnerie est confié à l'entrepreneur nancéien Alexis Boudot. La structure métallique est réalisée par Frédéric Schertzer, la devanture est conçue par Emile André et exécutée par Eugène Vallin. La céramique de la devanture est réalisée par Alexandre Bigot.
Entre 1927 et 1930 cet ensemble est presque totalement transformé par l'architecte nancéien Raphaël Oudeville (photo ci-dessous). Par acquisition, destruction de plusieurs immeubles dont la librairie Sidot  (photo ci-dessus) à droite), Vaxélaire a pu réunir ses deux magasins de la rue Saint-Jean (ci-dessus) et de la rue Raugraff; dans ce but, la librairie Sidot  avait été rachetée en 1927. (Photo NancyRetro)

Construction Raphaël Oudeville 1927-1929 remplaçant le bâtiment Art Nouveau d'Emile André




Villa des Roches rue des Brice et maison de ville rue du Maréchal Gérard ( Les Colombes)




Villa Olry - 192 av du général Leclerc - Architecte Emile André - 1904

Les faïences (d'origine inconnue, faute de pouvoir les démonter) représentent des pensées.

Pour les pensées du décor, ne faut-il pas chercher du côté de Paul Descelles qui a travaillé pour Gallé?
Quel lieu de fabrication? peut-être Rambervillers ?

(La Société anonyme des produits céramiques de Rambervillers, créée en 1864 par la famille Cytère) ?

Les architectes utilisent la céramique comme élément architectonique (faisant partie de l'ensemble architectural): cheminée, rampe d'escalier,ou comme élément décoratif au-dessus des fenêtre ou des portes. A Rambervillers, on trouve alors une société produisant des grès flammés très prisés par les architectes de Nancy. Ces derniers fournissent des modèles de cheminée, rosaces, frises et carreaux. On a présenté de tels modèles à l'exposition de Nancy de 1904.
 
Le clos Olry, du nom de son propriétaire Achille Olry, industriel dans le drap au milieu du 19ème siècle devenu riche propriétaire du faubourg Saint-Pierre, était situé vers le 160 de la rue du Montet (192 avenue du général Leclerc aujourd’hui) et s’étendait jusqu’à l’ancien Champ de Mars. Il était constitué de vergers et de chènevières.
Au début des années 1900, ce clos fut vendu et occupé au fil des années par de jolies villas réparties des deux côtés d’une rue particulière traversant le clos, rue qui fut classée (*).
Les promoteurs et les propriétaires choisirent de baptiser la rue du nom d’un grand nom de l’histoire de la région, le Leude d’Austrasie Charles Martel (689-741), vainqueur de Poitiers. On avait même pensé à l’époque édifier une statue équestre sur la Carrière pour « faire le pendant » avec la statue de Jeanne d' Arc !


(*) Un petit rappel sur les rues particulières
La question des rues particulières a fait couler beaucoup d’encre à Nancy dans les années 1880-1910. Des propriétaires désireux de faire de gros profits ont ouvert des rues particulières sans se soucier au départ d’un plan d’ensemble. En 1907 plus d’une vingtaine de rues attendaient leur classement officiel. Tout était terminé en 1909.
A la fin de cette période heureusement, la mairie est intervenue avec l’édiction d’un règlement. Quel était donc ce règlement pour l’obtention d’un classement des rues particulières ?
Il fallait :
o    Terminer les canalisations d’éclairage, d’égouts et les travaux de chaussée ;
o    Affecter un capital pour faire les trottoirs, bordures,…
o    Le propriétaire devait abandonner à la ville le sol de la rue, les conduites d’eau, les égouts, …
o    La ville pouvait dénommer la rue ainsi classée et admise dans la voirie urbaine

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Les abeilles de la Villa "les pins" 2 rue Albin Haller


     


Etablissement Emile Gallé rue Jean Jaurès et maison Geschwindhammer quai de la Bataille


Immeuble Kempf, Cours Léopold par Félicien et Fernand César 1903-1904

Immeuble construit de 1903 à 1904 pour Nicolas Kempf, négociant de bière à Nancy. Gentil et Bourdet, céramistes à Billancourt, réalisent les panneaux décoratifs de la façade sur rue, tandis que les verrières sont de Jacques Grüber.



Immeuble Kempf 40 Cours Léopold (en haut), autres photos
Immeuble Weissenburger 1 Boulevard Charles V et Immeuble l'Est Républicain 5B avenue Foch




Maison du Peuple, 2 rue Drouin sculptures de Victor Prouvé


 
Immeuble Camal 5 rue Saint-Julien
Le Casino des Familles (3 travées par Lanternier à gauche et trois travées par Paul César à droite) au 3 de la rue

Banque Varin Bernier 4 Place Maginot et entrée, Pharmacie du Ginkgo 38 rue des Dominicains


25 rue de Malzéville à Nancy, hôtel construit par l’architecte parisien Jacques Hermant entre 1901 et 1903 pour le tanneur Victor Luc. Mobilier et ferronneries de Majorelle, frise décorative constituée de panneaux de grès émaillés (éléments moulés ornés d’iris) ; enfin, escalier exceptionnel en grès flammé par Gentil et Bourdet, verrière par Jacques Grüber.



Maison du docteur Spillmann par Lucien Weissenburger 1907-1908. Décor à la pomme de pin.

Jean Bourgon est intervenu en 1930 pour construire un jardin d'hiver, les portes étant réalisées par l'atelier Jean Prouvé.
Aujourd'hui le propriétaire en est le Grand Nancy (OPh Office public de l'habitat)) après une occupation par l'EDF.

Autant la frise à décor de pin est connue, autant on remarque peu le décor des fenêtres

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Autres exemples de l'art nouveau à Nancy:

verriere
vitraux LCL
Maison Majorelle
marquise Majorelle
Maison Corbin
Maison Corbin
 villa Les Glycines
Les Glycines
céramiques Bigot
villa Majorelle

L'Excelsior: décoration Ecole de Nancy et Art Déco

Maison Bergeret: vitraux et meubles Ecole de Nancy

Chambre de Commerce et d'Industrie de Nancy: vitraux Ecole de Nancy de Jacques Grüber

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Maison Schott: Voir les vitraux Ecole de Nancy

La famille Schott venue d'Alsace a acquis et restructuré la maison construite vers 1863, quai Choiseul (construit en 1863), dans ce quartier nouveau qui s'est fortement développé sous la double influence du chemin de fer et de la venue de Lorrains et d'Alsaciens fuyant l'occupation allemande.
Deux des vitraux sont signés "A. Bertin, peintre-verrier 1900".
Véranda inscrite à l'Inventaire des monuments Historiques depuis 1994.
La verrière du peintre-verrier Antoine Bertin (1834-1904, actif de 1887 à 1904) est datée de 1900. En verre gravé ici, serti au plomb, au décor de lys, capucines, clématites, tulipes et iris, dans les tons de violet, bleu et jaune, cet ensemble est considéré comme un ouvrage précurseur de l'art du vitrail de l'école de Nancy.

Villa "Les glycines"
Villa construite en 1902 au Parc de Saurupt pour le négociant Charles Fernbach par Émile André; grande baie d'inspiration orientale rehaussée de briques rouges.
ANDRÉ Emile
(1871-1933) Sa formation à l'École des Beaux-Arts de Paris fut complétée par un voyage d'étude qui le mena d'Égypte en Inde et de Perse en Italie. Il s'installa à Nancy en 1901. Il fut à la fois architecte (Banque Renauld, villas du Parc de Saurupt) et décorateur d'intérieur.


La villa Majorelle a été construite par Henri Sauvage, architecte parisien. Pour la première fois est exposée l'alliance arts décoratifs / architecture . A ce chantier ont été exposés le céramiste Alexandre Bigot, le peintre-verrier Jacques Grüber, les peintres Francis Jourdain et Henri Royer. L'architecte nancéen Lucien Weissenburger est chargé des travaux; maison à vivre et showroom pour la présentation des productions de Louis Majorelle ( ébéniste et décorateur), la maison JiKa ( du nom de sa femme Jane Kretz) est l'un des fleurons de l'Art Nouveau.
Au tournant de 1900, Majorelle a ajouté un atelier de forge à son atelier d'ébéniste afin de produire des poignées et des charnières dans l'esprit des lignes fluides de son travail de menuiserie. Son atelier était aussi responsable de la réalisation des balcons forgés, des rampes d'escalier et des détails extérieurs de nombreux bâtiments de Nancy au changement de siècle

( voir par exemple la fenêtre et la marquise, photos ci-dessus et ICI)

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La grille du square Jules Dorget

La grille du square Jules Dorget  était positionnée au début du20 ème siècle à l'entrée du Parc de Saurupt

Grille « Art Nouveau » dessinée par Emile André (1871-1933)

Le square Jules Dorget de 3500 m2 a intégré la grille positionnée au début du 20ème siècle à l’entrée du Parc de Saurupt, comme le souhaitaient les habitants du quartier lors de la construction des ensembles immobiliers de cette partie de Nancy. Le parc est ouvert depuis 2009. Ce square a remplacé une partie du site industriel des Construction Electriques de Nancy.
La grille a été restaurée par la ville grâce à des mécènes :Chanzy Pardoux, Peintures Breton, ,les Métalliers Lorrains, France-Lanord et Bichaton, Screg Est.
Chanzy-Pardoux a fourni la pierre pour la réfection des piliers et soubassements dont France Lanord et Bichaton a assuré la taille. Les Métalliers Lorrains ont reproduit à l’identique l’un des portillons manquants alors que les Peintures Breton ont redonné tout leur éclat aux ferronneries. La SCREG-Est, elle a eu en charge des fondations et de la repose de la grille. Un rassemblement de savoir-faire pour une véritable renaissance.


Au début du 20ème siècle la grille fermait le Parc de Saurupt (1902-1933) au niveau actuellement du carrefour Rue des Brice / Avenue du Général Leclerc.

Jules Dorget (1868-1950) fut le jardinier- horticulteur d'Emile Gallé depuis 1899. Il travaille avec Emile Gallé jusqu’au décès de celui-ci en 1904 et réalise avec lui de nombreuses expériences sur des plantes rares ; il accumule toute sa vie de multiples connaissances sur les plantes au point d’être reconnu par la société centrale d’horticulture de Nancy. Il habite dans un pavillon situé dans le jardin d’Emile Gallé jusqu’à son décès en 1950.

Quelques mots sur le Parc de Saurupt, seul ensemble Art Nouveau de Nancy et dont on connait les prestigieuses villas encore aujourd’hui ainsi que les très beaux arbres :
Le domaine appartient à Jules Villard qui décide de la valoriser en le partageant en 88 parcelles destinées à la construction de villas et hôtels particuliers destinés à une clientèle bourgeoise.
Le projet initial de création du parc date de 1901 et est confié à Emile André et Henri Gutton. Ces deux jeunes architectes sont chargés de créer sur l’ancien parc du château de Saurupt, un lotissement de 16 hectares, destiné à la grande bourgeoisie. Trois autres architectes, Charles Bourgon, Henri Gutton et Lucien Weissenburger, viendront s'y adjoindre. Ce parc, clos et gardé par un concierge (voir sa maison ci-dessous près de la grille) répond alors à une demande forte de concilier la ville et la campagne.
Les villas projetées sont placées au centre de larges parcelles. L’aspect paysager de ce nouveau quartier est une préoccupation clairement exprimée dans le cahier des charges de 1902. Au début du XXe siècle en effet, le style paysager est à la mode avec aménagement des jardins, collection d'arbres remarquables, tracés sinueux, … Les parcs des villas sont plantés d'essences horticoles caractéristiques du début du XXe siècle : hêtre pourpre, érable pourpre, catalpa, tilleul, saule pleureur, cèdre bleu, ginkgo, etc. Ces arbres à grand développement, pour beaucoup centenaires, sont proportionnels à la hauteur des villas, assurant alors une grande harmonie paysagère
Cette « cité-jardin » fermée et surveillée par gardien s’inspire de celle du Vésinet créée en 1863 mais elle ne remporte pas le succès escompté. En 1906, le premier projet est révisé : désormais les grandes villas font place à de petites maisons mitoyennes à deux travées, avec jardinet sur l’avant et grand jardin en lanière, à l’arrière.
Seule la partie sud-est du projet sera réalisée. Après 1906, on optera pour des maisons mitoyennes à deux travées, avec jardinet sur l’avant et grand jardin en lanière à l’arrière. (Caue 54)

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vers Art Déco et modernisme

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